Tumuli de Champ Châlons

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Tumulus de Champ Châlons
Image illustrative de l'article Tumuli de Champ Châlons
Un des cinq tumuli
Présentation
Chronologie 5000 à 4500 av. J.-C.
Type Tumulus
Période Néolithique moyen II régional
Faciès culturel Mégalithisme
Protection Logo monument historique Classé MH (1992)
Visite libre d'accès
Caractéristiques
Matériaux Pierres
Géographie
Coordonnées 46° 14′ 01″ nord, 0° 48′ 27″ ouest
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente-Maritime
Commune Benon

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Tumulus de Champ Châlons

Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine

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Tumulus de Champ Châlons

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Tumulus de Champ Châlons

Les tumuli de champ Châlons sont un ensemble de cinq tumulus néolithiques (dénommés A, B, C et D) formant une nécropole située au nord de la forêt de Benon sur la commune de Benon en Charente-Maritime.

Historique[modifier | modifier le code]

Les tumulis furent découverts en 1979. Le site fut fouillé par Roger Joussaume. Les tumuli B et C sont classés au titre des monuments historiques depuis le 6 août 1992[1].

Le site[modifier | modifier le code]

Tous les tumuli sont sensiblement orientés est-ouest. Leur longueur s'allonge d'un tiers d'ouest en est. Le mobilier funéraire retrouvé est caractéristique du Néolithique moyen II régional[2].

Tumulus A[modifier | modifier le code]

C'est un quadrilatère d'environ 15 m de long sur 8 m de large composé de deux parties. Le cairn dolménique renferme dans sa partie ouest une chambre funéraire tandis que sur les deux autres tiers de sa longueur c'est une simple masse vide de toute construction n'ayant accueilli que les ossements d'un seul homme dans sa partie supérieure. La chambre est construite en pierres sèches. De plan carré à angles arrondis, elle est précédée d'un couloir. Elle était recouverte par encorbellement mais cette couverture s'est effondrée assez rapidement. La chambre renfermait les ossements de huit personnes, dont trois enfants. Dans une cellule latérale, ce sont les ossements de six adultes qui ont été découverts. Une coupe à socle décorée, un vase et une armature tranchante furent recueillis sous une dalle marquant le seuil de la chambre[2].

Selon Roger Joussaume, la construction pouvait atteindre 4 m de hauteur au niveau de la chambre et aurait pu être réalisée par une dizaine de personnes en deux ou trois mois. Les pierres ont été extraites sur place sur environ 2,50 m de profondeur parallèlement au tumulus[2].

Tumulus B[modifier | modifier le code]

Il est situé à environ 25 m du tumulus A et 4 m du tumulus C. Le tumulus prend la forme d'un trapèze très alongé (15 m de long pour 8 m de large d'un côté et 6,70 m de l'autre). Il renferme deux chambres à couloir enclose dans leur propre cairn circulaire[2].

La chambre I est entourée d'un cairn de 8,60 m de diamètre entouré d'un double parement. Elle est de forme rectangulaire (2,60 m de long sur 2,30 m de large). Les côtés sont délimités par une alternance d'orthostates et de murets en pierres sèches. Le sol est dallé. Elle devait être recouverte par encorbellement. L'accès se faisait par un couloir désaxé ouvrant au sud, long de 3 m environ sur environ 1 m de large, lui-même dallé. La chambre renfermait les ossements de sept à huit personnes, dont deux enfants. Le mobilier archéologique retrouvé se composait de fragments de coupes (à socle, hémisphérique) et d'armatures de flèches tranchantes[2].

La chambre II correspond à un extension du tumulus initial vers l'est englobant la chambre I. Le cairn est de forme trapézoïdale. De plan et de dimensions similaires à la chambre I, elle en diffère par l'utilisation exclusive d'orthostates jointifs pour en délimiter le pourtour et l'existence d'une porte, taillée dans deux dalles jointives, au passage de la chambre au couloir. Elle était recouverte par encorbellement. Elle renfermait les ossements de six personnes et un mobilier funéraire composé d'une coupe à socle, d'un vase hémisphérique, d'un vase à fond bombé, de huit lamelles en défenses de sanglier et quatre armatures tranchantes[2].

Tumulus C[modifier | modifier le code]

De forme trapézoïdale, l'ensemble mesure 25 m de longueur, pour une largeur de 11 m à l'est et 9,50 m à l'ouest. Sa structure s'apparente à celle du tumulus A. Il comprend dans sa partie est un petit dolmen enserré dans un cairn circulaire à parement d'environ 6 m de diamètre. La chambre est un quadrangulaire à angles arrondis délimité par des orthostates dont plusieurs sont désormais disparus. Elle était couverte par encorbellement. Le couloir, en pierres sèches, mesure 2,70 m de long. Son entrée est délimitée par deux petites dalles verticales[2].

Le reste du tumulus est une structure alvéolaire ne comportant aucun vestige archéologique hormis des ossements humains disposés dans des fosses aménagées dans la partie supérieure de la masse tumulaire. Comme pour le tumulus A, la pierre fut extraite sur place, comme en attestent les dépressions voisines du sol naturel[2].

Tumulus D[modifier | modifier le code]

A l'origine, il s'agissait du plus grand des cinq tumuli (environ 40 m de longueur pour 9 m de largeur à l'est et 5 m à l'ouest) mais il fut partiellement détruit par des engins mécaniques lors de la découverte du site et son architecture interne est par conséquent inconnue. Seule la présence de fossés (4 m à 4,50 m de large sur 1,50 m de profondeur) sur les longs côtés du tumulus a pu être constatée[2].

Tumulus E[modifier | modifier le code]

Ce tumulus, situé à l'extrémité est du site, n'a pas été fouillé[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Roger Joussaume, « Benon, Champ-Châlon (Charente-Maritime) », dans Allées sans retour : allées couvertes et autres monuments funéraires dans la France du Nord-Ouest, Éditions Errance, , 263 p., illustré, p. 139-142 Document utilisé pour la rédaction de l’article

Articles connexes[modifier | modifier le code]