Paul Cocat

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Paul Cocat
Fonction
Maire
Biographie
Naissance
Décès
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Nom de naissance
Paul Henri CocatVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Autres informations
Distinction

Paul Cocat, né le à Grenoble, et mort le dans la même ville, est un avocat et un homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Docteur en droit, trois fois bâtonnier de l'ordre des avocats de Grenoble, administrateur des hospices, élu conseiller municipal en 1904, réélu sur une liste commune radicale-socialiste, il devient maire de Grenoble en mai 1935.

Il poursuit l'œuvre de Paul Mistral et de Léon Martin en aménageant les quartiers neufs du sud de la ville, et autorise de nombreux habitants à exploiter des garages à vélos gardés. Au centre-ville, devant les cinémas, à la piscine municipale où devant le palais des expositions de Paul Mistral, les parcs à vélos gardés font fureur. Il en coûte 2 francs pour une heure ou pour la journée[1].

En 1936, il commence les expropriations des riverains des fortifications de 1880, afin de tracer les grands boulevards qui seront baptisés deux ans plus tard des noms de Vallier, Foch et Joffre. La même année, deux équipements majeurs sont mis en service à Grenoble sous son mandat, le stade Charles-Berty et l'Aéroport de Grenoble-Mermoz. Paul Cocat poursuivra tant bien que mal l'urbanisation des grands boulevards avec la réalisation de quelques immeubles vers la place Pasteur, dont la Maison des étudiants, avant que n'éclate en 1939 la seconde guerre mondiale.

Il est reconduit dans ses fonctions après l'armistice de 1940, par un arrêté ministériel du .

En 1941, alors que la ville vient d'ouvrir son second cimetière, celui du Grand sablon, il doit accueillir le maréchal Philippe Pétain en visite à Grenoble.

En juillet 1942, les bronzes (griffons et tritons) du monument des trois ordres situé place Notre-Dame partent à la fonte. Paul Cocat s'y oppose vigoureusement et courageusement, mais en vain. Ils seront restaurés après la guerre à partir de copies conservées et de photographies. La même année, il est le maire qui doit faire face pour la première fois depuis 1815 à une occupation militaire de la ville. La 4e armée italienne du général Castiglioni s'installe à Grenoble en novembre 1942, puis elle est remplacée en septembre 1943 par la division allemande du général Karl Pflaum. Paul Cocat va ainsi devoir gérer en sa qualité de maire la difficile période de la Saint-Barthélemy grenobloise.

En 1944, il choisit le chemin de l'honneur en payant lui-même de sa personne lors de la prise d'otage en juin par la Gestapo. Afin de servir de monnaie d'échange, il est arrêté et retenu dans la caserne De Bonne avec 17 autres personnalités de la région dont Jean Berthoin, futur ministre de l'Intérieur.

À la libération de la ville, il cède la place le 23 août à Frédéric Lafleur, nommé par le comité départemental de la libération nationale. Il meurt en 1947 à l'âge de 76 ans. Il est inhumé au cimetière Saint-Roch de Grenoble.

Hommage[modifier | modifier le code]

Une avenue de Grenoble porte son nom depuis 1959[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Métroscope de mai 2004
  2. Paul Dreyfus, Les rues de Grenoble, p. 67

Articles connexes[modifier | modifier le code]