Tommy Wiseau

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Tommy Wiseau est un scénariste, réalisateur et acteur américain né supposément le ou en 1968. Il est principalement connu pour son film The Room sorti en 2003 au cinéma, qui a été décrit par beaucoup de critiques comme "un des pires films jamais réalisés" et a gagné un statut de film culte[1]. Il a également dirigé le tournage du documentaire Homeless in America sorti en 2004, et la sitcom The Neighbors sortie en 2015.

Vie personnelle[modifier | modifier le code]

Thomas Pierre Wiseau[2] serait né dans un pays du bloc de l'Est[3], aurait vécu en Allemagne, puis en France, avant d'arriver à San Francisco.

Wiseau est très discret à propos de son passé[4]. Dans diverses interviews, il déclare avoir vécu en France "il y a longtemps"[5], décrète avoir grandi à la Nouvelle-Orléans en Louisiane[6],[7], et décrit avoir "une famille entière" à Chalmette, en Louisiane[8]. Dans des interviews suivant la parution de The Room en 2003, Wiseau donna un âge indiquant qu'il était né en 1968 ou 1969[9]. Dans l'ouvrage The Disaster Artist paru en 2013, l'acteur Greg Sestero (EN), qui a rencontré Wiseau lors de cours de théâtre, annonce que la concubine de sa sœur a obtenu des copies des papiers d'immigration aux États-Unis de Wiseau. Il révèle que Wiseau est né "bien plus tôt" que ce que l'acteur prétend[10], dans un pays du bloc de l'est dans les années 1950[11].

Dans The Disaster Artist, Sestero affirme que Wiseau lui a confessé ─ bien qu'à travers des "histoires fantastiques, tristes, et contradictoires"[11] ─ qu'il aurait grandi quelque part dans le bloc de l'Est, et qu'il serait arrivé à Strasbourg en tant que jeune adulte, où il aurait adopté le prénom Pierre et travaillé comme laveur de vaisselle dans un restaurant[12]. Selon Sestero, Wiseau rapporte avoir été arrêté injustement à la suite d'un raid antidrogue dans une auberge de jeunesse, et avoir été traumatisé par le traitement subi aux mains de la police française ─ une expérience qui l'aurait conduit à arranger son passage vers l'Amérique, pour vivre avec son oncle et tante à Chalmette, en Louisiane[13]. Wiseau aurait par la suite déménagé à San Francisco, en Californie, où il aurait travaillé comme vendeur de rue vendant des jouets aux touristes près de Fisherman's Wharf[14].

Sestero prétend que Wiseau était surnommé "L'homme aux oiseaux" pour ses oiseaux-jouets uniques, qui étaient alors populaires en Europe seulement; ceci l'aurait conduit à changer légalement son nom en Thomas Pierre Wiseau, "prenant le mot français pour oiseau, et échangeant le O pour le W de son nom de naissance"[14]. Il aurait plus tard changé son prénom en Thomas, puis Tommy, une fois aux États-Unis. Selon Sestero, Wiseau aurait travaillé dans divers domaines dans la région de la baie de San Francisco, notamment en tant que garçon de table et travailleur hospitalier, et il aurait géré une entreprise appelée Street Fashions USA, vendant des jeans avec des défauts de fabrication, à prix bas. Wiseau aurait ensuite acheté des locaux commerciaux et les aurait fait louer autour de San Francisco et Los Angeles, ce qui lui aurait permis de devenir financièrement indépendant[15]. Toutefois, dans le même livre, Sestero admet que l'idée que Wiseau soit devenu riche si rapidement de cette manière est si improbable, qu'il n'y croit pas lui-même[16]. Sestero n'explicite jamais ses propres convictions, mais il suggère en plusieurs occasions qu'un grand nombre de personnes impliquées dans la création de The Room pensaient sérieusement que le film faisait partie de quelque complot de blanchissement d'argent pour le crime organisé[17].

Sestero raconte qu'assez tard dans sa vie, Wiseau fut impliqué dans un accident de la route presque fatal en Californie, après qu'un autre conducteur eut grillé un feu rouge et soit entré en collision avec le véhicule de Wiseau; en conséquence, Wiseau aurait été hospitalisé pendant plusieurs semaines[18]. Sestero suggère que cet incident fut le moment décisif dans la vie de Wiseau, qui l'incita à poursuivre ses rêves de devenir un acteur et réalisateur, ayant négligé ces ambitions depuis longtemps afin de rechercher la sécurité financière[19]. Le cinéma de Wiseau est notamment influencé par James Dean, Marlon Brando, Tennessee Williams[20],Orson Welles, Elizabeth Taylor, et Alfred Hitchcock[21].

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Clark Collis, « The Room': Worst movie ever? Don't tell that to its suddenly in-demand star. », sur popwatch.ew.com,‎ (consulté le 1er décembre 2015)
  2. Chercher le nom de famille "Wiseau" aux États-Unis ne donne qu'en résultat Thomas Pierre Wiseau, qui aurait vécu à plusieurs adresses différentes à San Francisco.
  3. (en) Greg Sestero, The Disaster Artist,‎ , 288 p. (ISBN 1451661193)
  4. (en) Clark Collis, « The Crazy Cult of 'The Room », sur EW.com,‎ (consulté le 1er décembre 2015)
  5. (en) John Levesque, « Is 'The Room' the worst movie of all time? », sur Seatle Post-Intelligencer,‎ (consulté le 1er décembre 2015)
  6. (en) « Interview: Tommy Wiseau « Terminal Laughter » », sur terminallaughter.wordpress.com (consulté le 18 juillet 2009)
  7. (en) Rachael Maddux, « Trapped in The Room with Tommy Wiseau », sur CL Atlanta,‎ (consulté le 3 janvier 2013)
  8. (en) « Interview with Tommy Wiseau, actor/writer/director/producer of The Room | Cinetology », sur blogs.crikey.com.au,‎ (consulté le 1er décembre 2015)
  9. (en) Sestero & Bissell 2013, p. 258
  10. (en) Sestero & Bissell, The Disaster Artist,‎ , p. 258
  11. a et b (en) Sestero & Bissell, The Disaster Artist,‎ , p. 192
  12. (en) Sestero & Bissell, The Disaster Artist,‎ 2013, pp. 192─194, 200─203
  13. (en) Sestero & Bissell, The Disaster Artist,‎ 2013, pp. 200─203, 207─208
  14. a et b (en) Sestero & Bissell, The Disaster Artist,‎ 2013, pp. 244─245
  15. (en) Sestero & Bissell, The Disaster Artist,‎ 2013, pp. 246─250
  16. (en) Sestero & Bissell, The Disaster Artist,‎ , p. 246
  17. (en) Sestero & Bissell, The Disaster Artist,‎ 2013, pp. 100, 160
  18. (en) Sestero & Bissell, The Disaster Artist,‎ , p. 59
  19. (en) Sestero & Bissell, The Disaster Artist,‎ , p. 179
  20. (en) Josh Rubenoff, « Josh Rubenoff: Interview of Tommy Wiseau », sur Josh Rubenoff,‎ 2009 (consulté le 1er décembre 2015)
  21. (en) Will Sloan, « The Varsity Interview: Tommy Wiseau », sur The Varsity,‎ (consulté le 1er décembre 2015)