Stade Charles-Berty

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Stade Charles-Berty
Stade-vélodrome de Grenoble.jpg
Inauguration du stade lors de la fête de la jeunesse le 14 juin 1936 prise en photo par l'avion du Petit Dauphinois.
Généralités
Adresse
Boulevard Jean-Pain
38000 Grenoble
Construction et ouverture
Ouverture
Démolition
2003
Équipement
Capacité
18 000
Affluence record
22 334 spectateurs
FC Grenoble - Stade de Reims, 11 nov. 1962[1]
Localisation
Coordonnées
Localisation sur la carte de Grenoble
voir sur la carte de Grenoble
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Le stade Charles-Berty initialement appelé stade municipal de Grenoble ou stade vélodrome de Grenoble, est inauguré le dimanche 14 juin 1936 à l'occasion de la fête de la jeunesse[2], un mois avant d'accueillir sa première grande épreuve sportive, l'arrivée le 14 juillet de la 7e étape du Tour de France 1936 remportée par le hollandais Theofiel Middelkamp.

Situé dans le parc Paul-Mistral, il possède une capacité de 15 000 places assises à son ouverture mais l'historien et archiviste Vital Chomel parle de 18 000 places dans son livre sur l'histoire de Grenoble[3] et la presse parle de près de 20 000 personnes pour l'arrivée du Tour de France 1936[4]. Il servait principalement de stade de football pour la ville de Grenoble.

Histoire[modifier | modifier le code]

Décidé en 1930 sous la municipalité de Paul Mistral, il est achevé dès 1935 mais la construction de la piste repousse son inauguration par le maire Paul Cocat au mois de juin 1936[5]. Son nom lui est attribué en 1948 en souvenir du champion cycliste Charles Berty né en 1911 à Grenoble, ayant participé à trois Tours de France et mort en déportation à Mauthausen le 18 avril 1944[6]. Ce stade a été démoli en 2003, au profit de la construction du stade des Alpes, sur son emplacement, mais orienté parallèlement au boulevard Jean-Pain.

Ce stade a vu passer beaucoup de divisions sportives différentes, concernant le football grenoblois mais aussi quelques arrivées d'étapes du Tour de France grâce à son vélodrome. Il a vécu deux années d'élite, puis beaucoup d'années en deuxième division. Peu de temps avant sa destruction, il recevait les matchs de l'équipe réserve du GF38. Devenu vétuste, il ne pouvait plus accueillir de public, le club s'en servait donc pour les matchs de réserve et les entraînements. Il a très longtemps accueilli l'équipe du GF38 ainsi que l'équipe de Rugby à XIII de Grenoble le Grenoble Olympique XIII et quelques fois le FC Grenoble aussi.

Évènements majeurs[modifier | modifier le code]

Le rugby à XIII attire du monde à Grenoble avec notamment plusieurs matchs disputés par l’équipe de France en 1958, 1959, 1972 et 1974 dans la capitale des Alpes[7].

Le , le stade est le théâtre d'un match entre l'équipe de Nouvelle-Zélande de rugby à XV et une sélection alpine. Les All blacks y essuieront la seule défaite (16-18) de toute leur tournée européenne avec tous les points de la sélection des Alpes marqués par l'ouvreur du FC Grenoble, Pierre Pommier[8].

Le , le stade Charles-Berty accueillait un concert des Pink Floyd[9].

Article connexe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Vital Chomel, Histoire de Grenoble, Éditions Privat, 1976

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « GRENOBLE - REIMS 3-2 », sur www.footballstats.fr (consulté le 7 février 2013)
  2. Le Petit Dauphinois du 15 juin 1936, page 3.
  3. Vital Chomel, Histoire de Grenoble, page 363.
  4. Le Petit Dauphinois du 15 juillet 1936.
  5. Le Petit Dauphinois du 27 décembre 1935, page 6.
  6. « Un hommage à Charles Berty », sur www.lametro.fr (consulté le 7 février 2013)
  7. « Palmarès XIII de France », sur www.ffr13.fr (consulté le 18 février 2013)
  8. (en) « 802nd All Black Game - New Zealand vs Alpes Selection at Grenoble Ground », sur AllBlacks.com (consulté le 2 avril 2011)
  9. « Il y a 21 ans: Pink Floyd était à Grenoble », sur www.citylocalnews.com (consulté le 4 avril 2014)