Rue Racine (Nantes)

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Rue Racine
Image illustrative de l’article Rue Racine (Nantes)
La rue Racine vue depuis la place Graslin.
Situation
Coordonnées 47° 12′ 50″ nord, 1° 33′ 51″ ouest
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Ville Nantes
Quartier(s) Centre-ville
Tenant Place Graslin
Aboutissant rue Copernic
Morphologie
Type rue
Forme rectiligne
Histoire
Anciens noms Rue du Bignon Lestard
Rue Thiars
Rue de Gigant
Monuments Immeuble CGA
Ancien cinéma Apollo

Géolocalisation sur la carte : Loire-Atlantique

(Voir situation sur carte : Loire-Atlantique)
Rue Racine

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Rue Racine

Géolocalisation sur la carte : Nantes

(Voir situation sur carte : Nantes)
Rue Racine

La rue Racine est une voie publique de Nantes, en France. C'est une des principales rues commerçantes du centre-ville.

Localisation[modifier | modifier le code]

La voie, bitumée et ouverte à la circulation automobile, relie la place Graslin aux rues Copernic et Kléber en rencontrant successivement les rues Franklin, Marivaux, Scribe, la place Paul-Émile-Ladmirault, et les rues Anizon, Cassini et de la Galissonnière. Elle présente une différence de niveau de quelques mètres dans la partie sud-est, entre les places Graslin et Paul-Émile-Ladmirault.

Dénomination[modifier | modifier le code]

Le 13 novembre 1787, la rue est baptisée « rue Thiars », en hommage au comte de Thiars[1]. Elle change ensuite d'appellation lorsque les voies du quartier sont baptisées de noms célèbre liés au théâtre[2]. Jean Racine (1639-1699) est considéré comme l'un des plus grands auteurs du théâtre classique français.

Historique[modifier | modifier le code]

Ancien cinéma Apollo de Nantes

La portion la plus haute de la rue, au nord ouest, est ancienne, et faisait partie de la « rue Bignon-Lestard », axe principal de ce secteur de la ville jusqu'au XVIIIe siècle. C'est au moment de l'opération urbaine menée par Jean-Joseph-Louis Graslin à partir de 1777, qui aboutit, sous la conduite des architectes Jean-Baptiste Ceineray puis Mathurin Crucy, à la création d'un quartier autour de la place Graslin et de son théâtre[3], que la rue prend sa forme actuelle, et devient une voie à part entière. À l'origine, elle est plus courte que la voie actuelle, la rue Racine étant alors limitée à la partie nouvellement ouverte à partir de la place Graslin jusqu'à l'ancienne rue Bignon-Lestard, alors renommée rue de Gigant, au niveau du croisement avec la rue Scribe.

En 1839, la partie ancienne de la rue (partie haute), est alignée[4].

Par commodité, la rue Racine est prolongée, en 1898, jusqu'à la rue Copernic, en renomment une portion de la rue de Gigant[5].

Au début du XXIe siècle, deux cinémas, exploités par UGC après leur rachet en 1984[6], étaient en activité. Ils étaient situés presque l'un en face de l'autre :

  • l'Apollo, au no 21, ancien théâtre inauguré en 1908 avec une capacité de 1 700 fauteuils, il accueille au fil du temps et des goûts des propriétaires successifs, aussi bien des représentations théâtrales, que des concerts de music-hall et des séances de cinéma. Ravagé par un incendie en 1921, il est reconstruit avec une capacité réduite de 1 050 fauteuils. Sa proximité avec le théâtre Graslin l'oriente plutôt vers l'opérette, les spectacles musicaux ou les récitals. Ainsi, jusqu'au années 1970, les grands noms du music-hall vînrent s'y produire comme Maurice Chevalier, Mistinguett, Édith Piaf, Fernandel, Yves Montand, ou encore Coluche, avant que la salle ne consacre définitivement au cinéma. En 1976, la salle principale est détruite pour laisser la place à un complexe multisalles de cinq écrans. L'ancien balcon de la salle de spectacle est transformé en salle de 450 fauteuils à laquelle on accède par un escalier de 90 marches, tandis que les quatre autres salles possèdent des capacités plus réduites de 220, 110, 98 ou 76 fauteuils[6]. En 1997, l'Apollo se rendit populaire auprès des cinéphiles en proposant une stratégie commerciale destinée à concurrencer l'arrivée de multiplexes dans la périphérie nantaise, avec la diffusion d'une multitude de films en fin d'exclusivité au tarif très bon marché de 10 Francs (puis 2 euros), tous les jours et à toutes les séances. Il a fermé ses portes en 2003, et est devenu depuis une résidence de standing réalisée par le groupe Jouan[7] ;
  • le Racine, au no 22, ancien cinéma indépendant ouvert en 1976, spécialisé dans le film pornographique, il devient annexe de l'Apollo en 1984 lors du rachat de celui-ci par le groupe UGC et fermé en même temps que lui en 2003[8],[6].

Sites et monuments remarquables[modifier | modifier le code]

Aux nos 14 et 16 se trouve l'immeuble CGA, de style Art déco, actuellement siège de la société d'économie mixte Nantes-métropole gestion équipements.

Au no 20, les architectes Jean-Marie Lépinay (qui a conduit la restauration de la tour Lu en 1998) et Jean-François Peigné ont conçu, pour le compte de l'UGC Apollo qui en était alors propriétaire, un immeuble d'habitation dont le permis de construire a été délivré en 1975. L'élément caractéristique de la façade sur rue est l'utilisation de plaques de verre sombre (« Emalit »)[9].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Camille Mellinet, La Commune et la milice de Nantes, (lire en ligne), p. 303.
  2. Pied 1906, p. 244.
  3. Université de Nantes, 1984, p. 67.
  4. « Plan d'alignement de la ville approuvé le 5 septembre 1839, Section S, Feuille16 », sur catalogue.archives.nantes.fr, archives municipales de Nantes (consulté le 7 mai 2013).
  5. « Racine (rue) », sur catalogue.archives.nantes.fr, archives municipales de Nantes (consulté le 7 mai 2013).
  6. a b et c « Ancien cinéma Apollo à Nantes », sur salles-cinema.com, (consulté le 13 décembre 2016)
  7. UGC Apollo 1-2-4-6-7 sur sallesdecinemas.blogspot.fr
  8. Les cinémas nantais sur silverscreens.com
  9. Colette David, Michel Bazantay, Franck Gerno, Romain Rousseau et Murielle Durand-Garnier (photogr. Philippe Ruault), Nantes - Architectures remarquables* 1945/2000, Nantes, Nantes aménagement, , 140 p. (ISBN 2-9515061-0-4), p. 135.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Édouard Pied, Notices sur les rues de Nantes, A. Dugas, , 331 p., p. 244.
  • Université de Nantes. Service formation continue dont université permanente, Çà et là par les rues de Nantes, Nantes, Reflets du passé, , 207 p. (ISBN 2-86507-016-6).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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