Salomon de La Broue

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Salomon de La Broue
SALOMON DE LA BROUE.png

Salomon de La Broüe

Biographie
Naissance
Décès
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Activités
Le mors le plus simple préconisé par Salomon de La Broue et son maître Gianbatista Pignatelli. Des Préceptes du Cavalerice françois (ed.1610).
La volte carrée réduite en pirouette. Des Préceptes du Cavalerice françois, Salomon de La Broue (ed.1610)

Salomon de La Broüe, né en Gascogne en 1552 et mort vers 1610, est un écuyer français XVIe siècle.

Biographie[modifier | modifier le code]

On ignore ses dates de naissance et de mort ; mais, dans sa dédicace au duc d'Épernon du Premier Livre de son Cavalerice, on apprend qu'en 1593 il est « privé de santé, vieux et presque inutile » au service de ce seigneur.

Il est page dans la maison de Monseigneur le Conte d'Aubijoux qu'il suit aux armées, à la cour et à la chasse ; il guerroie ensuite « pour n'estre inutile ny oisif en nos guerres civiles » et enfin il voyage à l'étranger, notamment en Italie où il devient l'élève du fameux écuyer Gianbatista Pignatelli, qui fut aussi le maître d'Antoine de Pluvinel[1].

Il dit de son maître Pignatelli qu'il « rendoit les chevaux si obeyssans et manians si justement et de si beaux airs qu’on les a veus à son escole sans toutefois se servir communement d’autres mords que d’un canon ordinaire avec le caveçon commun. »

Il devient écuyer du duc d'Épernon et écuyer ordinaire de la Grande Ecurie du Roi[2].

Il se décide, sur la fin de sa vie à écrire un traité d'équitation, « Des Préceptes du Cavalerice françois » (1593), fruit de sa longue expérience et de ses observations.

Frontispice du Cavalerice françois, Salomon de La Broue (ed.1610)

Le livre de La Broue est le premier traité d'équitation écrit par un écuyer français, mais non en français, car les traductions de Federico Grisone et de Cesare Fiaschi sont antérieures à la publication de son ouvrage qui lui vaut, déjà de son vivant, une certaine célébrité.

Introduisant le terme italien de cavalerice pour le différencier de l’écuyer, homme de guerre, il dépasse le modèle de ses prédécesseurs presque exclusivement destiné au dressage du cheval de guerre. Il inaugure en France l'équitation académique et rejette l'emploi de la force et la contrainte[3].

Citations[modifier | modifier le code]

  • « Une chose doit être estimée, qu'autant qu'elle est faite avec facilité. »
  • « La principale curiosité que doit avoir le cavalérice désireux de réduire par son art et sa diligence, le cheval en la perfection de ses plus beaux exercices, est de le rendre premièrement paisible et bon à la main : car de là faut que naisse la franchise et facilité de tous les beaux airs et manèges. »

Préceptes[modifier | modifier le code]

  • Faire faire facilement des choses faciles au cheval
  • Le cheval bon et paisible à la main pour faire naître la franchise
  • Ne jamais continuer un mouvement mal commencé

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Essai de Bibliographie Hippique, Général Mennessier de La Lance, Tome 2
  2. Essai de Bibliographie Hippique, Général Mennessier de La Lance, Tome 2
  3. La main du maître - Réflexion sur l'héritage équestre, Patrice Franchet d'Espèrey, 2007