Seymouria

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Seymouria
Description de cette image, également commentée ci-après

Reconstitution de Seymouria.

Classification
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Super-classe Tetrapoda
Super-ordre Reptiliomorpha
Ordre  Seymouriamorpha
Famille  Seymouriidae

Genre

 Seymouria
Broili[1], 1904

Espèces de rang inférieur

  • Seymouria baylorensis Broili, 1904 (espèce type)
  • Seymouria grandis Olson, 1979
  • Seymouria sanjuanensis Vaughn, 1966

Seymouria est un genre éteint de petits tétrapodes reptiliomorphes du Permien inférieur (Kungurien, soit il y a environ 280 à 270 million d'années). Il est connu aux États-Unis (Texas et Colorado) et en Allemagne (Thuringe).

Il mesurait environ 60 centimètres de long. Seymouria était bien adapté à la vie terrestre, avec beaucoup de caractéristiques reptiliennes, si bien qu'on le considéra d'abord comme un reptile primitif.

Historique et étymologie[modifier | modifier le code]

Squelette de Seymouria baylorensis au Musée national d'histoire naturelle des États-Unis de Washington.

Le premier fossile de Seymouria a été découvert au Texas, à Seymour dans le comté de Baylor. Ces deux derniers lieux ont donné leurs noms au genre et à l'espèce de l'espèce type : Seymouria baylorensis décrite par Broili en 1904 [1].

Des fossiles de Seymouria ont ensuite été découverts en Allemagne dans les grès rouges fluviaux-lacustres de la carrière de Bromacker appartenant à la formation géologique de Tambach en Thuringe[2]. Leur très grande ressemblance avec certains spécimens nord-américains (même espèce : Seymouria sanjuanensis) a permis de prouver de façon irréfutable la continuité des terres émergées de la Laurasia au Permien inférieur avant ouverture de l'Océan Atlantique[3]. Seymouria, mais aussi de nombreux autres vertébrés terrestres, pouvaient ainsi traverser ce supercontinent sans qu'aucune barrière physique, biologique ou environnementale ne les bloque[3].

Description[modifier | modifier le code]

Dessin de Seymouria baylorensis.

Seymouria possède des pattes robustes et assez longues. Sa peau, comme celles des reptiles actuels, est supposé sèche, capable de conserver l'eau de leur corps, ce qui dans le contexte aride du Permien inférieur constitue un avantage évolutif indéniable, surtout comparé aux amphibiens.

Les mâles montrent des os du crâne plus épais qui auraient pu servir lors de combats pré-nuptiaux[4]. Les femelles pondaient dans l'eau où les larves de Seymouria pouvaient ensuite se développer avant d'être assez fortes pour s'établir sur la terre ferme. Cette hypothèse très vraisemblable s'appuie sur la découverte de larves d'autres seymouriamorphes comme son proche parent Discosauriscus (aucune larve fossile de Seymouria n'a été découverte à ce jour)[5]. Ces larves montrent des empreintes de structures branchiales externes semblables à celles de certains amphibiens, comme les salamandres actuelles[5].

Liste des espèces[modifier | modifier le code]

  • Seymouria baylorensis Broili, 1904 (espèce type)
  • Seymouria grandis Olson, 1979
  • Seymouria sanjuanensis Vaughn, 1966

L'espèce Seymouria agilis (Olson, 1980) connue par un seul spécimen (holotype UCMP 143 277), provenant de la formation géologique de Chickasha en Oklahoma a été réattribuée au genre Macroleter par Michel Laurin et Robert R. Reisz en 2001[6].

Culture populaire[modifier | modifier le code]

Reconstitution des deux spécimens de Seymouria sanjuanensis retrouvés l'un près de l'autre en Allemagne et surnommés les « amoureux de Tambach ».
  • Deux squelettes de Seymouria sanjuanensis, bien conservés, ont été découverts en Allemagne l'un à côté de l'autre dans la formation géologique de Tambach. Ils ont été surnommés par la presse les « amoureux de Tambach » même si il n'a pas pu être déterminé s'il s'agissait vraiment d'un couple mort lors d'un accouplement.
  • Seymouria est représenté dans la série télévisée « Sur la terre des géants », produite par la BBC. Un Seymouria épiait le nid d'un Dimetrodon, le personnage principal de la scène se déroulant au Permien précoce. Il attendait que la femelle Dimetrodon baisse sa garde pour pouvoir dévorer ses œufs, mais finit par être la proie du Dimetrodon mâle.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (de) F. Broili, 1904, Permische Stegocephalen und Reptilien aus Texas. Palaeontographica vol. 51, 1904, p. 1-120
  2. (en) Berman, D. S. &T. Martens. (1993) First occurrence of Seymouria (Amphibia: Batrachosauria) in the Lower Permian Rotliegend of central Germany. Annals of Carnegie Museum vol. 62, p. 63-79
  3. a et b (en) Martens, T., Berman, D. S, Henrici, A. C., and Sumida, S. S. The Bromacker quarry—the most important locality of the Lower Permian terrestrial vertebrate fossils outside of North America. p. 214-215, in: The Nonmarine Permian (Lucas, S.G. and Zeigler K.E., eds.). New Mexico Museum of Natural History and Science, Bulletin 30, [1]
  4. (en) Laurin, M. (1996), A Redescription of the Cranial Anatomy of Seymouria baylorensis, the best known Seymouriamorph (Vertebrata: Seymouriamorpha) PaleoBios, vol. 17, no 1, 1996, p. 1-16
  5. a et b (en) S Sanchez, J Klembara, J Castanet et JS Steyer, « Salamander-like development in a seymouriamorph revealed by palaeohistology », Biology Letters, vol. 4,‎ , p. 411–414 (PMID 18460423, PMCID 2610144, DOI 10.1098/rsbl.2008.0159)
  6. (en) Michel Laurin & Robert R. Reisz, « The reptile Macroleter: First vertebrate evidence for correlation of Upper Permian continental strata of North America and Russia », Geological Society of America Bulletin, vol. 113, no 9,‎ , p. 1229–1233 (DOI 10.1130/0016-7606(2001)113<1229:trmfve>2.0.co;2, lire en ligne)

Références taxinomiques[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :