Tommy Wiseau

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Tommy Wiseau
Description de l'image Tommy-Wiseau-3.jpg.
Naissance (62 ans)
Poznań, Pologne
Nationalité Drapeau des États-Unis Américain
Profession Réalisateur
Acteur
Scénariste
Producteur
Films notables

The Room

The Disaster Artist

Tommy Wiseau (prononcé /ˈwaɪ.zoʊ/), né Piotr Wieczorkiewicz, est un réalisateur, acteur et scénariste américain d'origine polonaise né le à Poznań[1]. Il est principalement connu pour son film The Room sorti en 2003 au cinéma, considéré par de nombreux critiques comme l'« un des pires films jamais réalisés », et qui a obtenu pour cette raison un statut de film culte[2]. Il a également dirigé le tournage du documentaire Homeless in America sorti en 2004, et la sitcom The Neighbors (en) sortie en 2015.

Biographie[modifier | modifier le code]

Thomas Pierre Wiseau[réf. à confirmer][3] est né à Poznań en Pologne[4], il aurait ensuite vécu en Allemagne, puis en France, avant d'arriver à San Francisco.

Wiseau est très discret à propos de son passé[5]. Dans diverses interviews, il déclare avoir vécu en France « il y a longtemps »[6], décrète avoir grandi à la Nouvelle-Orléans en Louisiane[7],[8], et décrit avoir « une famille entière » à Chalmette, en Louisiane[9]. Dans des entretiens suivant la parution de The Room en 2003, Wiseau donna un âge indiquant qu'il était né en 1968 ou 1969[10]. Dans l'ouvrage The Disaster Artist paru en 2013, l'acteur Greg Sestero, qui a rencontré Wiseau lors de cours de théâtre, annonce que la concubine de son frère David a obtenu des copies des papiers d'immigration aux États-Unis de Wiseau. Il révèle que Wiseau est né « bien plus tôt » que ce que l'acteur prétend[11], dans un pays du bloc de l'Est dans les années 1950[12].

Dans The Disaster Artist, Sestero affirme que Wiseau lui a confessé ─ bien qu'à travers des « histoires fantastiques, tristes, et contradictoires »[12] ─ qu'il aurait grandi quelque part dans le bloc de l'Est, et qu'il serait arrivé à Strasbourg en tant que jeune adulte, où il aurait adopté le prénom Pierre et travaillé comme plongeur dans un restaurant[13]. Selon Sestero, Wiseau rapporte avoir été arrêté injustement à la suite d'un raid antidrogue dans une auberge de jeunesse, et avoir été traumatisé par le traitement subi aux mains de la police française ─ une expérience qui l'aurait conduit à arranger son passage vers l'Amérique, pour vivre avec son oncle et sa tante à Chalmette, en Louisiane[14]. Wiseau aurait par la suite déménagé à San Francisco, en Californie, où il aurait travaillé comme vendeur de rue vendant des jouets aux touristes près de Fisherman's Wharf[15].

Sestero prétend que Wiseau était surnommé « L'homme aux oiseaux » pour ses oiseaux-jouets uniques, qui étaient alors populaires en Europe seulement ; ceci l'aurait conduit à changer légalement son nom en Thomas Pierre Wiseau, « prenant le mot français pour oiseau, et échangeant le O avec le W de son nom de naissance »[15]. Il aurait plus tard changé son prénom en Thomas, puis Tommy, une fois aux États-Unis. Selon Sestero, Wiseau aurait travaillé dans divers domaines dans la région de la baie de San Francisco, notamment en tant que garçon de table et travailleur hospitalier, et il aurait géré une entreprise appelée Street Fashions USA, vendant des jeans avec des défauts de fabrication, à prix bas. Wiseau aurait ensuite acheté des locaux commerciaux et les aurait fait louer autour de San Francisco et Los Angeles, ce qui lui aurait permis de devenir financièrement indépendant[16]. Toutefois, dans le même livre, Sestero admet que l'idée que Wiseau soit devenu riche si rapidement de cette manière est si improbable, qu'il n'y croit pas lui-même[17]. Sestero n'explicite jamais ses propres convictions, mais il suggère en plusieurs occasions qu'un grand nombre de personnes impliquées dans la création de The Room pensaient sérieusement que le film faisait partie de quelque complot de blanchissement d'argent pour le crime organisé[18].

Sestero raconte qu'assez tard dans sa vie, Wiseau fut impliqué dans un accident de la route presque fatal en Californie, après qu'un autre conducteur eut grillé un feu rouge et soit entré en collision avec le véhicule de Wiseau ; en conséquence, Wiseau aurait été hospitalisé pendant plusieurs semaines[19]. Sestero suggère que cet incident fut le moment décisif dans la vie de Wiseau, qui l'incita à poursuivre ses rêves de devenir acteur et réalisateur, ambitions qu'il avait longtemps mises de côté en privilégiant sa stabilité financière[20].

Wiseau revendique les influences de James Dean, Marlon Brando, Tennessee Williams[21], Orson Welles, Elizabeth Taylor et Alfred Hitchcock[22].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Films[modifier | modifier le code]

Année Titre Réalisteur Producteur Scénariste Acteur Rôle Notes
2003 The Room
Oui
Oui
Oui
Oui
Johnny
2010 The House That Drips Blood on Alex
Oui
Alex Court métrage
2011 Bump
Oui
Rick Court métrage
2015 Samurai Cop 2: Deadly Vengeance
Oui
Oui
Linton Kitano
2016 Cold Moon
Oui
Rodeo Official Cameo
2017 The Disaster Artist
Oui
Henry Cameo non crédité[23]
2018 Best F(r)iends
Oui
Harvey Lewis
Scary Love
Oui
TBA Clip musical

Documentaires[modifier | modifier le code]

Année Titre Réalisteur Producteur Scénariste Acteur Rôle Notes
2004 Homeless in America
Oui
Oui
Oui
Oui
Lui-même Intervieweur
2016 Enter the Samurai
Oui
Lui-même Documentaire concernant le tournage de Samurai Cop 2: Deadly Vengeance

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Tommy Wiseau - Biography », sur imdb.com (consulté le 15 décembre 2017)
  2. (en) Clark Collis, « The Room': Worst movie ever? Don't tell that to its suddenly in-demand star. », sur popwatch.ew.com, (consulté le 1er décembre 2015).
  3. Chercher le nom de famille Wiseau aux États-Unis ne donne en résultat que Thomas Pierre Wiseau, qui aurait vécu à plusieurs adresses différentes à San Francisco.
  4. (en) Greg Sestero, The Disaster Artist, , 288 p. (ISBN 1451661193).
  5. (en) Clark Collis, « The Crazy Cult of 'The Room », sur EW.com, (consulté le 1er décembre 2015).
  6. (en) John Levesque, « Is 'The Room' the worst movie of all time? », sur Seatle Post-Intelligencer, (consulté le 1er décembre 2015).
  7. (en) « Interview: Tommy Wiseau « Terminal Laughter » », sur terminallaughter.wordpress.com (consulté le 18 juillet 2009).
  8. (en) Rachael Maddux, « Trapped in The Room with Tommy Wiseau », sur CL Atlanta, (consulté le 3 janvier 2013).
  9. (en) « Interview with Tommy Wiseau, actor/writer/director/producer of The Room | Cinetology », sur blogs.crikey.com.au, (consulté le 1er décembre 2015).
  10. (en) Sestero & Bissell 2013, p. 258.
  11. (en) Sestero & Bissell, The Disaster Artist, , p. 258.
  12. a et b (en) Sestero & Bissell, The Disaster Artist, , p. 192.
  13. (en) Sestero & Bissell, The Disaster Artist, 2013, pp. 192─194, 200─203.
  14. (en) Sestero & Bissell, The Disaster Artist, 2013, pp. 200─203, 207─208.
  15. a et b (en) Sestero & Bissell, The Disaster Artist, 2013, pp. 244─245.
  16. (en) Sestero & Bissell, The Disaster Artist, 2013, pp. 246─250.
  17. (en) Sestero & Bissell, The Disaster Artist, , p. 246.
  18. (en) Sestero & Bissell, The Disaster Artist, 2013, pp. 100, 160.
  19. (en) Sestero & Bissell, The Disaster Artist, , p. 59.
  20. (en) Sestero & Bissell, The Disaster Artist, , p. 179.
  21. (en) Josh Rubenoff, « Josh Rubenoff: Interview of Tommy Wiseau », sur Josh Rubenoff, (consulté le 1er décembre 2015).
  22. (en) Will Sloan, « The Varsity Interview: Tommy Wiseau », sur The Varsity, (consulté le 1er décembre 2015).
  23. « The Disaster Artist (film) », sur Collider.com (consulté le 1er juin 2017)

Liens externes[modifier | modifier le code]