Subdivisions du Pakistan

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Anciens locaux de l'Assemblée provinciale du Sind.

Les subdivisons du Pakistan consistent en cinq échelons différents dans le cadre d'une organisation fédérale de l’État. On trouve en haut de la hiérarchie les quatre provinces ainsi que les quatre territoires, puis les 34 divisions qui sont des regroupements des 149 districts. Ensuite, on trouve les 588 tehsils au quatrième échelon, puis enfin les quelque 6 000 union Councils (équivalent de municipalités).

Au Pakistan, les provinces et territoires se situent au cœur du système politique fédéral. Elles bénéficient d'une forte décentralisation et d'institutions politiques autonomes. Entre 1955 et 1970, le Pakistan était simplement subdivisé en deux provinces, le Pakistan oriental et le Pakistan occidental, avant le rétablissement des anciennes provinces. Le système d'administration territoriale est largement hérité de l'époque coloniale du Raj britannique.

Subdivisions de premier rang : provinces et territoires[modifier | modifier le code]

Situation depuis 1970[modifier | modifier le code]

Le Pakistan est principalement divisé en quatre provinces depuis sa création en 1947 : le Sind, le Pendjab, le Baloutchistan et la Province de la Frontière-du-Nord-Ouest en plus du Pakistan oriental. Cependant, ces quatre provinces sont abolies par Iskander Mirza en 1955 et remplacées par une seule : le Pakistan occidental, gigantesque province correspondant à l'intégralité du Pakistan actuel. Ce système prend fin le 1er juillet 1970 peu avant la sécession du Bangladesh et les quatre provinces sont rétablies à l’identique[1]. La Province de la Frontière-du-Nord-Ouest est renommée en Khyber Pakhtunkhwa en 2010 à l'occasion d'une réforme constitutionnelle.

Voir les numéros associés dans le tableau.
Nom Statut Superficie (km²)  % Superficie Population (rec. 2011)  % Pop. Capitale
1 Baloutchistan Province 347 190 39 % 13 162 222 7 % Quetta
2 Khyber Pakhtunkhwa Province 74 521 9 % 26 896 829 14 % Peshawar
3 Pendjab Province 205 344 23 % 91 379 615 46 % Lahore
4 Sind Province 140 914 16 % 55 245 497 28 % Karachi
5 Territoire fédéral d'Islamabad Territoire 1 165 0,1 % 1 151 868 0,6 % Islamabad
6 Régions tribales fédéralement administrées Territoire 27 220 3 % 4 452 913 2,3 % Peshawar
7 Azad Cachemire Territoire 13 297 1,5 % 3 631 224 1,8 % Muzaffarabad
8 Gilgit-Baltistan Territoire 72 496 8 % 1 441 523 0,7 % Gilgit

Revendications pour de nouvelles provinces[modifier | modifier le code]

La création de nouvelles provinces fait souvent débat au sein de la société pakistanaise. Elles sont revendiquées par certaines communautés minoritaires mais des formations politiques s'y opposent. C'est notamment le cas de la communauté seraikie, ethnie parlant un dialecte du pendjabi et présente dans le sud de la province du Pendjab. Cette mesure est également vue comme un moyen de réduire la prédominance de cette province dans le système politique pakistanais. Elle rencontre cela dit l'opposition du nord de la province, bien plus riche et largement acquise à la Ligue musulmane du Pakistan (N). Des revendications similaires existent aussi pour transformer le district de Bahawalpur en province, ainsi que la région dite « Hazara », à l'est de Khyber Pakhtunkhwa, dans laquelle vit des Pachtounes parlant hindko[2]. Une résolution non contraignante en ce sens a été adoptée par l'Assemblée provinciale de Khyber Pakhtunkhwa[3].

Nom Localisation Superficie (km²)  % Superficie Population (1998)  % Pop. (1998) Capitale
1 Seraiki Pendjab et Khyber Pakhtunkhwa 62 997 7 % 16 042 358 12 % Multan
2 Bahawalpur Pendjab 45 588 5 % 7 635 591 5,5 % Bahawâlpur
3 Hazara Khyber Pakhtunkhwa 18 413 2 % 3 505 581 2,5 % Abbottabad

Subdivisions de deuxième rang : divisions[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Divisions du Pakistan.

Les « divisions » du Pakistan consistent principalement en un regroupement de districts, placés sous l'autorité d'un commissaire divisionnaire pour chaque division et de sous-commissaires pour chaque district. Ils sont sous la responsabilité du gouverneur de la province, et donc indirectement du pouvoir central. Le système a été mis en place par le pouvoir colonial britannique à l'époque du Raj. Partiellement conservé à l'indépendance, le système est aboli par le président Pervez Musharraf lors d'une réforme territoriale en 2000, peu avant des élections locales. Cependant, elles sont progressivement remises en place à partir de 2008[4],[5].

Subdivisions de troisième rang : districts[modifier | modifier le code]

Gare dans le district de Layyah.
Article détaillé : Districts du Pakistan.

Les districts du Pakistan représentent, selon les différentes périodes prises en considération, le deuxième ou troisième échelon de la hiérarchie territoriale, après les provinces ou territoires. Installés par le pouvoir colonial britannique, ils font références pour localiser plus précisément les villes. Leur nombre augmente régulièrement en fonction des différentes réformes territoriales. On dénombre en effet 106 districts en 2000 et 149 en 2016. Avec 36 districts, la province du Pendjab en compte le plus grand nombre, suivi par le Baloutchistan avec 32 districts, le Sind avec 28 districts et enfin le Khyber Pakhtunkhwa avec 26 districts. Les différents territoires comptent au total 27 districts. Les districts des régions tribales sont dénommés « agences ».

Subdivisions de quatrième rang : tehsil[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tehsil.

Le tehsil est une subdivision du district et constitue l'avant-dernier échelon du système territorial pakistanais. Chaque district est généralement séparé en deux ou trois tehsils, voir un peu plus. Dans la province du Sind, les tehsil sont nommés « taluko ». Ils ont des compétences en matière d'administration, de finances et de développement rural. Ils ont à leur tête un « nazim de tehsim », qui représente le tehsil au niveau du district[6].

Subdivisions de cinquième rang : union council[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Union Councils du Pakistan.

L'union council représente le plus petit échelon administratif existant au Pakistan. Ils sont comparables à des regroupements de villes ou villages et représentent une sous-division au sein des tehsils. On en compte environ 6 000 à l'échelle du pays, soit environ dix par tehsil. Ils sont dirigés par un conseil dont l'élection directe par la population est prévue par la réforme de la gouvernance locale de 2000. Le conseil local comporte treize membres et est dirigé par un président (« nazim ») qui représente son territoire au niveau du tehsil. Ils sont au centre de la démocratie locale, tous les échelons supérieurs jusqu'au district étant composés de membres élus par ces conseils[7].

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « West Pakistan Established as One Unit », sur Story of Pakistan, (consulté le 9 juillet 2017)
  2. (en) Moonis Ahmer, « Challenge of new provinces », sur Dawn.com, (consulté le 9 juillet 2017)
  3. (en) « KP Assembly adopts resolution to create Hazara province », sur Dawn.com, (consulté le 9 juillet 2017)
  4. (en) Aamer Waqas, « Commissionerate system restored », sur The Nation, (consulté le 9 juillet 2017)
  5. (en) Ramzan Chandio, « Commissioners, DCs posted in Sindh », sur The Nation, (consulté le 9 juillet 2017)
  6. (en) « Local Government System », sur Story of Pakistan, (consulté le 9 juillet 2017)
  7. (en) « Decentralization and Local Government in Pakistan » (consulté le 9 juillet 2017)

Voir aussi[modifier | modifier le code]