Salim Bachi

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Salim Bachi
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Salim Bachi est un romancier né en 1971 à Alger. Il a grandi à Annaba dans l’Est algérien. Après un séjour d’un an à Paris en 1995, il y est revenu en 1997 pour y faire des études de lettres. Pensionnaire à l’Académie de France à Rome en 2005, il vit et travaille désormais à Paris[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Né en 1971 à Alger, il poursuit des études de lettres à Paris à la Sorbonne et publie en 2001 son premier roman, Le Chien d'Ulysse, aux éditions Gallimard, salué par la critique et récompensé notamment par le prix Goncourt du premier roman. Il devient en Algérie « l’écrivain le plus talentueux de sa génération », entamant un travail littéraire ambitieux sur l’Algérie, son histoire, de la colonisation jusqu’aux épisodes récents les plus noirs, marqués par le terrorisme islamiste. Ses deux premiers romans font en effet partie d’un cycle romanesque élaboré à partir d’une ville imaginaire, l’antique Cyrtha. Après une année de résidence à la prestigieuse Villa Médicis à Rome, son troisième roman, Tuez-les tous, marque un tournant dans son inspiration avec le choix d’un sujet complexe et douloureux. Il se place dans la peau d’un terroriste du 11 septembre, décortiquant les mécanismes de violence et d’aliénation des terroristes. Il poursuit l’étude romanesque du fait religieux – un choix jamais innocent –, avec son dernier roman, Le silence de Mahomet, publié en septembre 2008 et sélectionné pour le Prix Goncourt, le Prix Goncourt des Lycéens et le Prix Renaudot. Dans ce livre, le Prophète devient le sujet d’un roman où quatre de ses plus proches fidèles se souviennent de l’homme qu’il a été, avec ses doutes et ses espérances, ses faiblesses et sa grandeur. Il obtient un vif succès critique et public. Salim Bachi voyage en Europe et au Maghreb pour défendre une certaine idée de la littérature, donnant des conférences auprès des étudiants, des lecteurs, dans les universités et les instituts culturels. Pensionnaire à l’Académie de France à Rome en 2005, il vit et travaille désormais à Paris

Il a publié six romans aux éditions Gallimard dans la collection blanche, Le Chien d'Ulysse, La Kahéna, Tuez-les tous", "Le silence de Mahomet, Amours et aventures de Sindbad le Marin, Le Consul qui ont été salués par la critique et ont obtenu plusieurs prix littéraires. Il a également publié un recueil de nouvelles sur la malvie en Algérie intitulé Les douze contes de minuit chez le même éditeur et un récit de voyage, Autoportrait avec Grenade, aux éditions du Rocher. Ses livres ont obtenu le prix Tropiques, le prix de la Vocation, la bourse Goncourt du premier roman et la bourse prince Pierre de Monaco de la découverte.

Son roman Le silence de Mahomet présente une vision romancée et controversée[2] de Mahomet. "Le Consul" relate, sous forme de confession, la destinée du consul du Portugal à Bordeaux , Aristides de Sousa Mendes , qui permit à des milliers de réfugiés venus de toute l'Europe d'échapper en juin 1940 à la menace nazie en leur accordant des visas malgré les ordres de son gouvernement.

Son éditeur à Alger est Barzakh, appartenant à Sofiane et Selma Hadjadj[3].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (fr) « Les 100 personnalités de la diaspora africaine : Salim Bachi », in Jeune Afrique, no 2536-2537, du 16 au 29 août 2009, p. 47

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]