Richard Ponsonby-Fane

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Richard Ponsonby-Fane
Richard Ponsonby-Fane.jpg
Richard Ponsonby-Fane en 1937, peu de temps avant sa mort. L'écharpe qu'il porte autour du cou est un élément présent sur toutes les photos de ses dernières années. Elle aurait été fabriquée par l'impératrice Teimei et offerte en gage d'amitié.
Biographie
Naissance

Drapeau du Royaume-Uni Gravesend, Royaume-Uni
Décès
Nationalité
Drapeau du Royaume-Uni Britannique
Formation
Activités
Le Brympton d'Evercy (en), manoir de la famille Ponsonby, dans le Somerset.

Richard Arthur Brabazon Ponsonby-Fane, né le à Gravesend au Royaume-Uni et mort à l'âge de 59 ans le à Kyoto, est un japonologue, spécialiste de Shinto universitaire et auteur britannique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Ponsonby est né à Gravesend sur la rive sud de la Tamise dans le Kent. Il grandit dans la maison familiale à Londres et dans la résidence de son grand-père dans le Somerset, le Brympton d'Evercy (en)[1], dont il hérite après la mort de son grand-père et de son père. Il ajoute « Fane » à son nom lorsque le Brympton lui revient en 1916[2].

Ponsonby fait ses études à Harrow School[3].

Carrière[modifier | modifier le code]

En 1896, Ponsonby se rend au Cap pour devenir secrétaire privé du gouverneur britannique de la colonie du Cap[4]. Pendant deux décennies, sa carrière dans les gouvernements coloniaux de l'empire britannique lui fait parcourir le globe. Il travaille étroitement avec de nombreux chefs coloniaux en tant que secrétaire privé du gouverneur du Natal (1896)[5], du gouverneur de Trinité-et-Tobago (1898)[5], du gouverneur de Ceylan (1900)[5] et du gouverneur de Hong Kong (1903)[5]. Il est de nouveau posté au Natal en 1907 avant de devenir secrétaire privé du gouverneur des Fidji. De 1915 à 1919, il redevient secrétaire privé du gouverneur de Hong Kong[6].

En plus de son travail pour le gouvernement de Hong Kong, il dispense des conférences à l'université de Hong Kong de 1916 à 1926[7].

En 1919, Ponsonby-Fane s'installe au Japon, passant quatre mois de l'année à Hong Kong pour dispenser des conférences à l'université de la colonie de la Couronne[8].

En 1921, lorsque le prince héritier Hirohito visite Hong Kong en route pour l'Europe, Ponsonby-Fane lui sert d'interprète[9]. Lorsque le souverain est intronisé empereur en 1928, Ponsonby-Fane est le seul invité non-Japonais à assister à la cérémonie devant la porte Kenreimon du palais impérial[9]. En 1930, lorsque le prince Nobuhito Takamatsu et sa femme visite l'Europe, Ponsonby-Fane qui navigue sur le même bateau est invité à assister à toutes les réceptions d'accueil en leur honneur en Angleterre[9].

En 1932, il fait construire une maison de style japonais dans les faubourgs nord de Kyoto. Durant la dernière décennie de sa vie, il est toujours photographié avec une écharpe en laine qui aurait été confectionnée par l'impératrice douairière Teimei, la veuve de l'empereur Taishō, et il semble grandement apprécier ce présent[10].

Ponsonby-Fane meurt à son domicile de Kyoto en décembre 1937[11].

Quelques ouvrages[modifier | modifier le code]

Honneurs[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Secrétaire privé du souverain (en)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. A Biographical sketch of Dr. R. Ponsonby-Fane, Studies in Shinto and Shrines, p. 517.
  2. Britton, Dorothy. (1997). Richard Ponsonby-Fane, A Modern William Adams in Britain and Japan: Biographical Portraits. p. 193.
  3. Ponsonby-Fane, pp. 517-518.
  4. a et b Ponsonby-Fane, p. 518.
  5. a b c et d Britton, p. 194.
  6. a et b Britton, p. 195.
  7. Ponsonby-Fane, pp. 518-519.
  8. a et b Ponsonby-Fane, p. 519.
  9. a b et c Ponsonby-Fane, p. 520.
  10. a et b Britton, p. 203
  11. Ponsonby-Fane, p. 522.
  12. Ponsonby-Fane, p. 521.
  13. Fiévé, Nicolas. (2003). Japanese Capitals in Historical Perspective: Place, Power and Memory in Kyoto, Edo and Tokyo, p. 3. sur Google Livres

Liens externes[modifier | modifier le code]

Source de la traduction[modifier | modifier le code]