Rue Boursault

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17e arrt
Rue Boursault
Façade art NouveauImmeuble au n°62-64
Façade art Nouveau
Immeuble au n°62-64
Situation
Arrondissement 17e
Quartier Batignolles
Début 62 boulevard des Batignolles
Fin 1 place Charles-Fillion
Morphologie
Longueur 556 m m
Largeur 15 m m
Géocodification
Ville de Paris 1221
DGI 1214

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Rue Boursault
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La rue Boursault est une voie située dans le 17e arrondissement de Paris.

Situation et accès[modifier | modifier le code]

Elle commence non loin du métro Rome, perpendiculairement au boulevard des Batignolles, et finit près de l'entrée Sud du Square des Batignolles.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Elle porte le nom de l'acteur, auteur, directeur de théâtre, homme d'affaires et révolutionnaire français Jean-François Boursault dit Boursault-Malherbe (1752-1842), qui était également propriétaire des terrains

Historique[modifier | modifier le code]

Jean François Boursault-Malherbe, propriétaire et financier a contribué à la création de cette voie, dans l'ancienne commune des Batignolles-Monceau[1]. Précédemment, elle s'appelait rue Boursault dans sa première partie, rue Bénard, entre la rue des Dames et la rue Legendre, et rue Jeanne d'Asnières, entre la rue Legendre et la place Charles-Fillion[2].

À la suite d'un accident ferroviaire survenu dans le tunnel des Batignolles en 1921, ce dernier est détruit entre 1923 et 1926. Les immeubles entre les nos 1 et 7 sont démolis afin d'ouvrir la tranchée[3],[4].

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire[modifier | modifier le code]

  • Au no 27 de la rue se trouve le Centre de Secours Boursault, dépendant de la 9ème Compagnie des pompiers de Paris.
  • L'immeuble du no 62-64[5] de style Art nouveau construit par l'architecte René Simonet. Une première intervention, au no 62, en 1900-1901 puis une seconde en 1910, au no 64. L'architecte a utilisé les différents matériaux sur la façade : pierre, fer, bois, brique et grès flammé d'Alexandre Bigot[6]. Immeuble classé MH en 2000.

Littérature[modifier | modifier le code]

Au début du roman Bel-Ami de Guy de Maupassant, le personnage principal, Georges Duroy, vit dans un appartement modeste de la rue Boursault, avec vue sur les chemins de fer et la gare des Batignolles (aujourd'hui Pont-Cardinet)[7].

Article connexe[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Cadastre révisé des communes annexées (1830-1850), section B dite de Batignolles, 5e feuille, côte ATLAS/95/8.
  2. Nomenclature des voies de Paris
  3. Le Génie civil : revue générale des industries françaises et étrangères, 4 décembre 1926, 46e année, t. 89, no 23 pp. 493–499 [lire en ligne]
  4. Plan parcellaire municipal de Paris (fin XIXe), 67e quartier « Batignolles », 113e feuille, côte PP/11830/E
  5. Notice no PA75170004, base Mérimée, ministère français de la Culture : Immeuble
  6. L'art Nouveau : 62-64 rue Boursault
  7. « Il revint à grands pas, gagna le boulevard extérieur, et le suivit jusqu'à la rue Boursault qu'il habitait. Sa maison, haute de six étages, était peuplée par vingt petits ménages ouvriers et bourgeois, et il éprouva en montant l'escalier, dont il éclairait avec des allumettes-bougies les marches sales où traînaient des bouts de papiers, des bouts de cigarettes, des épluchures de cuisine, une écœurante sensation de dégoût et une hâte de sortir de là, de loger comme les hommes riches, en des demeures propres, avec des tapis. Une odeur lourde de nourriture, de fosse d'aisances et d'humanité, une odeur stagnante de crasse et de vieille muraille, qu'aucun courant d'air n'eût pu chasser de ce logis, l'emplissait du haut en bas. La chambre du jeune homme, au cinquième étage, donnait, comme sur un abîme profond, sur l'immense tranchée du chemin de fer de l'Ouest, juste au-dessus de la sortie du tunnel, près de la gare des Batignolles. Duroy ouvrit sa fenêtre et s'accouda sur l'appui de fer rouillé. » Guy de Maupassant, Bel-Ami, Première partie, chapitre III