Une partie de cartes

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Une partie de cartes
Réalisation Georges Méliès
Sociétés de production Star Film
Pays d’origine Drapeau de la France France
Durée 1 min 7 s
Sortie 1896

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Une partie de cartes est un film français de Georges Méliès, sorti en 1896. D'une durée d'une minute, c'est son premier film.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Dans un jardin, deux hommes jouent aux cartes autour d'une table, devant un troisième, au centre, qui hèle une jeune commis à qui il commande à boire. Puis il se saisit d'un journal, qu'il parcourt rapidement. La serveuse arrive, avec une bouteille et trois verres, et commence à servir. L'homme qui a passé la commande interrompt son geste et remplit les deux autres verres sous l'œil amusé de la serveuse. Tout le monde trinque, tandis que la serveuse repart avec la bouteille vide. Les deux joueurs et le lecteur de journal vident leur verre en deux gorgées, avant que la serveuse ne revienne avec un plateau et débarrasse les verres. Le journal tombe par terre, la serveuse le ramasse, le lecteur se remet à sa lecture. Un chien regarde la scène puis disparaît. Le lecteur, amusé par un article du journal, attire l'attention de ses acolytes. Tout le monde s'esclaffe, y compris la serveuse.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

  • La commis: Georgette Méliès (fille du réalisateur, 1888-1930)
  • La serveuse :
  • Le lecteur : Georges Méliès
  • Le joueur de gauche :
  • Le joueur de droite : Gaston Méliès (frère du réalisateur, 1852-1915)
Photogramme tiré d'Une partie de cartes. Georges Méliès est également acteur (2° personnage à partir de la droite). Son frère Gaston est à droite.

Analyse[modifier | modifier le code]

Une partie de cartes, le premier films de Méliès, est une parodie du film de Louis Lumière, paru la même année sous un titre similaire (Partie d'écarté) : même scénographie, mêmes personnages (à la différence près du serveur qui devient serveuse), même action de départ. Les bouffées de fumée de cigarette sont exagérées, ainsi que l'hilarité générale. Le propos est ici plus large : le film évolue d'une scène de genre à une narration, en passant d'un trio de gais amis à l'histoire d'un ami qui raconte une nouvelle tirée d'un journal.

Une partie de cartes est parfois qualifié de premier remake du cinéma. En 1897, Leopoldo Fregoli est le réalisateur d'un second remake colorisé, sorti sous le même titre.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]