Roskomnadzor

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Service fédéral de supervision des communications
Emblem of Roskomnadzor.svg
Flag of Roskomnadzor.svg
Histoire
Fondation
Cadre
Type
Siège
Pays
Organisation
Effectif
2 539 ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Organisation mère
Ministry of Digital Development, Communications and Mass Media of the Russian Federation (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Budget
8 500 000 000 rouble russeVoir et modifier les données sur Wikidata
Sites web

Le Service fédéral de supervision des communications, des technologies de l'information et des médias de masse (russe : Федеральная служба по надзору в сфере связи, информационных технологий и массовых коммуникаций[1]) ou Roskomnadzor (russe : Роскомнадзор) est un service exécutif fédéral russe chargé de la supervision dans le domaine des médias, y compris les médias électroniques, les médias de masse, la technologie de l'information et les télécommunications ; de vérifier la conformité avec les lois protégeant le respect des données personnelles et de l'organisation du service de radio-fréquences. Il dépend du ministère des télécommunications et communications de masse de la Fédération de Russie (russe : Министерство связи и массовых коммуникаций Российской Федерации).

Histoire[modifier | modifier le code]

Le le service fédéral de supervision des communications de masse, des télécommunications et de la protection du patrimoine culturel (ou Rossviazokhrankoultoura[2]) est divisé par oukaze présidentiel en deux services : Rossviazkomnadzor[3] dépendant du ministère des télécommunications et Rosokhrankoultoura[4] dépendant du ministère de la culture.

Le suivant Rossviazkomnadzor est réorganisé en Roskomnadzor, élargissant son domaine de compétence aux technologies de l’information. De décembre 2008 à 2012 le service est dirigé par Sergueï Konstantinovitch Sitnikov, depuis par Alexandre Alexandrovitch Jarov.

En , la Douma approuve une loi créant un registre unitaire de sites interdits[5], géré par Roskomnadzor depuis son entrée en vigueur le .

Censure[modifier | modifier le code]

Le Roskomnadzor est à l'origine de la censure de sites internet[6] et d'autres médias[7]. L'organisme a le pouvoir d'infliger des amendes aux sites internet ne respectant pas la supervision des communications qu'il impose. Il peut également envoyer des mises en demeure, demandant une « correction » ou le retrait de certaines pages sous peine de voir le site ralenti, voire bloqué, de façon temporaire ou définitive[8].

Le , la BBC rapporte la menace de blocage de la Wikipédia en langue russe par le Roskomnadzor si l'article portant sur l'invasion de l'Ukraine par la Russie en 2022 n'est pas supprimé (Вторжение России на Украину (2022))[9],[10]. Le 16 mars suivant, c'est la BBC elle-même qui est bloqué par le régulateur russe dans le cadre de la désinformation autour du conflit en Ukraine, interdisant l'utilisation des mots « guerre », « invasion » et d'autres éléments de langage non approuvés par l'État[11]. Dans la même période, le Roskomnadzor procède à une censure massive de médias indépendants russe, de médias étrangers et de réseaux sociaux tels que Facebook, Twitter ou encore Instagram[12],[13],[14],[15],[16].

Le Roskomnadzor , qui a adressé les 1er et à la Wikimedia Foundation l'injonction de supprimer des informations de la version en langue russe de la page sur l’invasion de l'Ukraine, menace la plateforme d'une amende de 4 millions de roubles[17].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Traduction, mot par mot : « Service fédéral de surveillance des communications, technologies de l'information et des médias ».
  2. En russe : Федеральная служба по надзору в сфере массовых коммуникаций, связи и охраны культурного наследия (Россвязьохранкультура).
  3. Service fédéral de supervision dans le domaine des télécommunications et commnunications de masse, en russe : Федеральная служба по надзору в сфере связи и массовых коммуникаций (Россвязькомнадзор).
  4. Service fédéral de supervision du respect de la législation dans le domaine du patrimoine culturel, en russe : Федеральная служба по надзору за соблюдением законодательства в области охраны культурного наследия (Росохранкультура).
  5. En russe : Единый реестр запрещённых сайтов.
  6. « Russie. La censure frappe en pleine crise de Crimée », sur Courrier international
  7. « La censure russe serre la vis », sur Le Monde
  8. Lucien Jacques, « «Роскомнадзор», le gendarme russe d’Internet », sur Libération (consulté le )
  9. Independent Russian media pressured over Ukraine - Separately, Russian Wikipedia said that media watchdog Roskomnadzor had issued it with a warning, demanding it remove an article entitled "Russian invasion of Ukraine 2022", or risk being blocked, sur bbc.com, le 2 mars 2022 à 1h 02' (consulté le 2 mars 2022)
  10. « Guerre en Ukraine : Wikipédia, menacée de blocage en Russie, poursuit sa documentation du conflit », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  11. « Moscou bloque le site de la BBC et promet de répliquer dans la "guerre de l'information" », sur TV5MONDE, (consulté le )
  12. « Instagram bloqué en Russie, après un week-end de ralentissement », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  13. « Guerre en Ukraine : la Russie engage un bras de fer avec Facebook », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  14. « Guerre en Ukraine: Facebook bloqué en Russie par le régulateur », sur BFMTV (consulté le )
  15. « Instagram n'est plus accessible en Russie », sur LaProvence.com, (consulté le )
  16. « Guerre en Ukraine : la Russie « limite » l’accès à Facebook, accusé de censurer ses médias », Sud Ouest,‎ (ISSN 1760-6454, lire en ligne, consulté le )
  17. « Le gouvernement russe condamne Wikipédia à une amende », sur ActuaLitté.com (consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

En Union européenne[modifier | modifier le code]

En Belgique[modifier | modifier le code]
En France[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]