Pierre Besnainou

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Pierre Besnainou
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Pierre Besnainou, né en 1955 à Tunis (Tunisie), est un homme d'affaires français et un dirigeant de la communauté juive de France.

De 2005 à 2007, il est président du Congrès juif européen (en).

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est le fils de Paul Besnainou, commerçant en cycles, et de son épouse Jacqueline. Ses études primaires se déroulent à Tunis, à l'école des sœurs Émilie de Vialar et à l'école de sœurs mitoyenne à l'église Sainte-Jeanne-d'Arc.

Il part pour la France et s'établit à Paris en 1972. Marié, il est père de trois enfants.

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Il se lance dans le commerce de gadgets et de calculettes venus de Hong Kong, puis des postes de radio et de télévision. À la fin des années 1980, il fonde Kaisui (acronyme de Akaï et Sansui), marque de téléviseurs bon marché qui veut défier le numéro un de l'électroménager français Thomson. Pour fabriquer ces téléviseurs, il ouvre deux usines dans la Sarthe[1]. Après quelques années fructueuses, il est obligé de déposer le bilan de sa société, notamment en raisons d'un procès contre l'État français pour détournement de taxes douanières concernant les téléviseurs sans tuner (de type moniteurs) rachetés à la société Sagem.

En 1996, l'administration des douanes perd son procès contre lui.

En 1997, il rejoint le bouquet AB Sat (groupe AB) en tant que nouveau directeur commercial. Toutefois, plusieurs divergences avec le président du groupe AB, Claude Berda, l'amènent à quitter cette société 18 mois plus tard.

À partir de 1999, un passage à vide l'oblige à ronger son frein, avant qu'il lance l'accès gratuit à Internet : il fonde alors Liberty Surf, grignote une petite tranche du marché des fournisseurs d'accès à Internet et envisage de suivre l'exemple mené par Berda avec son groupe. Sa société rachète alors à tour de bras plusieurs autres entreprises informatiques françaises, telles que Nomade.fr, Chez.com et Freesbee entre autres.

En 2001, Liberty Surf entre en bourse : elle est cotée au Second Marché de la Bourse de Paris avec le soutien ultérieur du groupe LVMH. Cette introduction est cependant ternie par une chute brutale de l'action, provoquant la grogne des petits porteurs, à l'instar de la société américaine en déroute, Worldnet.

À son tour, la nébuleuse Liberty Surf est absorbée par l'Italien Tiscali, devenue depuis Alice ADSL.

Carrière associative[modifier | modifier le code]

En 1995, Pierre Besnainou est nommé au conseil des gouverneurs du Centre Peres pour la Paix.

En juin 2005, il est élu président du Congrès juif européen, en battant l’Italien Cobi Benatoff (de), favori de la communauté juive américaine et du président du Congrès juif mondial, Edgar Miles Bronfman.

En juin 2006, il est élu président du Fonds social juif unifié de France (FSJU) et coprésident de l'Appel Unifié Juif de France (AUJF) , poumon financier de la communauté juive française. Les fonds collectés par l'AUJF et employés par le FSJU financent des œuvres sociales, éducatives et culturelles.

En avril 2007, Besnainou est décoré de la Légion d'honneur par le président Jacques Chirac.

En janvier 2010, il succède à David de Rothschild à la présidence de la Fondation du judaïsme français.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Laurent Mauriac, Les Flingueurs du net : comment la finance a tué la nouvelle économie, Paris, Calmann-Lévy, , 217 p. (ISBN 2-7021-3317-7), p. 137.