Route transsaharienne

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Le projet de la « route transsaharienne », une expression désignant avant tout la RN 1 (axe 2).

Les routes transsahariennes sont des routes d'Afrique nord-sud permettant de traverser le désert du Sahara. Quatre axes majeurs (et leurs déclinaisons) permettent aujourd'hui de traverser ce dernier : à l’est, l'axe qui suit le Nil en Égypte puis au Soudan jusqu'à Khartoum ; à l’ouest, l'axe du Hoggar, entre Tamanrasset (Algérie) et Agadez (Niger) ; plus à l'ouest, l'axe traversant le Tanezrouft entre Reggane (Algérie) et Gao (Mali) ; enfin l'axe Atlantique, par le Maroc et la Mauritanie, première route transsaharienne entièrement goudronnée de l'histoire depuis 2004, lorsque le segment reliant les deux principales villes mauritaniennes (Nouakchott et Nouadhibou) a été terminé.

La « route transsaharienne » désigne aussi un projet de réseau plus ou moins bien défini de grandes routes panafricaines reliant six pays de part et d'autres du Sahara (Algérie, Tunisie, Mali, Niger, Tchad et Nigeria) lancé dans les années 1960.

La route littorale atlantique[modifier | modifier le code]

Transport routier sur l'axe goudronné Nouakchott-Rosso

Cette route traverse le Maroc sur toute sa longueur jusqu'à la frontière mauritanienne, puis longe le parc national du banc d'Arguin jusqu'à Nouakchott avant de poursuivre jusqu'à la frontière sénégalaise au niveau de Rosso. Unique route transaharienne entièrement goudronnée, achevée en novembre 2005[1], elle est le passage le plus sûr entre l'Afrique occidentale et l'Europe[2], conférant à la capitale mauritanienne Nouakchott un rôle de plaque tournante du commerce transsaharien entre l'Europe et l'Afrique[3].

L'axe algérien[modifier | modifier le code]

Vers le Niger[modifier | modifier le code]

La principale route transsaharienne, et la seule officiellement qualifiée comme telle (cf. projet) est la route nationale 1 (RN 1 ou N 1), un axe nord-sud long de 2 335 km reliant Alger à la Frontière entre l'Algérie et le Niger au niveau d'In Guezzam. Pour l'heure, il manque plus d'une centaine de kilomètres de route bitumée entre In Guezzam et Arlit, au Niger, dont la construction semble repoussée sine die[4], même si 50 km sont déjà achevés[réf. nécessaire].En revanche, sur la RN 1, le premier tronçon de 47 km entre Alger et Chiffa (Blida) est une autoroute, et la partie suivante, de 400 km, entre Chiffa et Laghouat, est en cours d'aménagement pour le devenir également.

Au Niger, une fois à Arlit, la route est bitumée jusqu'à Agadez puis Niamey. Des travaux de construction d'une section de 94 km allant plein sud pour relier Agadez à Zinder, sur la frontière nigériane, ont commencé en février 2006[réf. nécessaire] mais ne sont probablement pas achevés compte tenu de la situation sécuritaire.

Vers le Mali[modifier | modifier le code]

La route nationale 6 (RN 6) part des environs d'Oran et s'arrête au pied de la frontière malienne au niveau de Timiaouine en traversant le Tanezrouft. De l'autre côté, un réseau de pistes non goudronnées, dont la piste principale était appelée autrefois route Mer-Niger[5], suivent la vallée du Tilemsi via Tessalit pour rejoindre Gao sur le fleuve Niger, où elle se connecte à nouveau au réseau bitumé.

De plus, la RN 55A, une extension de la RN 1 au niveau de Tamanrasset, est en cours de prolongement vers la frontière malienne et devrait desservir Tin Zaouatine (Algérie)|Tin Zaouatine]].

Une section de la RN 1 entre In Salah et Tamanrasset, janvier 2009.

Vers la Libye[modifier | modifier le code]

La route nationale 3 (RN 3) est une route saharienne mais pas une route transsaharienne à proprement parler puisqu'elle va jusqu'à Djanet avant de franchir la frontière libyenne et rejoindre une route qui repart vers le littoral ;

L'axe Libye-Tchad[modifier | modifier le code]

Aucun progrès significatif n'a été réalisé dans la construction d'une route transsaharienne reliant le Tchad au littoral libyen.

L'axe Égypte-Soudan[modifier | modifier le code]

Si l'Égypte a depuis longtemps achevé la route goudronnée sur la rive occidentale du Nil jusqu'à la frontière avec le Soudan, celui-ci n'a construit une route sur la même rive que durant les années 2010. Aujourd'hui achevée, elle permet de désormais de relier les deux pays par voie uniquement routière.

Le projet de route transsaharienne[modifier | modifier le code]

L'idée de construire une route transsaharienne est née dans les années 1960 à l'initiative de la Commission économique pour l'Afrique (CEA), avec pour objectif de désenclaver les zones déshéritées et de promouvoir les échanges entre le nord et le sud du Sahara[6].

Suivi par un Comité de Liaison de la Route Transsaharienne (CLRT), le projet est supposé aboutir à la construction d'une route composée de quatre branches reliant deux capitales maghrébines (Alger et Tunis) à quatre capitales subsahariennes, à savoir Bamako, Niamey, N’Djamena et Lagos[7]. Les six pays membres de ce comité sont l'Algérie, la Tunisie, le Niger, le Mali, le Tchad et le Nigeria.

De façon générale, la route transsaharienne désigne dans ce cadre avant tout l'axe principal, à savoir celui dont la RN 1 algérienne constitue la majeure partie, le seul réellement mis en œuvre et auquel il ne manque plus qu'une centaine de kilomètres de route goudronnée entre la frontière algérienne et Arlit. Cet axe, long d'environ 4 000 km, relie Alger à Lagos via Tamanrasset, Agadez, Zinder, Kano et Abuja.

Les autres routes transsahariennes[modifier | modifier le code]

Récits[modifier | modifier le code]

  • Transhistoires. Histoires pour un transistor de Francis Parel (2006)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Judith Rueff, « Nouakchott-Nouadhibou, 470 km de goudron (1) », sur http://www.liberation.fr/, (consulté le 27 juillet 2016)
  2. Pierre Lepidi et Philippe Freund, Nouakchott-Nouadhibou La Mauritanie trace sa route, Ibis Presse, , 156 p. (ISBN 2910728536)
  3. Sébastien Boulay (dir.) et Bruno Lecoquierre (dir.), Le littoral mauritanien à l'aube du XXIe siècle. Peuplement, gouvernance de la nature, dynamiques sociales et culturelles, Karthala, , 432 p. (ISBN 9782811105525)
  4. Lila Ghali, « La transsaharienne Assamaka (Algérie) et Arlit (Niger) est-elle compromise ? », sur http://www.algerie1.com/, (consulté le 27 juillet 2016)
  5. Raymond Mauny, « Cahiers de terrain de Raymond Mauny », sur http://mauny.hypotheses.org/, (consulté le 31 juillet 2016)
  6. « L'achèvement de la route transsaharienne pourrait intervenir dans trois ans (CLRT) », sur hhttp://www.maghrebemergent.info/, (consulté le 27 juillet 2016)
  7. Abbès Zineb, « La Transsaharienne sera transformée en autoroute Nord-Sud », sur http://www.algerie1.com/, (consulté le 27 juillet 2016)

Articles connexes[modifier | modifier le code]