Rupi Kaur

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Rupi Kaur
Rupi Kaur, 2017 (cropped).jpg
Rupi Kaur en 2017.
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (26 ans)
PendjabVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Université de Waterloo
Turner Fenton Secondary School (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Autres informations
Genre artistique
Site web
Distinction
100 Women ()Voir et modifier les données sur Wikidata

Rupi Kaur est une poétesse, écrivaine et féministe canadienne, née en Inde. Elle a gagné en notoriété en tant que « Instapoet[1],[2] » (poète insta) grâce à ses poèmes publiés en ligne, utilisant Instagram comme sa plateforme primaire. Elle a publié un recueil de poèmes et de prose intitulé Milk and Honey en 2015, qui traite de sujets tels que la violence, la maltraitance, l’amour, la perte et la féminité.

Biographie[modifier | modifier le code]

Rupi Kaur est née au Pendjab (Inde) et a immigré à Toronto avec ses parents à l’âge de 4 ans. Dans son enfance, sa mère l’encourage à dessiner et à peindre. Ne connaissant pas la langue de son pays d’accueil elle se mit à lire. Rupi a étudié la rhétorique (l’art de bien parler) et l’écriture professionnelle à l’Université de Waterloo d’Ontario. Elle habite à Brampton (Ontario) avec ses parents et ses quatre frères et sœurs. Rupi Kaur et sa famille ont souvent déménagé — sept fois — avant de s’installer durablement à Brampton.

Travaux d'écriture[modifier | modifier le code]

Comme d'autres, Kaur a commencé sa carrière de poète en ligne à travers des réseaux sociaux tels[3] que Instagram et Tumblr[4]. Parmi ses travaux les plus remarquables, on retrouve son photo-essai sur les menstruations[5], décrit comme une œuvre de poésie visuelle défiant le tabou sociétal « des règles ». Parmi les autres thèmes que l’on retrouve à travers ses travaux, il y a la maltraitance, la féminité, l’amour, et les peines de cœur. En octobre 2015, Kaur a publié ses travaux collectifs dans le livre milk and honey. Rupi Kaur a déclaré que l’émancipation féminine est son sujet d’écriture favori car « c’est comme devenir ma propre meilleure amie et me donner les conseils dont j’ai besoin ». Rupi Kaur a signé un contrat pour deux livres de plus avec Andrews McMeel Publishing et Schuster Canada. Le premier de ces livres the sun and her flowers est paru en octobre 2017.

Sources d'inspiration[modifier | modifier le code]

Rupi Kaur dit tirer son inspiration des histoires et des expériences d’autres personnes. Elle est inspirée par des autrices telles que Anais Nin, Virginia Woolf et Warsan Shire et a commencé à écrire sérieusement de la poésie en novembre 2013. Elle s’inspire également des textes sacrés Sikh ; aussi bien dans sa vie que dans son écriture.

La passion pour l’écriture de l’autrice a commencé dans sa jeunesse. Kaur s’est inscrite et a gagné un concours de discours et de rédaction au collège. Elle avait pour habitude d’écrire des lettres à ses amis, à ses béguins, et finalement, elle a commencé le journalisme. Tout au long du lycée, et de façon anonyme, elle a publié ses écrits, et en 2013, elle a commencé à partager son travail en utilisant son nom sur Tumblr. En 2014, elle publie sur Instagram et y intègre notamment des illustrations simples. Toute son œuvre est écrite en minuscule, et la seule ponctuation est la présence de virgules. Elle déclare avoir décidé d’écrire de cette manière afin de rendre hommage à sa culture puisque, dans les textes Gurmukhi, il n’y a qu’une majuscule et on n’utilise que des virgules. Elle dit aussi apprécier l’uniformité des lettres et que ce style reflète bien sa vision du monde.

milk and honey[modifier | modifier le code]

Le premier livre de Rupi Kaur est une anthologie intitulée milk and honey. Le livre est une collection de poésie, de prose et d’illustrations faites à la main. Il est composé de quatre chapitres, et chaque chapitre aborde un thème différent. Les chapitres sont intitulés “the hurting”, “the loving”, “the breaking” et “the healing”.

En ce qui concerne le titre, Kaur n’utilise pas de majuscules dans la logique de la présentation de ses écrits. milk and honey a été sur la liste des best-sellers de littérature canadienne sur Amazon, et il a également obtenu la seconde place des best-sellers en poésie sur Amazon. L’œuvre s’est aussi retrouvée dans la liste des best-sellers du New York Times pendant 25 semaines consécutives.

En octobre 2016, elle avait vendu plus de 500 000 exemplaires[6].

Controverses[modifier | modifier le code]

En mars 2015, Rupi Kaur poste sur son compte Instagram[7] une photo d’elle de dos à la caméra, toute habillée et allongée dans son lit, avec une tache de menstruations sur son jogging et sur le drap. La photo fait partie d’un projet-photo pour son cours de rhétorique visuelle à l’université de Waterloo. La photo est tirée d’une série sur les menstruations pensée pour déstigmatiser les tabous sur le sujet. Sur sa page Instagram, Kaur prend position par rapport à ces stigmatisations, écrivant que : « une majorité de personnes, sociétés et communautés rejette ce processus naturel. Certains sont plus à l’aise avec la pornographisation de la femme, la sexualisation de la femme, les violences et dégradations de la femme qu’avec les règles. Ils ne prennent pas le temps d’exprimer leur dégout par rapport à tout ça, mais monteront au créneau et seront dérangés par cela ». Instagram a supprimé toutes les photos de la série deux fois parce qu’elles ne « respectaient pas les règles de la communauté ».

Kaur s’est servie de son compte Facebook pour critiquer la suppression du poste : « Merci à Instagram de me donner la réponse précise que mon travail critiquait. Vous avez supprimé ma photo deux fois déclarant qu’elle va à l’encontre des règles de la communauté. Je ne m’excuserai pas de ne pas nourrir l’égo et la fierté d’une société misogyne qui voudrait mon corps en sous-vêtements mais qui n’est pas à l’aise avec l’idée d’une petite fuite alors que vos pages sont remplies d’innombrables photos/comptes de femmes (dont beaucoup sont mineures) objectifiées, pornographisées et traitées comme moins que des humains. »

Sur Facebook, la photo a été partagée par des milliers de personnes, est devenue virale et a fait les gros titres autour du monde. Plus tard, Instagram a restauré la photo et présenté des excuses à Rupi Kaur, disant l’avoir retirée par erreur. L'autrice a notamment publié un article via le Huffington Post[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]