Rue de l'Échelle (Paris)

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1er arrt
Rue de l’Échelle
La rue de l'Échelle vue en direction de la rue de Rivoli.
La rue de l'Échelle vue en direction de la rue de Rivoli.
Situation
Arrondissement 1er
Quartier Palais-Royal
Début no 182 rue de Rivoli
Fin no 3 avenue de l’Opéra
Morphologie
Longueur 150 m
Largeur 22 m
Géocodification
Ville de Paris 3114

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Rue de l’Échelle
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La rue de l’Échelle est une voie du 1er arrondissement de Paris, en France.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

L’échelle patibulaire des évêques de Paris devait se dresser dans l’ancienne rue de l’Échelle[1].

Historique[modifier | modifier le code]

La primitive rue de l'Échelle, qui débutait à l'emplacement de la petite place du Carrousel et se terminait à la porte Saint-Honoré longeait, extérieurement, l'enceinte de Charles V.

En 1402, elle est appelée chemin qui va de la Seine à la porte Saint-Honoré, en 1439 rue des Fossés. Le censier de l'archevêché de 1633 est le premier document qui la désigne sous le nom de rue de l'Échelle.

En 1652 elle est tracée sur le plan de Gomboust, mais ne porte aucune dénomination.

Au coin de la rue Saint-Louis, il y avait une fontaine appelée fontaine du Diable, car elle était souvent tarie. Elle fut reconstruite en 1759[2].

Une décision ministérielle, du 18 thermidor an IX (), signée Chaptal, et une ordonnance royale du fixent la largeur de cette voie publique à 13 mètres.

Cette rue de l'Échelle débutait rue Saint-Honoré et finissait au début de la rue de l'Anglade Lors des travaux haussmanniens de 1852, l'ouverture de la partie comprise entre les rues Saint-Honoré et de Rivoli, ainsi que l'élargissement de cette dernière, a supprimé l'ancienne rue de l'Échelle en ouvrant une nouvelle rue de l'Échelle.

En 1866, la rue de l'Échelle est prolongée jusqu'à l'avenue de l'Opéra en absorbant les rues des Frondeurs et de l'Anglade ainsi qu'une partie des rues de la Fontaine-Molière et Sainte-Anne.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire[modifier | modifier le code]

  • no 9 : était installée dans la deuxième moitié du XIXe siècle et la première moitié du XXe siècle la galerie d'art de Franz Kleinberger, dit Francis Kleinberger, expert spécialisé dans la vente de tableaux anciens, notamment de l'école flamande[3] ;

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.v2asp.paris.fr/commun/v2asp/v2/nomenclature_voies/Voieactu/3114.nom.htm ; site consulté le 5 avril 2012.
  2. Jean de La Tynna : Dictionnaire des rues de Paris
  3. Arts Magazine, Vol. 7, 1932, Art Digest incorporated, p. 7.
  4. Trois pièces à l'entresol dont deux sur le devant, boutique et arrière-boutique et l'autre au-dessus de la porte cochère, deux pièces au quatrième donnant sur la rue du Carrousel, une petite cave et un caveau, le tout dépendant de la maison sise rue du Carrousel. Dans le bail du 22 avril 1793, AN Min LXXIX, 332, maître Castel, bail par le banquier Jean François Frin à Guy, la description est la même sauf pour les dépendances quatre pièces à l'entresol, quatre au cinquième étage, deux greniers, et une cave, loyer 2 600 francs, appartenant au sieur Tréneau, brodeur du roi, moyennant 1 500 livres de loyer pour chacune des neuf années. AN-Min cent LXXIX, 189 du 24 octobre 1774, étude de maître Rendu, bail à Jean-François Frin, banquier, principal locataire à Jacques Pascal Barrachin, négociant et directeur de la manufacture de porcelaine du 25 Faubourg Saint-Lazare, pour l'usage de la manufacture - AN, Min centLXXIX, 189 23 avril 1774 devant maître Rendu bail par Tréneau à Jacques-Marie Boutet de Monvel - 29 octobre 1776 (201), transport de bail par Antoine Gabriel Perrin maître tapissier à Jean-Baptiste Chaussard (actes cités par Régine de Plinval de Guillebon, La Porcelaine à Paris sous le Consulat et l'Empire, Librairie Droz, 1985, p.141.). Le Petit Carrousel fut tenu par une dame Boutet de Monvel, épouse de Jacques-Marie Boutet de Monvel qui fut l'auteur d'un roman historique sur lequel était inscrit : chez l'auteur rue du Petit Carrouzel, au magasin de porcelaine. Il fut un des éphémères associés commanditaires du comte d'Artois, et eut une liaison avec Marie Salvétat qui mit au monde une fille qui sera connue sous le nom de Mademoiselle Mars (lival -Salgues La manufacture du comte d'Artois). Dans cette maison logeait toute la famille Barthélemy, Charles Barthélemy et son frère Guy Bartélemy (mort le 2 février 1798) qui avait repris le magasin en 1780, y vendaient non seulement les porcelaines du comte d'Artois mais également celles provenant des manufactures de la Reine, des frères Chevallier, de Lefebvre, de Moitte, de Pétry, de Lemaire et de Perche (Plival de Guillebon : AP-, D.5 B6 - 2566, Livre journal de Guy, de 1793 à 1797).