Rubaiyat

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Première édition américaine de la traduction par Edward FitzGerald, 1878

Les Rubaïyat d'Omar Khayyam (robayat, robâ‘iyât ou roubaïyat selon la traduction, رباعیات عمر خیام en persan[1]) sont une collection de poèmes, écrits en persan, attribués à l'écrivain et savant perse Omar Khayyam (1048-1131). La traduction de « rubaïyat » est « quatrains ». D'autres poètes écrivirent des rubaïyat, dans la tradition de Khayyam : Fernando Pessoa, Yéghiché Tcharents, par exemple.

Structure d'un rubaï[modifier | modifier le code]

Les deux premiers vers d'un rubaï (singulier de rubaïyat[2]) riment ensemble avec le dernier, le troisième étant un vers libre. Selon Sadegh Hedayat, le quatrain persan est composé de deux distiques (beyt), soit au total quatre vers[3]. Le rythme des vers 1, 2 et 4 de chaque quatrain doit en principe être sur le modèle « ¯ ¯ ˘ ˘ ¯ ¯ ˘ ˘ ¯ ¯ ˘ ˘ ¯ », (son bref : ˘ ; long : ¯)[4]. Pour l'orientaliste français James Darmesteter (1849-1894), cette forme est « la plus puissante de cette poésie lorsqu'elle est maniée par un vrai poète[5]. »

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Persan : رباعى [robâʿi], pluriel رباعیات [robâʿiyât], de l'arabe رباعية [rubāʿiya], pluriel رباعيات [rubāʿiyāt], « quatrains » (c.f. Steingass, Francis Joseph, A Comprehensive Persian-English dictionary..., London, Routledge & K. Paul, (lire en ligne), p. 0567). Le nombre 4 se dit čahâr (چ‍ﮩ‍ار) en persan, mais se dit ʾarbaʿaẗ (أربعة) en arabe et rubʿ ربع signifie « le quart ».
  2. Les chants d'Omar Khayam, traduction française par M.F Fartaneh et Jean Malaplate du livre de Sadegh Hedayat, éd. José Corti, Paris 1993, réédition 2005, (ISBN 2-7143-0489-3)
  3. op. cit. p. 117.
  4. Hayyim, Sulayman, New Persian-English dictionary..., vol. 1, Teheran, Librairie-imprimerie Beroukhim, 1934-1936 (lire en ligne), p. 920.
  5. op. cit. p. 117.