Science Power Platform

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Science Power Platform (NASA)

La plate-forme Science/Énergie Science Power Platform (SPP) (russe : Научно-энергетическая платформа) était un élément russe, planifié, de la Station spatiale internationale (ISS) et qui était destiné à être livré à l'ISS par une fusée Proton russe ou un lanceur ukrainien Zenit (elle a été conçue à l'origine pour faire partie de Mir-2), mais devait finalement être lancée par la navette spatiale américaine dans le cadre d'un compromis sur d'autres parties de l'ISS. Elle aurait fourni de l'énergie supplémentaire pour l'ISS ainsi que la capacité de contrôle de roulis pour le complexe orbital. La SPP aurait eu huit panneaux solaires et un bras robotique fourni par l'Agence spatiale européenne (ESA) dédié au maintien de la SPP. Le bras télémanipulateur européen (ERA) fait toujours partie de la station, maintenant programmé pour être lancé avec le laboratoire polyvalent russe Nauka par une fusée Proton en 2011. Si la Science Power Platform avait été livrée à l'ISS, elle aurait été attachée au port zénith de Zvezda, une position maintenant occupée par le Mini Module de Recherche-2 (MRM-2) Poisk.

Développée pour Mir-2, la plate-forme était constituée d'une poutre supportant un panneau solaire, un concentrateur solaire, des radiateurs et des expériences scientifiques. Elle a ensuite été adaptée à l'ISS et un module pressurisé a été ajouté et la poutre devait supporter huit panneaux solaires. Le module pressurisé devait être amarré au zenith de Zvezda, devait supporter d'une part la poutre et d'autre part le compartiment d'amarrage Pirs (SO-1) qui aurait ainsi été déplacé[1]. À l'origine, la SPP aurait rendu les modules russes indépendants de l'alimentation électrique du reste de la station (ce qui faisait bien de la partie russe une "station dans la station").

Un accord a été trouvé en mars 2006 par les Russes et la NASA afin de fournir une partie de la puissance requise pour le segment russe par quatre panneaux solaires américains. La coque pressurisée d'un article d'essais statiques de cette composante, déjà construite, a été réutilisée pour construire le Mini Module de Recherche-1 (MRM-1) Rassvet, qui a lancé sur la mission STS-132 en 2010 et amarré au port nadir de Zarya.

RKK Energia, le fabricant des composants du ROS, a proposé d'exécuter quelque chose de similaire au plan d'origine de l'ISS avec l'ajout d'un nouveau module, un nœud d'amarrage sphérique comprenant six ports d'amarrage (Nodal Module), qui serait attaché à Nauka et deux autres modules, de science/énergie à la partie russe de la station autour de 2013-2015[2],[3]. Les Science Power Module-1 (SPM-1) et Science Power Module-2 (SPM-2) auraient des panneaux solaires semblables à ceux de la SPP, mais contrairement à elle, la poutre serait beaucoup plus petite.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.capcomespace.net/dossiers/ISS/russie/elements_russie_03.htm
  2. (en) « Russia Needs Billions More To Complete It's ISS Segment », Space-Travel.com,‎ 14 April 2008 (consulté le 2009-01-29)
  3. (ru) Sergei Shamsutdinov, « Program for Development of the Russian ISS Segment » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), Novosti Kosmonavtiki, July 2008, consulté le 2009-02-15