Église Saint-Symphorien-les-Carmes

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L'église Saint-Symphorien-les-Carmes
Image illustrative de l’article Église Saint-Symphorien-les-Carmes
Présentation
Nom local Les Carmes
Culte Catholique romain
Type Église paroissiale
Rattachement Ordre carmélitain
Début de la construction 1267
Fin des travaux XIVe siècle
Style dominant gothique
Protection Logo monument historique Classé MH (1928)
 Inscrit MH (1932)
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Vaucluse
Ville Avignon
Coordonnées 43° 57′ 04″ nord, 4° 48′ 46″ est

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L'église Saint-Symphorien-les-Carmes est une église qui a été successivement conventuelle, puis paroissiale, et située à Avignon sur la place des Carmes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les Grands Carmes s'installèrent ici, en dehors de l'enceinte de la Commune, dès 1267, et y élevèrent leur couvent et leur église. Une reconstruction fut entreprise par Jean XXII en 1320 mais les travaux étaient toujours en cours sous Clément VI, qui en poursuivit le financement. L'église conventuelle fut consacrée définitivement le 10 avril 1520 : c'était alors une des plus vastes de la ville.

Un effondrement important se produisit le 20 mai 1672, ne laissant debout que la façade, le chœur et les chapelles latérales. La reconstruction fut aussitôt entreprise et dura plus de six ans, l'édifice étant à nouveau béni le 9 juillet 1678[1].

La Révolution chassa les Grands Carmes en 1791, puis le bâtiment devint un lieu de réunions publiques, et ensuite le siège du Club des Jacobins avignonnais. Il échappa ainsi à la démolition, contrairement à son voisin le couvent des Grands Augustins.

En 1803, lors du rétablissement du culte, l'édifice connut une nouvelle affectation, puisqu'on lui transféra les fonctions et vocable de l'église paroissiale Saint-Symphorien qui venait d'être rasée. Cette primitive église Saint-Symphorien d'Avignon, qui était située entre les actuelles place Henri Manguin et rue de Pontmartin, n'avait rien de remarquable, sinon que vers 1572, le roi Charles IX nomma Antoine Subiet, ancien enfant de chœur de cette église et musicien ecclésiastique réputé à la Chapelle royale, évêque de Montpellier. En cette qualité, Subiet créa une importante fondation pour les enfants de chœur de Saint-Symphorien[2].

Une partie du cloître du couvent des Carmes comprenant quinze travées situées entre l'église Saint-Symphorien et en bordure de la place des Carmes a été classée au titre des monuments historiques le 8 juin 1928, une autre partie du cloître comprenant huit travées le 11 décembre 1928. L'église Saint-Symphorien des Carmes a été inscrite au titre des monuments historique le 7 novembre 1932[3].

Architecture[modifier | modifier le code]

<La façade sur la place des Carmes est d’une grande simplicité, comme il sied à l'église d’un ordre mendiant. La porte principale, en tiers-point, est amortie en un gâble accosté de pinacles, qui porte une croix sur fond d’arcature aveugle. Au-dessus, une rosace de faibles dimensions est surmontée d’une fenêtre ogivale murée. Les deux portes latérales sont modernes.

L’église des Carmes est, par son plan, caractéristique du gothique méridional, à l'instar des édifices voisins de Saint-Didier ou de Notre-Dame de Bon Repos à Montfavet. Sans bas-côtés, ni transept, ni déambulatoire, elle est surtout remarquable par sa vaste nef, large et lumineuse, bordée de chapelles latérales non communicantes.

Ce sont les travaux de 1672-1678, sans doute dirigés par Louis-François de la Valfenière[1], qui ont donné à l'ordonnance interne son aspect actuel noble mais un peu raide. Avec ses travées rythmées de hauts pilastres doriques, et ses grandes arcades en plein cintre où s'ouvrent les chapelles latérales, elle rappelle l'église de Bédarrides, contemporaine et due au même artiste [1]. Cette campagne de reconstruction, qui avait épuisé les ressources financières des Carmes, laissa la charpente apparente dans le vaisseau jusqu'en 1836, époque où l'on construisit en briques la voûte en plein cintre à lunettes actuelle.

Intérieur[modifier | modifier le code]

Nef de l'église des Carmes

La nef est entourée de 17 chapelles :
Chapelle du Calvaire
Chapelle Saint Antoine de Padoue
Chapelle Notre Dame des Anges
Chapelle Notre Dame de Pitié
Chapelle des Saintes Thérèse d'Avila et de Lisieux
Chapelle Notre Dame du Mont Carmel
Chapelle des Ames du Purgatoires
Chapelle Sainte Anne
Chapelle Sainte Croix
Chapelle Saint Joseph
Chapelle des Saints Missionnaires
Chapelle de l'Enfant Jésus de Prague et Chapelle Notre Dame de Lourdes
Chapelle du Sacré Cœur
Chapelle Saint Philomène
Chapelle Saint Pierre de Luxembourg et Chapelle Saint Louis de Gonzague

Œuvres d'art[modifier | modifier le code]

  • le Maître Autel en marbre blanc de 1856
  • l'Orgue[4].
  • Quatre toiles de Guillaume-Ernest Grève hypothétiquement datées de 1602 : scènes du Martyre de saint Symphorien, classés au titre d'objets historiques[5]
  • Une Apothéose de saint Symphorien, toile de Philippe Sauvan (1780) - Ces cinq toiles proviennent de la primitive église paroissiale de Saint-Symphorien, disparue.
  • Dans la nef et les chapelles latérales, nombreuses toiles de Nicolas et Pierre II Mignard, Pierre Parrocel, Guillaume-Ernest Grève...

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Alain Breton, Une œuvre inconnue de Louis-François de la Valfenière, le château de Barbentane, Annuaire de la Société des Amis du Palais des Papes, 1996, p. 35-39
  2. Abbe Étienne Oroux, Histoire ecclésiastique de la cour de France, tome II, p. 153, Imprimerie Royale, Paris 1777 (lire en ligne)
  3. « Couvent des Carmes (ancien) », notice no PA00081825, base Mérimée, ministère français de la Culture
  4. « facture d'orgue », notice no PM84001147, base Palissy, ministère français de la Culture
  5. « 4 tableaux : Scènes du martyre d'un saint », notice no PM84000205, base Palissy, ministère français de la Culture

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Paul Achard, Dictionnaire historique des rues et places de la ville d'Avignon, Éd. Seguin aîné, Avignon, 1857 (lire en ligne).
  • Joseph Girard, Évocation du Vieil Avignon, Les Éditions de Minuit, Paris, 2000, (ISBN 270731353X)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]