Temples de Tarxien

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Temples de Tarxien
Image illustrative de l’article Temples de Tarxien
Les temples de Tarxien
Localisation
Pays Drapeau de Malte Malte
Protection Patrimoine mondial
Coordonnées 35° 52′ 09″ nord, 14° 30′ 43″ est
Géolocalisation sur la carte : Malte
(Voir situation sur carte : Malte)
Temples de Tarxien
Temples de Tarxien
Histoire
Époque Néolithique

Les Temples de Tarxien sont un ensemble de quatre édifices religieux mégalithiques datés du Néolithique récent, situés à Ħal Tarxien, à Malte. Ils ont été classés en 1992 par l'Unesco au Patrimoine mondial de l'humanité en compagnie d'autres temples mégalithiques de l'ile, sous l'intitulé Temples mégalithiques de Malte[1].

Historique[modifier | modifier le code]

En 1914, dans la campagne de Ħal Tarxien, au sud du Grand Port de La Valette, des paysans se plaignaient d'achopper continuellement sur de trop grosses pierres en labourant leurs champs. Themistocles Zammit, alors premier directeur du Musée national d'archéologie de Malte, à La Valette, décide d'entreprendre des fouilles qui dureront de 1915 à 1919. Il met au jour un site préhistorique recouvert jusqu'alors par de la terre. Le site est restauré en 1956 et toutes les pierres sculptées sont retirées pour être exposées au musée national d'archéologie. Elles sont alors remplacées sur le site par des moulages.

Plan des temples de Tarxien
Copie d'un autel dans le temple de Tarxien (l'original est au Musée d'archéologie de La Valette)

Description[modifier | modifier le code]

Le site de Tarxien est composé de quatre temples. Le temple primitif, à l'est, est daté de , pendant la phase Ġgantija (3600 - ). Orienté sud / nord, d'une dimension d'environ 15 x 10 m, les vestiges sont difficilement déchiffrables, même si la restauration laisse imaginer un petit temple à cinq absides.

Les temples oriental et occidental sont datés de , pendant la phase Saflieni (3000 - ). Ils sont tous les deux orientés sud-ouest / nord-est. Le temple oriental, le plus simple mais peut-être le mieux travaillé, fait environ 20 x 20 m. Les deux absides du fond, dont celle de droite dite abside de l'oracle, sont constituées de grandes dalles parfaitement ajustées, légèrement inclinées vers l'intérieur et encastrées dans la roche mère[2].

Le temple occidental à cinq absides fait environ 25 x 25 m. Il présente une traditionnelle façade concave comportant, au niveau du sol, à chacune de ses extrémités (aujourd'hui uniquement à l'extrémité sud) une pierre parfaitement taillée et encadrée, percée de plusieurs trous. Les archéologues, à la suite de Themistocles Zammit, pensent à la pierre divinatoire d'un petit sanctuaire. Une fois passé l'entrée monumentale, reconstruite en 1956, la première abside de droite abrite la partie inférieure d'une statue colossale, qui devait faire près de 3 m de haut. La taille de cette statue ne peut faire penser qu'à une idole et non à une représentation humaine. Sa ressemblance avec les autres statues découvertes sur plusieurs sites confirme le statut d'idole de toutes ces statues. Ce qui est le plus remarquable dans ce temple est le nombre de pierres sculptées en bas-relief de motifs géométriques (volutes, spirales ...) ou animaliers (bouc, chèvre, porc,...). Une de ces pierres décorées comporte une ouverture en demi-lune, bouchée par une pierre parfaitement ajustée et décorée. Les fouilles ont révélé que cette pierre donnait accès à un espace où étaient déposés des offrandes et le couteau rituel de pierre[2].

Le temple central vient s'intercaler entre les deux temples précédents. Il est daté de la phase Tarxien (2900 - ). C'est un temple à six absides et niche distale orienté aussi sud-ouest / nord-est, d'environ 28 x 20 m. Il ne communique avec l'extérieur que par une entrée située dans la première abside nord, mais son entrée principale est accessible par la deuxième abside sud du temple occidental (voir plan ci-dessus).

Galerie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « fiche officielle de classement n° 132 », sur Unesco (consulté le )
  2. a et b Alain Blondy, 1991, p. 131-132

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]