Sabordage de la flotte allemande à Scapa Flow

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Sabordage de la flotte allemande à Scapa Flow
Description de cette image, également commentée ci-après

Le SMS Hindenburg sabordé.

Informations générales
Date
Lieu Scapa Flow
Issue Sabordage de 10 cuirassés, 5 croiseurs de bataille, 5 croiseurs et 32 destroyers.
Belligérants
Naval Ensign of the United Kingdom.svg Royal Navy War Ensign of Germany (1903-1918).svg Kaiserliche Marine
Commandants
Sydney Fremantle Ludwig von Reuter
Forces en présence
1re escadre ''Hochseeflotte
Pertes
Aucune 52 navires coulés, 9 morts, 16 blessés.

Première Guerre mondiale

Batailles

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Coordonnées 58° 53′ 30″ nord, 3° 11′ 00″ ouest

Géolocalisation sur la carte : Écosse

(Voir situation sur carte : Écosse)
Sabordage de la flotte allemande à Scapa Flow

Le sabordage de la flotte allemande se produisit dans la base de la Royal Navy à Scapa Flow (une baie de l'archipel des Orcades située dans le nord de l'Écosse) après la fin de la Première Guerre mondiale en 1919, mais avant la signature du Traité de Versailles afin d'éviter que ces navires soient livrés aux marines des puissances victorieuses.

Onze cuirassés, cinq croiseurs de bataille, huit croiseurs et vingt-cinq destroyers de la Hochseeflotte avaient été internés à cet endroit selon les termes de l'Armistice du , tandis que les négociations sur l'avenir des navires se poursuivaient. Craignant qu'ils ne soient partagés entre les marines alliées, le chef de la flotte (le vice-amiral von Reuter) ordonna aux équipes de gardiennage allemandes de les saborder.

Le sabordage fut réalisé le . Pour les sauver, les gardes britanniques des navires réussirent à en échouer quelques-uns sur la plage, mais 52 des 74 navires coulèrent. Plusieurs épaves furent renflouées et ferraillées. Celles qui restent attirent aujourd'hui les plongeurs.

Le sabordage coûta la vie à 9 soldats allemands[1].

Liste des navires sabordés[modifier | modifier le code]

Le destroyer G 102 sabordé.
Stationnement de la flotte allemande à Scapa Flow le avec les emplacements de chaque navire (cliquez pour agrandir).

Au total, 11 cuirassés, 5 croiseurs de bataille, 5 des 8 croiseurs et 32 des 50 destroyers internés furent sabordés.

Cuirassés
Croiseurs de bataille

Réactions britannique et allemande[modifier | modifier le code]

L'amiral de la Flotte Wemyss, Premier Lord de la Mer de la Royal Navy, déclara à la suite du sabordage : « Je vois le naufrage de la flotte allemande comme une véritable bénédiction. Il dispense de la question épineuse future au sujet de la redistribution de ces navires. »

Pour autant Ludwig von Reuter et 1 773 autres membres d'équipages furent déclarés prisonniers de guerre, et alors que la plupart des prisonniers furent rapidement relâchés, von Reuter resta prisonnier en Grande-Bretagne jusqu'en [2].

L'amiral Reinhard Scheer, dernier Chef d'État-major de la Marine impériale allemande, profondément marqué par les mutineries qui ont eu lieu à Kiel au début de , déclara quant à lui : « Je me réjouis. La souillure de l'abandon a été rayée de l'écusson de la flotte allemande. Le naufrage de ces navires prouve que l'esprit de la flotte n'est pas mort. Ce dernier acte est conforme aux meilleures traditions de la marine allemande. »[réf. souhaitée]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Massie 2004, p. 787.
  2. (en) Dan van der Vat, The Grand Scuttle: The Sinking of the German Fleet at Scapa Flow in 1919, Édimbourg, Birlinn, (ISBN 978-1-84341-038-6) p. 194-195 de l’édition de 1982[réf. à confirmer].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]