Happy Comédie Saint-Martin

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Happy Comédie Saint-Martin
Type salle de spectacle
Lieu 33 Boulevard Saint-Martin 75003 Paris, Drapeau de la France France
Coordonnées 48° 52′ 06″ nord, 2° 21′ 30″ est
Inauguration 1921
Anciens noms Le Coucou - Cabaret artistique
Le Coucou - Cabaret du rire
Coucou-Théâtre
théâtre du Boulevard
Comédie-Saint-Martin

Géolocalisation sur la carte : Paris
(Voir situation sur carte : Paris)
Happy Comédie Saint-Martin
Géolocalisation sur la carte : 3e arrondissement de Paris
(Voir situation sur carte : 3e arrondissement de Paris)
Happy Comédie Saint-Martin

La Happy Comédie Saint-Martin est une salle de spectacle située 33, boulevard Saint-Martin dans le 3e arrondissement de Paris.

Historique[modifier | modifier le code]

L'immeuble, réalisé en béton armé Hennebique[1], a été construit en 1913[2] par l'entreprise Mazo, spécialisée dans la construction et la commercialisation de matériel pour la photographie et la projection[3]. Une sortie de secours autorisée par la ville de Paris donne entre deux escaliers.

Initialement destinée à être un cinéma, la salle devient un cabaret d'auteurs le 29 juillet 1921 sous la direction de Jean Marsac et Clément Auroux : Le Coucou[4]. De nombreux chansonniers, humoristes et chanteurs s'y produisent dans les décennies suivantes : Géo Charley, Pierre Dac, Raymond Souplex (qui y crée en 1951 Conciliation), Jane Sourza, Cloé Vidiane, André Gabriello ou encore Robert Rocca[5].

La salle porte différentes appellations au fil des ans : Le Coucou - Cabaret artistique, Le Coucou - Cabaret du rire et le Coucou-Théâtre.

En 1966, Jean Marsac cède la salle à Henry Orengo et Henri Astric, qui prennent comme enseigne théâtre du Boulevard[6], puis Comédie-Saint-Martin. S'y produisent de jeunes comédiens comme Nicole Garcia (en 1969, dans Ava de Micheline Bourday, mise en scène François Guerin) ou Patrick Chesnais (en 1969, dans Zozo de Jacques Mauclair, mise en scène Jean-Pierre Darras[7]).

En 1971, après un procès[réf. nécessaire], la salle change d'affectation et devient une salle de jeux gérée par l'Association du cercle Eldo (ACE). Le cercle a été fermé en juin 2011 dans le cadre du démantèlement d'un réseau de grand banditisme corse[8].

Elle est réhabilitée en 2016 par Philippe Campinchi et Patrick Levy-Waitz avant d'être cédée aux frères Vardar qui la rebaptisent Happy Comédie Saint-Martin. Elle intègre ainsi le groupe Happy Comédie qui détient déjà Le Palace et La Grande Comédie à Paris, ainsi que la Happy Comédie de Strasbourg et la Comédie de Nice.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Peter Baur, Les Théâtres de Paris, éditions Lukianos Verlag, 1970.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Voir le Fonds Hennebique à la Cité de l'architecture et du patrimoine[source insuffisante]
  2. « Permis de construire sur Paris »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur parisenconstruction.blogspot.fr, .
  3. « Histoire de l’entreprise Mazo »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur diaprojection.unblog.fr, .
  4. Jacques Pessis, Pierre Dac, mon maître 63, Le Cherche midi, 2013, page 49.
  5. Fonds Robert Rocca sur le Répertoire des arts du spectacle.
  6. Astric Orengo sur infogreffe.fr.
  7. Fiche de Patrick Chesnais sur artmedia.fr.
  8. Yves Bordenave,« Les cercles de jeu parisiens, terrain de bataille du grand banditisme corse », Le Monde, 11 juin 2011.

Liens externes[modifier | modifier le code]