Sidi Bel Abbès (paquebot)

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Page d'aide sur l'homonymie Pour la ville d'Algérie, voir Sidi Bel Abbès.
Sidi Bel Abbès
Image illustrative de l'article Sidi Bel Abbès (paquebot)
n
Type paquebot
Histoire
Lancement 1929
Statut Naufragé le 20 avril 1943
Équipage
Équipage 96
Caractéristiques techniques
Longueur ? m
Maître-bau ? m
Tirant d'eau ? m

Le Sidi Bel Abbès était un paquebot français à deux cheminées, lancé en 1929 qui appartenait à la Société Générale des Transports Maritimes. Il fut réquisitionné pendant la Seconde Guerre mondiale pour le transport de troupes. Alors qu'il naviguait dans le convoi UGS 7 États-Unis—Méditerranée, entre le Maroc, Casablanca, et l'Algérie, Oran, il fut torpillé par le sous-marin allemand U-565 (commandant Wilhelm Franken), le peu après 6h45, par temps de brume, au large d'Oran. Le Sidi Bel Abbès transportait des troupes coloniales, trente tonnes de munition et cinq cent tonnes d'huile d'arachide. Atteint à la cale par deux torpilles, il s'enfonce par l'avant, détruit par une énorme explosion, puis, coule rapidement.

Sur un total de 1 287 personnes embarquées dont 907 soldats du 4e régiment de tirailleurs sénégalais, il y eut 834 morts et seulement 453 survivants, dont beaucoup blessés ou brûlés (16 officiers sur un total de 41, 157 sous-officiers sur un total de 234, 245 tirailleurs sénégalais sur un total de 907, pour les passagers, 2 officiers sur 10 et 33 hommes sur un total de 95 pour l'équipage). Un monument commémoratif à la mémoire des disparus du 4e RTS a été élevé à Oran, aujourd'hui dans le cimetière américain.

Un autre paquebot du même nom lancé en 1948, comportait une seule cheminée. Navire de la Société générale des transports maritimes, filleul de la Légion, le certificat de baptême est trouvé au hasard d’une brocante… La signature du colonel Gaultier est identifiée. Le navire a bien été porté sur les fonts baptismaux, le 18 mars 1949, par le chef de corps du 1er REI. L’inventeur de ce trésor a offert le document, en parchemin véritable, au musée de la Légion étrangère. Le 4 juin 1956, son patron, le commandant Mourard, ainsi que monsieur Mayolle, directeur de la SGTMV, sont nommés légionnaire honoraire de 1re classe. Le bateau a le triste privilège, en 1962, de ramener les derniers éléments du 1er REI, d’Oran à Marseille.[réf. nécessaire]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Guy Le Moing, Et l'océan fut leur tombe, Marines Éditions 2005, (ISBN 2-915379-28-9)
  • Revue du Souvenir Français, no 277, 4e trimestre 1959

Liens internes[modifier | modifier le code]

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