Rue Bourdaloue

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9e arrt
Rue Bourdaloue
Image illustrative de l’article Rue Bourdaloue
La rue Bourdaloue en 2019.
Situation
Arrondissement 9e
Quartier Chaussée-d'Antin
Début 20, rue de Châteaudun
Fin 1, rue Saint-Lazare
Morphologie
Longueur 74 m
Largeur 10 m
Historique
Création 1824
Dénomination 1824
Géocodification
Ville de Paris 1195
DGI 1186
Géolocalisation sur la carte : Paris
(Voir situation sur carte : Paris)
rue Bourdaloue
Images sur Wikimedia Commons Images sur Wikimedia Commons

La rue Bourdaloue est une voie du 9e arrondissement de Paris, en France.

Situation et accès[modifier | modifier le code]

La rue Bourdaloue est une voie publique située dans le 9e arrondissement de Paris. Elle débute au 20, rue de Châteaudun et se termine au 1, rue Saint-Lazare.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Portrait de Louis Bourdaloue.

Elle tient son nom de Louis Bourdaloue (1632-1704), jésuite français, brillant prédicateur connu pour la qualité de ses sermons.

Historique[modifier | modifier le code]

La rue Bourdaloue est ouverte en vertu d'une ordonnance royale du 21 juillet 1824 relative à l'aménagement des abords de l'église Notre-Dame-de-Lorette :

« Louis, par la grâce de Dieu, Roi de France et de Navarre ; à tous ceux qui ces présentes verront, Salut. Sur le rapport de notre ministre secrétaire d'État au département de l'Intérieur ;
vu l'emplacement de la nouvelle église de Notre-Dame-de-Lorette, à Paris, et des rues à ouvrir pour en faciliter les abords (les rues Bourdaloue et Fléchier), notre ordonnance du 3 janvier 1822, qui a autorisé l'acquisition d'une partie du terrain nécessaire à l'exécution de ce plan, les délibérations du Conseil Général du Département de la Seine faisant fonctions de Conseil Municipal de la Ville de Paris, vu l'avis du Préfet, notre Conseil d’État entendu, Nous avons ordonné et ordonnons ce qui suit :
  • Article 1 — La position de la nouvelle église de Notre-Dame-de-Lorette, à Paris, et les alignements des rues et places projetées aux abords de l'édifice sont arrêtés conformément au plan ci-joint.
  • Article 2 — Les acquisitions qui restent à conclure pour l'exécution de ce plan seront effectuées par la Ville, soit en traitant de gré à gré, avec les propriétaires, soit en procédant suivant les formes prescrites par les lois sur la matière, soit enfin, s'il y a lieu, par mesure de voirie, à charge par l'autorité municipale de soumettre à notre approbation les actes relatifs à ces acquisitions.
  • Article 3 — Notre ministre secrétaire d’État au département de l'Intérieur est chargé de l'exécution de la présente ordonnance.
Donné au château des Tuileries, le 4 décembre de l'an de grâce 1822, et de notre règne le vingt-huitième.
Signé : LOUIS. »

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire[modifier | modifier le code]

  • No 3 : Nicolas Villiaumé (1818-1877), historien, économiste et publiciste, y est mort le 9 août 1877[1],[2].
  • Dans cette rue[Où ?] se trouvait le siège du HOC (Comité de secours pour l'Arménie), originellement HOK (Haï Oknoutian Komité)[3]. Il est dirigé par un Conseil central. Il est formé par les comités locaux (un par ville, sauf à Paris et à Marseille). Missak Manouchian est membre du comité du Quartier latin et contribue rapidement au journal du HOC.

La rue Bourdaloue dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

La tarte Bourdaloue, entremets chaud de frangipane et de poires saupoudré de macarons écrasés, tient son nom de la rue Bourdaloue où était établi le pâtissier Fasquelle, qui l'inventa dans les années 1850[4],[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Acte de décès no 1050).
  2. data.bnf.fr.
  3. Claire Mouradian, L’Arménie, PUF, coll. « Que sais-je ? », p. 80, référence fournie par le président de Menez Ararat. Site : [1]. Menez est le mot breton pour « mont », l'association arménienne de Nantes, qui signale aussi une variante Hay Ocnoutian Gomidé ; on trouve effectivement le sigle HOG, utilisé par Cyril Le Tallec (cf. bibliographie). Ces variantes sont liées à des questions de transcription et à des différences dialectales dans la langue arménienne.
  4. Joseph Favre, Dictionnaire universelle de cuisine pratique, Place des Éditeurs, 2010, p. 254/1529 pp.
  5. Lesserteur, autre pâtissier installé également dans cette rue faisait aussi une tarte mais tirant plus sur la tarte aux amandes[réf. nécessaire].

Annexes[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]