Union pour le progrès national

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Drapeau de l'UPRONA.

L’Union pour le progrès national (UPRONA) est un parti politique nationaliste du Burundi à majorité Tutsi. Fondé en 1958, il fut un acteur majeur de l'indépendance du pays.

Fondation de l'UPRONA[modifier | modifier le code]

Son fondateur, Louis Rwagasore, fils du mwami Mwambutsa IV, occupa brièvement le poste de Premier ministre, du 29 septembre au 13 octobre 1961, où il mourut assassiné. Jusqu'en 1965, le parti fut également soutenu par les Hutu : trois de ses membres Hutu furent Premiers ministres.

Michel Micombero, arrivé au pouvoir en 1966 à la suite d'un coup d'État, prit alors la tête de l'UPRONA, qui devint un pilier de la dictature militaire qui dirigea le pays à partir de 1987. Cette dictature était dirigée par Pierre Buyoya, un Tutsi membre de l'UPRONA qui avait renversé le président Jean-Baptiste Bagaza, au pouvoir depuis 1976.

Pierre Buyoya dirigea la junte de 1987 à 1993, puis revint au pouvoir de 1996 à 2003.

Intermède démocratique[modifier | modifier le code]

Une constitution ayant été instaurée au Burundi en 1992, avec l'approbation de Pierre Buyoya, une élection présidentielle fut organisée en 1993 : elle porta au pouvoir Melchior Ndadaye, un hutu membre du Front pour la démocratie du Burundi (FRODEBU). Celui-ci nomma premier ministre Sylvie Kinigi, une tutsi de l'UPRONA. Sylvie Kinigi considéra sa mission de réconciliation nationale entre les deux communautés Hutu et Tutsi comme hautement prioritaire.

Guerre civile[modifier | modifier le code]

Le 21 octobre 1993, le président Ndadaye fut assassiné dans le palais présidentiel avec six de ses ministres. Ce fut le point de départ d'une terrible guerre civile. Sylvie Kinigi dut alors assumer de facto l'intérim de chef de l'État du Burundi du 27 octobre 1993 au 5 février 1994.

Un nouveau président, Cyprien Ntaryamira du FRODEBU, arriva au pouvoir le 5 février 1994. Il mourut deux mois plus tard, le 6 avril 1994, dans l'attentat contre l'avion du président rwandais Juvénal Habyarimana. Un gouvernement de coalition fut institué avec Sylvestre Ntibantunganya, mais qui ne put ramener la paix.

Pierre Buyoya reprit à nouveau le pouvoir en 1996 et la guerre civile se poursuivit de manière atténuée.

Élections de 2005[modifier | modifier le code]

Après les accords de paix d'Arusha conclus en 2000, Pierre Buyoya cède le la place à Domitien Ndayizeye du Front pour la démocratie du Burundi (FRODEBU, à majorité Hutu). L'UPRONA recueillit 7,2 % des voix aux élections législatives de 2005 et remporta 15 des 118 sièges.

Les élections de 2005 ont porté au pouvoir le président Pierre Nkurunziza et son parti anciennement rebelle, le Conseil national pour la défense de la démocratie-Forces de défense de la démocratie (CNDD-FDD), qui a l'ambition d'être multi-ethnique.

Président de l'UPRONA[modifier | modifier le code]