Rose Mafia

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Rose Mafia
Auteur Gérard Dalongeville
Pays Drapeau de la France France
Éditeur Jacob-Duvernet
Date de parution
Nombre de pages 298

Rose Mafia est un livre de Gérard Dalongeville sorti le en France, trois ans après son arrestation pour détournement de fonds publics, corruption, faux en écriture privée et usage de faux, favoritisme et recel de favoritisme à la mairie d'Hénin-Beaumont.

Parmi les rangs du Parti socialiste, certaines voix s'élèvent contre le livre en exprimant que le livre n'est que mensonge et que celui qui l'a écrit n'était pas crédible, tandis que le livre se vendait extrêmement bien dans la région Nord-Pas-de-Calais, au point d'être réimprimé.

Contexte[modifier | modifier le code]

Récit[modifier | modifier le code]

Dans Rose Mafia, Gérard Dalongeville règle ses comptes avec la Fédération socialiste du Pas-de-Calais et particulièrement avec Jean-Pierre Kucheida[1]. Il explique dans une interview qu'il n'a pas écrit le livre dans « un esprit de vengeance ou une quelconque revanche[2] » et qu'il n'est « pas anti-PS, ni anti-Hollande, mais anti-système[3] ».

Dans l'ouvrage de 298 pages, l'homme témoigne d'un « système pourri jusqu'à la moelle » afin de ne pas payer ses années tout seul[4]. Il explique tous les détails de la corruption.

Il explique qu'en commençant aux côtés de Pierre Darchicourt, maire précédent d'Hénin-Beaumont, il occupait un emploi fictif à la Société anonyme d'économie mixte immobilière de construction de Jacques Piette. Cet organisme fusionna en 2005 avec celui de Jean-Pierre Kucheida afin de former Adévia[5],[6].

La Soginorpa, la société civile immobilière de Jean-Pierre Kucheida, lui réglait ses dépenses, bien loin des centres d'intérêt de l'entreprise. Gérard Dalongeville parle de dépenses « aux Émirats arabes unis, en Corse, en Turquie, à Toulouse, à Annecy, à Malte… » avec des notes de restaurants et des facturations de place de parking dans les aéroports parisiens[7].

Réception[modifier | modifier le code]

Dans la classe politique française[modifier | modifier le code]

Pour Catherine Génisson, première secrétaire du PS du Pas-de-Calais, ce qu'a écrit Gérard Dalongeville est faux[8]. Dans les rangs socialistes, la chef du parti Martine Aubry souligne que l'ancien maire d'Hénin-Beaumont n'a aucune crédibilité[9].

Jean-Pierre Kucheida, le principal intéressé du livre et maire de Liévin, explique qu'il n'ira pas acheter « ce torchon[10] ».

Selon Steeve Briois, conseiller municipal d'Hénin-Beaumont, « l'affaire Dalongeville n'était que la partie émergée de l'iceberg[8] ».

Ventes[modifier | modifier le code]

Le livre Rose Mafia s'est facilement vendu dès le premier jour de sa sortie, le . À Lens et à Liévin, le livre s'est vendu « comme des petits pains[1],[11] ». Dans les librairies Furet du Nord de la région Nord-Pas-de-Calais, le même scénario se produit : les livres partent dans les premières minutes[11]. L'éditeur Jacob-Duvernet est tombé en rupture de stock dès le premier jour. Il décide d'en réimprimer 5 000, même si les 11 000 ouvrages n'avaient pas forcément un acquéreur[11].

En ligne, un site de vente sur Internet, positionne à la 5e place sur 100, l'ouvrage parmi les meilleures ventes[1].

Suite[modifier | modifier le code]

Rose Mafia 2 est sorti le , la veille du premier tour des élections législatives françaises de 2012. Guy Delcourt réclame la saisie de cet ouvrage[12].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Alain Mery, « "Rose Mafia ": succès annoncé », France 3 Nord-Pas-de-Calais, (consulté le )
  2. Xavier Rasmusen Reggiani, « Rose Mafia de Gérard Dalongeville : interview exde celui qui dénonce la corruption au sein du PS », Menly, (consulté le )
  3. Philippe Peter, « Gérard Dalongeville : "J'ai durant des années couvert le PS" », France Soir, (consulté le )
  4. Jacques Trentesaux, « PS du Pas-de-Calais: ce que révèle le livre "Rose Mafia" », L'Express, (consulté le )
  5. Virginie Rivière, « Face aux emplois fictifs », L'Internaute, (consulté le )
  6. « Adévia change de nom: il devient «Territoires soixante-deux» », sur lavoixdunord.fr,
  7. Virginie Rivière, « Le train de vie des élus », L'Internaute, (consulté le )
  8. a et b Gilles Durand, « Des élus régionaux réagissent à « rose mafia » », 20 Minutes, (consulté le )
  9. Emmanuel Magdelaine, « Aubry : "Dalongeville n'a pas de crédibilité" », France 3, (consulté le )
  10. Yves Portelli, « Rose Mafia : les premières impressions de Jean-PIerre Kucheida », La Voix du Nord, (consulté le )
  11. a b et c « « Rose mafia » de Dalongeville en librairie : chronique d'un succès annoncé », La Voix du Nord, (consulté le )
  12. Myriam Schelcher, « Guy Delcourt réclame la saisie de "Rose Mafia 2" », France 3 Nord-Pas-de-Calais, (consulté le )

Article connexe[modifier | modifier le code]