Web-brigades

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Web-brigades (en russe : Веб-бригады) est un mot-valise créé par la journaliste russe Anna Polianskaïa, calquée sur les Red brigades (Brigades rouges, en russe : Красные бригады) pour dénommer des groupes d'utilisateurs du réseau informatique international, contributeurs ou hackers, qui interviennent sur Internet pour faire valoir un point de vue, effacer des données déplaisantes, défendre une cause commerciale, religieuse, idéologique, politique ou autre, et détruire les sites ou les contributions de leurs contradicteurs. Ces groupes peuvent soit se former spontanément en raison de l'identité, des convictions ou d'intérêts de leurs membres, soit être constitués et coordonnés par les instances communicantes d'une entreprise, confession, boîte à idées, parti politique ou tout autre groupe de pression.

Contexte d'apparition[modifier | modifier le code]

Dans un article intitulé L'Œil virtuel de Big Brother publié en avril 2003 sur le site américain Vestnik Online[1] la journaliste russe Anna Polianskaïa affirme qu'il existe des groupes d'utilisateurs reliés au FSB, qu'elle dénomma web red brigades. Un autre journaliste russe, Aleksandr Ioussoupovski réplique dans le Journal russe du 25 avril 2003, édité par le politologue Gleb Pavlovski qu'elle était paranoïaque et que son affirmation relevait de la théorie du complot.

Élargissement du concept[modifier | modifier le code]

En février 2009, l'opposante Tatiana Kortchevnaïa révèle avoir elle-même fait partie d'une web-brigade d'opposants à Vladimir Poutine.

Après ces aveux, l'expression web-brigades, quoique vigoureusement contestée et considérée comme un fantasme par de nombreux commentateurs tels ceux du RIO-Centre, se répand dans le milieu des journalistes et des historiens d'opposition d'Europe de l'Est et des pays anciennement ou actuellement communistes où elle désigne, pour l'opinion de ces pays, une réalité incontestable[réf. nécessaire].

Dans son documentaire de 2011: Hackers, ni dieu ni maître, Fabien Benoît[2] présente entre autres la Web-brigade ultranationaliste russe Nashii, dirigée par Konstantin Goloshkokov qui, pour punir l'Estonie d'avoir déboulonné un monument symbolisant l'occupation soviétique, a réussi en avril 2007 à saturer et bloquer la majeure partie des systèmes informatiques de ce pays[3].

Liens internes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]