Syndicat du travail sexuel

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Syndicat du travail sexuel

Cadre
Forme juridique Association loi de 1901
But Défendre les intérêts collectifs, professionnels et moraux des travailleurs du sexe, lutter pour la reconnaissance du travail sexuel
Zone d’influence Drapeau de la France France
Fondation
Fondation 2009
Origine Assises européennes de la prostitution
Identité
Siège

c/o Act Up Paris
BP 287

75525 Paris Cedex 11
Structure Syndicat
Secrétaire générale Mylène Juste
Affiliation européenne International Committee for the Rights of Sex workers in Europe
Affiliation internationale Global Network of Sex Work Projetcs
Méthode Autogestion, Féminisme pro-sexe
Financement Cotisations des membres
Membres 500 adhérents[1]
Site web www.strass-syndicat.org

Le syndicat du travail sexuel (acronyme STRASS) est une association revendiquant être un syndicat autogéré qui existe en France depuis le 20 mars 2009[2]. Il défend les droits des travailleurs du sexe, c'est-à-dire principalement des prostitués mais aussi les acteurs pornographiques ou encore les opérateurs de téléphone rose[3].

Objectifs[modifier | modifier le code]

Le STRASS a été créé lors des assises de la prostitution qui se sont tenues en mars 2009 au théâtre de l’Odéon, à Paris[4].

Le syndicat, dont certains représentants affirmaient quelques jours après sa création que ses fédérations comptaient en France entre cent[2] et deux cents adhérents[3], a été conçu comme un outil au service de l’auto-organisation des travailleurs du sexe. Sa principale priorité, d'après Malika Amaouche, membre du collectif Droits et prostitution et coordinatrice des assises de la prostitution de 2009, était alors l'abrogation de la loi pour la sécurité intérieure de 2003, qui interdisait le racolage passif[5],[6].

Il a également pour objectif de lutter contre la discrimination et la marginalisation dont souffrent les travailleurs du sexe, en revendiquant notamment des statuts professionnels permettant d'assurer leur protection sociale et leur retraite[3].

Il cherche aussi à permettre aux travailleurs du sexe de reprendre la parole dans le débat public sur leur activité professionnelle, selon son trésorier Maîtresse Nikita[2].

Interventions[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

En 2017, le STRASS annonce la mise en place d’une mutuelle pour les prostituées en partenariat avec la Mutuelle de Prévoyance interprofessionnelle. Cette dernière indique : « nous qui prônons des valeurs de lutte contre l'exclusion et de rejet des discriminations, sommes ravis »[7].

Loi de pénalisation des clients[modifier | modifier le code]

Le STRASS prend position contre le projet de loi de pénalisation des clients de prostitués[8], appelant ainsi à la manifestation du 4 décembre 2013, qui a rassemblé environ 200 prostitué(e)s [9]. Sa secrétaire générale depuis juin 2011, Morgane Merteuil avait par avance écrit : « Nous sommes prosexe, proporno, proputes, et pour la liberté de porter le voile »[10], tout en jugeant abject et antiféministe le « Manifeste des 343 salauds »[11].

Le 5 juin 2017[12], une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) est déposée par le STRASS et huit autres associations (dont Médecins du Monde) et cinq travailleuses du sexe, contre la loi visant à pénaliser les clients de la prostitution. Selon leur avocat Patrice Spinosi : « Notre objectif est de démontrer que la loi qui devait davantage protéger les prostituées n'a pas rempli ses objectifs, bien au contraire, elle est contre-productive »[13].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Nombre revendiqué d'après le journal Le Matin.
  2. a b et c « Les prostitués fondent leur syndicat et défilent pour la "Pute pride" », Le Nouvel Observateur,‎ (lire en ligne).
  3. a b et c « "STRASS", premier syndicat du travail sexuel! », La Dépêche,‎ (lire en ligne).
  4. Avec le Strass, le travail du sexe a désormais son syndicat L’Obs, 26 mars 2009
  5. Audrey Dreillard, « Prostitution - Un syndicat pour les travailleurs du sexe », France-Soir,‎ (lire en ligne).
  6. Cette disposition est en cours d'abrogation (décembre 2013) dans la loi en débat sur la pénalisation des clients de prostitués.
  7. Les travailleurs du sexe vont pouvoir bénéficier d'une mutuelle Le Figaro, juin 2017
  8. Le Drenche, Prostitution : faut-il pénaliser les clients ?
  9. Le Monde, Les prostituées manifestent contre la pénalisation des clients
  10. Morgane Merteuil, Libérez le féminisme ! (L'Éditeur, 2012).
  11. Express yourself, 30 octobre 2013.
  12. Conseil constitutionel
  13. Des associations et des travailleuses du sexe déposent une QPC contre la loi prostitution Europe 1, septembre 2018

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]