Salah Bouchafa

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Salah Bouchafa
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Salah Bouchafa (1903-1945) était un résistant, mort en déportation.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né le au Douar Harbil (département de Constantine), il immigre en France après la Première Guerre mondiale. Ouvrier dans une usine de Clichy, militant communiste et un temps permanent de la section coloniale du PCF, Salah Bouchafa est membre fondateur de l’Étoile nord-africaine. En 1930, il est le gérant du journal Le Réveil Colonial publié en arabe. En 1931, l’année même de l’exposition coloniale de Paris, Salah Bouchafa est le responsable de la section nord-africaine de la Confédération générale du travail unitaire (CGTU) pour les questions coloniales. En 1937, il préside la Ligue de Défense des musulmans nord-africains.

Antifasciste, il refuse la victoire de l’Allemagne nazie et continue à militer dans le PCF clandestin. Il est arrêté le 27 juin 1941 à Clichy, puis interné au camp de Compiègne. Le 24 janvier 1943, il est déporté au camp de concentration de Sachsenhausen où il reçoit le matricule 59101[1]. Le 14 juillet 1944, il est transféré au camp de concentration de Dachau où il reçoit le matricule 80233. Salah Bouchafa meurt à Dachau le 6 avril 1945 lors d'un bombardement.

Il reçut, à titre posthume, la mention « mort en déportation » et « mort pour la France ». Après guerre, la Ville de Paris donna son nom à un foyer pour travailleurs algériens (aujourd'hui détruit) rue Lecomte dans le 15e arrondissement.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Linda AMIRI "Résistants-déportés algériens, les oubliés de l'Histoire". L'Humanité, du 26-12-2006; Archives de la Préfecture de police de Paris.

Notes et références[modifier | modifier le code]