Umm al-Fahm

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Umm al-Fahm
(he) אֻם אל-פַחְם, (ar) أمّ الفحم
Blason de Umm al-Fahm
Héraldique
Vue de la ville
Vue de la ville
Administration
Pays Drapeau d’Israël Israël
District District d'Haïfa
Maire Khaled Hamdan
Démographie
Population 50 015 hab. (2012)
Densité 2 248 hab./km2
Géographie
Coordonnées 32° 31′ 00″ N 35° 09′ 06″ E / 32.51661, 35.1517632° 31′ 00″ Nord 35° 09′ 06″ Est / 32.51661, 35.15176  
Altitude 380‏ m
Superficie 2 225,3 ha = 22,253 km2
Divers
Date de création 1265
Localisation

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Umm al-Fahm

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Umm al-Fahm
Liens
Site web http://www.umelfahem.org/

Umm al-Fahm (Arabe : أمّ الفحم, ; Hébreu : אֻם אל-פַחְם) est une ville du District d'Haïfa en Israël comptant une population de 50 015 habitants[1], en grande majorité des Arabes israéliens[2]. La ville est située sur la crête de la montagne Umm al-Fahm, son point le plus élevé étant le Mont Iskander (522 mètres d’altitude), surplombant la région de Wadi Ara. Umm al-Fahm est un point d'attraction social, culturel et économique pour les habitants de cette région qui fait partie du Triangle.

Histoire[modifier | modifier le code]

Plusieurs sites archéologiques autour de la ville datent de l'Âge du fer, de l'époque hellénistique de la Rome antique et de l’époque musulmane. Selon l’historien musulman Ahmad al-Maqrîzî, le village de Umm al-Fahm (Mère du charbon en arabe[3]) fut créé en 1265. Il était encerclé de forêts permettant la production de charbon de bois.

En 1948, il y avait 4 500 habitants, majoritairement paysans, à Umm al-Fahm et ses environs. Depuis la création de l’État d’Israël en 1948, la population a fortement augmenté. En 1960, Umm al-Fahm obtient le statut de Conseil local, ainsi entre 1965 et 1968, le village a été gouverné par des conseils élus. En 1985, Umm al-Fahm a obtenu le statut de ville.

Démographie[modifier | modifier le code]

Selon l'Office central israélien des statistiques, en 2001, tous les habitants de Umm al-Fahm étaient Arabes (à 99,7 % musulmans).

La ville comptait 36 800 habitants répartis en 18 700 hommes pour 18 000 femmes. 51,2 % de la population avait 19 ans ou moins. 18,2 % était âgé de 20 à 29 ans, 18,9 % entre 30 et 44 ans, 7,8 % entre 45 et 59 ans et 3,9 % avait plus de 60 ans. Le taux de croissance de la population était de 3,2 % par an.

Économie[modifier | modifier le code]

Depuis la création de l’État d’Israël, Umm al-Fahm est passé de simple village à un centre urbain servant de plaque tournante pour les villages environnants. La majorité des salariés travaillent dans le secteur du bâtiment. Les autres sont employés de bureau ou commerçants. Cependant, quelques usines sont apparues au fil du temps.

On y cultive également le citron balady.

Revenu[modifier | modifier le code]

Selon l'Office central israélien des statistiques, il y avait 5 843 employés et 1 089 indépendants en 2000. Le salaire mensuel moyen était de 2 855 NIS (518 ). Cependant, les hommes gagnaient 3 192 NIS (578 ) alors que les femmes ne gagnaient que 1 466 NIS (266 ). Les indépendants avaient, eux, un revenu moyen de 4 885 NIS (887 ).

Dans le même temps, 488 personnes percevaient le chômage tandis que 4 949 autres habitants touchaient une aide sociale. En 2007, 30 % de la population se situait en dessous du seuil de pauvreté[3].

Éducation[modifier | modifier le code]

Selon l'Office central israélien des statistiques, il y a 17 écoles pour 9 106 étudiants. Ces établissements comprennent douze écoles élémentaires (5 329 élèves) et sept grandes écoles (3 777 étudiants). En 2001, le taux de réussite au Bagrut était de 50,4 %.

Politique et gouvernement[modifier | modifier le code]

En 1999, 500 personnes furent blessées lors d’affrontement avec l’armée alors qu’elles protestaient contre des expropriations. En septembre 2000, on dénombra trois morts et plus de cent blessés au début de la Seconde Intifada.

Depuis les années 1990, la municipalité est détenue par le Mouvement islamique israélien. L’ancien maire, Sheikh Raed Salah a été arrêté en 2003 en raison de supposés détournements de millions de dollars en faveur du Hamas. Il a été libéré après deux ans de prison[3].

Sheikh Hashem Abd al-Rahman a été élu maire en 2007[4] puis remplacé en novembre 2008 par Khaled Aghbariyya[5].

Culture, sport et tourisme[modifier | modifier le code]

Panorama de la ville

Le musée d’art d'Umm al-Fahm a été créé en 1996 afin d’accueillir des expositions d’art contemporain, mais aussi d’art arabe et palestinien. Il est géré par l’association El-Sabar[6]. Yoko Ono participa à une exposition en 1999[7] et certaines de ses œuvres sont toujours sur place. Le musée a ouvert des cours pour les enfants aussi bien arabes que juifs, exposant ensuite leurs travaux. En 2007, la municipalité accorda un permis de construire pour créer une autre salle, plus grande[3]. L’architecte en était Senan Abdelqader[8].

La ville compte plusieurs clubs de football : Hapoel Umm al-Fahm (Liga Artzit, 3e division), Ironi Sayid Umm al-Fahm (Liga Alef, 4e division), Maccabi Umm al-Fahm (Liga Bet, 5e division) et Beitar Umm al-Fahm (Liga Gimel, 6e division).

Le Tapis vert est une association créée par des habitants de la ville afin de promouvoir le tourisme à Umm al-Fahm et ses environs[8].

Personnalités nées à Umm-el-Fahm[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]