Sankoré

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La mosquée (2005).
Les portes de Sankoré.

La médersa, l'université ou la mosquée de Sankoré, construite entre 1325 et 1433[1], est l'un des trois anciens centres de formations universitaires situés dans la ville de Tombouctou, au Mali. Elle a formé des générations d’intellectuels musulmans jusqu'à aujourd’hui[2]. Elle est construite en banco.

L’université de Sankoré a permis en 1988 contribué à l'inscription de la ville de Tombouctou au patrimoine mondial de l’Unesco pour ses richesses culturelles (mosquée, mausolées , manuscrits) et historiques[3].

Élèves[modifier | modifier le code]

Aux XVe et XVIe siècles, 25 000 élèves s’instruisent alors dans le complexe universitaire Sankoré[4].

Manuscrits[modifier | modifier le code]

La mosquée de Sankoré (photo par Fortier, vers 1905).

L’université rassemble un ensemble de près de cent mille manuscrits datant de la période impériale ouest-africaine (au temps de l’empire du Ghana, de l’empire du Mali et de l’Empire songhaï) aujourd’hui détenus par les grandes familles de la ville. Ils sont pour la plupart écrits en arabe ou en peul, par des savants originaires de l’ancien empire du Mali et contiennent un savoir didactique notamment dans les domaines de l’astronomie, de la musique, de la botanique… Des manuscrits plus récents couvrent les domaines du droit, des sciences, de l’histoire (avec d’inestimables documents comme le Tarikh el-Fettash (Chronique du chercheur) de Mahmoud Kati sur l’histoire du Soudan au XVe siècle et le Tarikh es-Soudan (Chronique du Soudan) d’Abderrahmane Es Saâdi au XVIIe siècle, de la religion, du commerce.

Certains de ces textes gardent la trace de la tradition des grands jurisconsultes de l’Islam de l’Empire du Mali : Ahmed Baba – l’un des intellectuels les plus réputés du XVIe siècle – est l’auteur d’un dictionnaire daté de 1596 présentant en particulier le fonctionnement des écoles et universités qui réunissaient 25 000 élèves et étudiants dans la ville de Tombouctou.

Un recueil sur « les bons principes de gouvernement » rédigé par Abdul Karim Al Maguly remonte au règne de l’empereur Askia Mohammed (1493-1528). Ce document atteste de l’existence d’institutions étatiques très développées.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Les deux autres centres de formation universitaire à Tombouctou :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. (en) Ousmane Oumar Kane, Non-Europhone Intellectuals, African Books Collective, , 78 p. (ISBN 978-2-86978-506-9, lire en ligne), p. 13, 20.
  2. Paul E. Lovejoy, « Les empires djihadistes de l’Ouest africain aux XVIIIe-XIXe siècles », Cahiers d’histoire. Revue d’histoire critique, no 128,‎ (lire en ligne, consulté le 25 avril 2019).
  3. Tombouctou, UNESCO [1]
  4. « Les mausolées de Tombouctou : constructions et déconstruction », sur France Culture, (consulté le 20 janvier 2021)