Trévans

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Trévans
Trévans
Restes de la tour et gorges de Trévans en arrière-plan
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Digne-les-Bains
Commune Estoublon
Statut Ancienne commune
Code commune 04221
Démographie
Population hab. (1968)
Densité 0,05 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 56′ 43″ nord, 6° 14′ 23″ est
Superficie 22,09 km2
Élections
Départementales Riez
Historique
Date de fusion
Commune(s) d'intégration Estoublon
Localisation
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Trévans

Trévans est une localité d'Estoublon et une ancienne commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Elle est rattachée en 1973 à la commune d’Estoublon et se situe dans le massif du Montdenier.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune avait une superficie de 14,84 km2[1]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom de Trévans apparaît pour la première fois dans les chartes en 1157. Une abbaye, nommée Saint-André-du-Désert, y est construite au XIIIe, devient un prieuré, puis est dévolue aux carmes. Elle est plusieurs fois prise d’assaut lors des guerres de religion, et finalement abandonnée en 1575, date à laquelle les Carmes s'installent à Estoublon, village très proche. Ils y resteront jusqu'à la Révolution.

Par arrêté préfectoral du , la commune de Trévans est rattachée, le à la commune d'Estoublon.

Le village est actuellement laissé à l'abandon.

Administration[modifier | modifier le code]

L'élection du maire est la grande innovation de la Révolution de 1789. De 1790 à 1795, les maires sont élus au suffrage censitaire pour deux ans. De 1795 à 1800, il n’y a pas de maires, la commune se contente de désigner un agent municipal qui est délégué à la municipalité de canton.

En 1799-1800, le Consulat revient sur l'élection des maires, qui sont désormais nommés par le pouvoir central. Ce système est conservé par les régimes suivants, à l'exception de la Deuxième République (1848-1851). Après avoir conservé le système autoritaire, la Troisième République libéralise par la loi du l'administration des communes : le conseil municipal, élu au suffrage universel, élit le maire en son sein.

Liste des maires de 1872 à 1900
Période Identité Étiquette Qualité
1872 1875 Hypolite Bec    
1876 juin 1900 Joseph Bondil    
juillet 1900 19      
1900   Victorin Pelestor    

Démographie[modifier | modifier le code]

L’histoire démographique de Trévans est marquée par une période d’« étale » où la population reste relativement stable à un niveau élevé, qui dure de 1811 à 1856. L’exode rural provoque ensuite un mouvement de recul démographique rapide et de longue durée : dès 1886, la commune a perdu plus de la moitié de sa population par rapport au maximum historique de 1831[2]. Le mouvement de baisse ne s'interrompant pas, la commune est rattachée à sa voisine Estoublon.

Ce tableau et cette courbe présentent l’évolution démographique de Trévans de la Révolution française à la disparition de la commune.

Évolution démographique
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
146135104141160135140136118
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
12099112898885766261
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
52503934241971121
1962 1968 - - - - - - -
41-------
À partir de 1962 : Population sans doubles comptes.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini[3])

Histogramme
(élaboration graphique par Wikipédia)

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Gorges de Trévans (profondes de 200 m).
  • ruines du village de Trévans
  • au sud de Trévans, château fort, en ruines
  • chapelle et tour Saint-André, surplombant les gorges de Trévans, en ruines. Elles appartenaient à un monastère où les protestants se sont réfugiés durant les guerres de religion, et détruit par précaution par les catholiques en [4].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ministère de l'Intérieur, « La situation financière des communes de France et d'Algérie en 1923 », (consulté le ), p. 29.
  2. Christiane Vidal, « Chronologie et rythmes du dépeuplement dans le département des Alpes-de-Haute-Provence depuis le début du XIXe siècle. », Provence historique, tome 21, no 85, 1971, p. 288.
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale : Trévans », sur ehess.fr, École des hautes études en sciences sociales (consulté le ).
  4. J.-F. Cruvellier, Histoire de Barrême, Société scientifique et littéraire des Basses-Alpes, p 43