Utilisation du sol

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L’utilisation du sol (ou l'occupation des sols) est la modification par l'homme de son environnement naturel ou sauvage au niveau du sol quand il est transformé un environnement plus ou moins anthropisé (prairies, champs, imperméabilisation, constructions et autres implantations humaines...).

Les principaux effets de l'utilisation du sol sur la couverture du sol ont été ceux de l'agriculture (changement de flore, faune et fonge, drainage, labour, renclôture, etc. et du moyen-âge aux années 1750 et postérieures : la déforestation des régions tempérées[1].

Les effets négatifs récents les plus significatifs de l’utilisation du sol incluent l’étalement urbain, l’érosion, la régression et dégradation des sols, la salinisation et la désertification[2].

Les changements dans l’utilisation du sol et l’usage des combustibles fossiles constituent les principales sources anthropogéniques de dioxyde de carbone, un des principaux gaz à effet de serre[3].

L’utilisation du sol a aussi été définie comme l’ensemble des arrangements, activités, et inputs qu’ont les gens sur un certain type de couverture du sol. (FAO, 1997a; FAO/UNEP, 1999)[4].

Utilisation du sol et zonage[modifier | modifier le code]

Dans les règlements de zonage des municipalités, chaque zone se voit attribuer un certain nombre d’usages qui peuvent être légalement faits en ce lieu.

Utilisation du sol et environnement[modifier | modifier le code]

Les pratiques de l’utilisation et de la gestion des sols ont un impact important sur les ressources naturelles telles que l’eau, le sol, la faune et la flore. L’information sur les utilisations du sol peut être utilisée pour développer des solutions pour la gestion des ressources naturelles comme la salinité et la qualité des eaux.

Selon un rapport de l’Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture, la dégradation des sols se trouve exacerbée là où la planification est déficiente ou mal exécutée, quand des incitations législatives ou financiers conduisent à de mauvaises décisions dans l’utilisation du sol ou lorsqu’un planning central biaisé conduit à la sur-utilisation des ressources en sol – par exemple pour la production à court terme. Le résultat a souvent été la misère pour une grande partie des populations locales et la destruction d’écosystèmes utiles. De telles approches à courtes vues doivent être remplacées par une planification et une gestion intégrées des ressources du sol où l’utilisateur local est au centre des préoccupations. Ceci assurera la qualité à long terme de sol pour les besoins humains, la prévention ou la résolution des conflits sociaux liés à l’utilisation du sol et la conservation des écosystèmes d’une grande biodiversité.

Outils d'évaluation[modifier | modifier le code]

Ils sont nombreux et offrent parfois une haute résolution pour des thèmes tels que l'imperméabilisation, le couvert arboré…) issus d’interprétation automatique d’images satellitaires sont mis à disposition, en 2015 dans le cadre de Copernicus, mais en Europe et en France ce sont par exemple :

  • occupation du sol à grande échelle par l'IGN ;
  • CORINE Land Cover (mise à jour complète tous les 6 ans) pour l’occupation du sol français (photo-interprétation d'imagerie satellitale ;
  • données fiscales (Majic, fichiers fonciers) ;
  • registre agricole (référentiel parcellaire graphique) ;
  • l'audit urbain de Copernicus ;
  • Teruti-Lucas ;
  • Base de données Arch (pour le Nord-Pas-de-Calais).

Tendance en France[modifier | modifier le code]

La tendance à l'artificialisation a été forte à partir de la révolution industrielle et durant tout le XXe siècle et très forte des années 1970 à 2000, au détriment de la prairie et du bocage principalement[5]. De 2006 à 2014, l’artificialisation s'est faite pour les 2/3 sur des terres agricoles[6].

Selon la version 2015 de Corine Land Cover, en France, le rythme de l'artificialisation (en métropole) a légèrement ralenti (de 2006 à 2012, passant à + 0,49 %/an, soit moins que de 2000 a 2006 (+ 1,30 % par an) alors que la population française métropolitaine a grandi de 0,53 %/an[7], mais peut-être aussi en raison d'un contexte de crise économique (« crise de 2008 »). En 2015, environ 3 Millions d'ha, soit 6% du territoire métropolitain sont construits ou très artificialisés[7].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Intergovernmental Panel on Climate Change, Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat
  2. UN Land Degradation and Land Use/Cover Data Sources ret. 26 June 2007
  3. UN Report on Climate Change retrieved 25 June 2007
  4. IPCC Special Report on Land Use, Land-Use Change And Forestry, 2.2.1.1 Land Use
  5. F. Naizeau, Ifen (2005) Les changements d’occupation des sols de 1990 à 2000 : plus d’artificiel, moins de prairies et de bocages, ,le 4 pages n° 101, mars 2005.
  6. C. Fontes-Rousseau, Agreste (2015), L’artificialisation des terres de 2006 à 2014 : pour deux tiers sur des espaces agricoles, C. Fontes-Rousseau, Agreste n° 236, juillet 2015 L’artificialisation des terres de 2006 à 2014 : pour deux tiers sur des espaces agricoles, n° 236, juillet 2015
  7. a et b CGDD SOES (2015), Le point sur l'occupation des sols en France, n° 219, déc 2015

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]