The Wanton Bishops

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
The Wanton Bishops
Description de cette image, également commentée ci-après
The Wanton Bishops, Les Rendez-vous soniques, 2015
Informations générales
Pays d'origine Liban
Genre musical Blues, Blues-rock
Années actives 2011-présent
Influences The Black Keys, Black Rebel Motorcycle Club
Site officiel http://thewantonbishops.com/
Composition du groupe
Membres

Nader Mansour

Eddy Ghossein

The Wanton Bishops est un groupe de rock et de blues rock, fondé en 2011 à Beyrouth (Liban) par Nader Mansour (voix, guitare, harmonica, clavier) et Eddy Ghossein (guitare, chœurs, banjo). Ils chantent en anglais depuis leur premier EP, Bad Ryhme, paru en 2012, mais incluent dans leur second album paru en 2016, Nowhere Everwhere, la langue arabe à leurs chansons, comme dans le titre Waslaha.

Le nom du groupe peut être traduit par « Les évêques dévergondés[1] ».

Le groupe a commencé à se produire sous un label indépendant, avant de signer avec le promoteur de jeunes talents Keeward, qui leur a permis de sortir un EP en 2012. Ils sont vite reconnus au sein de la scène rock libanaise, avant d'entamer des tournées en Europe et en Afrique du Nord. Ils ont effectué des concerts en France à de diverses occasions, participant à des festivals tels que Le Chien à Plumes en 2016, Décibulles en 2016 ou encore Au fil du son en 2017 [2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Nader Mansour (né en 1983) et Eddy Ghossein (né en 1984) sont nés et ont grandi au Liban. Tous deux sont diplômés de lycées libanais et ont poursuivi leurs études en économie et en finance, tout en maintenant leur présence sur la scène musicale libanaise en jouant dans des groupes locaux. Après le lycée, Nader Mansour se rend à Paris et obtient un diplôme en finance de la PSB Paris School of Business. Il décide alors de changer de carrière et de s'inscrire au Centre d'informations musicales, et s'adonne pleinement à sa passion. De son côté, Edyy Ghossein est resté à Beyrouth et a obtenu un diplôme en économie de l’Université Saint-Joseph de Beyrouth. Peu de temps après avoir obtenu son diplôme, il travaille dans le secteur bancaire, avant de rencontrer Nader Mansour devant un célèbre bar de blues « Bar Louie » à Beyrouth, et de l'aider alors que ce dernier était pris dans une bagarre[3]. Après cette histoire, les deux se lient d'amitié, et ont mis en commun leur passion pour la musique blues-rock pour donner naissance aux Wanton Bishops[4].

Carrière[modifier | modifier le code]

Eddy Ghossein a été embauché en tant que guitariste du groupe de reprises de musiques blues de Nader Mansour, Funky Nad, "Nad" étant l'abréviation du prénom de Mansour. Les reprises incluaient des morceaux de grands classique du genre, tels que Muddy Waters, Junior Kimbrough ou R. L. Burnside. Pendant un an et demi, ils ont joué dans des salles locales en tant que groupe de reprises et ont finalement décidé travailler leurs propres chansons. « J'écrivais des choses - principalement inutiles et sans signification », a déclaré Mansour à Rolling Stone Magazine en 2013. « Mais quand Eddy est arrivé, j'ai décidé que c'était le mec. C'est à ce moment-là que ça a pris forme. » Le duo commence donc à travailler sur certaines des chansons originales de Mansour, qu'il avait écrites pendant son séjour à Paris, en essayant de trouver un terrain d'entente entre le rock anglais de Ghossein et l'inspiration du Chicago Blues de Mansour. L'année 2011 s'est terminée avec la sortie de leur premier EP Bad Rhyme[4].

L'EP, un compromis entre les sons acoustiques et électriques, entre le rock garage et le blues, permet d'établir quelques comparaisons avec les Black Keys. En effet, Mansour et Ghossein affirment tous deux s'inspirer des Black Keys, ainsi que du Black Rebel Motorcycle Club[5].

La renommée du duo a rapidement dépassé les frontières du Liban, où ils firent succès très vite. Les médias en Jordanie, en France, à Dubaï et en Turquie, entre autres, ont commencé à suivre le groupe, et les Wanton Bishops ont commencé à se produire à l'international.

À la fin de l'année 2012, le duo ajoute quelques morceaux à son répertoire et sort son premier album, Sleep with the Lights On, qui est également le nom de leur plus célèbre single à ce jour. L'album leur a valu une tournée en Turquie dans deux villes en mars 2013, qui se solde par des critiques très positives de la part des médias turcs. La même année, ils font l'objet d'un documentaire réalisé par Red Bull, distribué sur le site internet de la marque, dans lequel ils racontent leur histoire au cours de leur première tournée aux États-Unis, « dans les villes où leur son est né[6] ».

Les paroles du groupes tournent autour de sujets simples tels que l'amour, l'argent, les difficultés ou encore la solitude.

Ils se produisent régulièrement en France, majoritairement dans les festivals[2], par exemple :

Ils se sont également produit sur le plateau de l'émission Quotidien, le 16 novembre 2016[7], pour interpréter le titre I Don't Dance issu de leur dernier album. Cependant, ils disent avoir des problèmes pour venir en Europe de l'Ouest, ayant des difficultés à faire valider leurs visas : « Nous travaillons avec notre management sur des dates de festivals. Nous avons été bookés pour Londres, mais notre visa nous a été refusé. C’est notre plus gros problème. Pour deux gars du Liban, dont l’un avec un nom un peu arabe, c’est pas évident[3] ».

Membres[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

EPs[modifier | modifier le code]

Bad Rhyme (2011)
  1. Sleep With the Lights On
  2. Smith & Wesson
  3. Whoopy Intro
  4. Whoopy
  5. Bad Rhyme
  6. Time to Go

Albums[modifier | modifier le code]

Sleep with the Lights On (2012)
  1. Sleep with the Lights On
  2. Bad Liver and a Broken Heart
  3. Oh Wee
  4. Howl
  5. Smith and Wesson
  6. Time to Go
  7. Whoopy Intro
  8. Whoopy
  9. My Kinda Lovin'
  10. Bad Rhyme
  11. Bad Rhyme (Trash Inc. Rework)
Nowhere Everywhere (2016)
  1. Waslaha
  2. Hitman
  3. I Don't Dance
  4. Sailing Down
  5. The Kinda Pain I Love

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « The Wanton Bishops, le groupe déjanté qui exporte le rock libanais dans le monde (VIDÉO) », sur Al HuffPost Maghreb, (consulté le 17 juin 2019)
  2. a et b « Recherche - Tous les Festivals », sur www.touslesfestivals.com (consulté le 17 juin 2019)
  3. a et b « 5 choses à savoir sur The Wanton Bishops », sur Red Bull (consulté le 17 juin 2019)
  4. a et b (en) « The Wanton Bishops Documentary | Playing the Beirut Blues », sur Red Bull TV (consulté le 17 juin 2019)
  5. (en) « Who Are THE WANTON BISHOPS? », sur www.ticketingboxoffice.com (consulté le 17 juin 2019)
  6. (en) « Walk It Home | A music discovery road trip », sur Red Bull TV (consulté le 17 juin 2019)
  7. « The Wanton Bishops - I Don't Dance en live dans Quotidien », sur MYTF1 (consulté le 17 juin 2019)