Richard Martineau

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Martineau.
Richard Martineau
Image illustrative de l'article Richard Martineau

Naissance (56 ans)
Verdun[1], (Canada)
Profession chroniqueur
Médias
Presse écrite Journal de Montréal
Télévision LCN
Radio CHOI FM Radio X
Fonction Chroniqueur, animateur

Richard Martineau (né le ) est un chroniqueur et animateur québécois de radio et de télévision.

Biographie[modifier | modifier le code]

Richard Martineau s'est fait connaître à partir des années 1990 comme chroniqueur de l'hebdomadaire montréalais Voir où il a publié ses Ondes de choc jusqu'en .

Il publie actuellement ses chroniques dans Le Journal de Montréal et dans d'autres magazines tels que InfoPresse et Elle Québec. De plus, il coanime depuis 1998 l'émission Les Francs-tireurs sur les ondes de Télé-Québec, d'abord avec l'animateur Benoît Dutrizac et Laurent Saulnier, puis avec le journaliste Patrick Lagacé de 2006 à 2013, pour revenir en duo avec Dutrizac par la suite.

En 2003, il est l'un des invités spéciaux de la parade gaie de Montréal[2]. Il a participé aussi aux débats de fin de soirée sur les ondes de TQS puis il a assuré l'animation de ces débats entre mai et septembre 2006.

Il partage sa vie avec Sophie Durocher avec qui il a eu un garçon. Auparavant, il a vécu avec la journaliste Nathalie Collard, avec qui il a eu deux filles[3].

Il est familier des milieux maçonniques montréalais et a réalisé un reportage sur ceux-ci dans Voir en 1992. Lecteur de Christopher Hitchens, il s'est dit fier d'être athée[réf. souhaitée].

Il anime jusqu'en août 2007 une émission de radio, puis, par la suite une émission à l'antenne de LCN. Enfin, il anime une émission quotidienne de radio à l'antenne de CHOI-FM à Québec[4].

En 2012, il habite le quartier d'Outremont[5].

Idéologie[modifier | modifier le code]

Entre le milieu des années 1980 et le début des années 2000, Richard Martineau écrit pour des revues telles que Voir et Séquences. Ses propos penchent alors généralement vers un certain progressisme social[6],[7],[8],[9],[10]. Avec le temps, ses positions évoluent de plus en plus vers une certaine droite (politique)[11],[12],[13],[14]. Dans un article intitulé « Les faux jeunes », publié dans Le Journal de Montréal, il explique ce changement de cap en ces termes : « J'ai travaillé, j'ai eu des enfants, j'ai vécu toutes sortes d'expériences, j'ai payé des impôts - j'ai vu pleuvoir, comme dirait l'autre. Si à 53 ans, tu penses comme tu pensais à 23 ans, tu as perdu 30 ans de ta vie. »[12]

Durant la décennie 1990, il fait paraître trois essais aux Éditions du Boréal. La Chasse à l'éléphant : sur la piste des babyboomers (1990) se veut notamment un diatribe à l'endroit des baby boomers, alors que Pour en finir avec les ennemis de la télévision (1993) cible les soi-disant intellectuels pour qui la télévision serait à l'origine de tous les maux mais qui n'hésiteraient pas à utiliser ce même médium pour véhiculer leur message[15]. Enfin, en 1998, il se joint à l'homme de lettres Jacques Godbout pour faire paraître Le buffet : dialogue sur le Québec à l'an 2000 . Selon le critique du Devoir Robert Saletti, ses lignes laissent transparaître une américanophile, suggérant notamment que le succès de la culture américaine serait dû à sa capacité d'ouverture ainsi que sa propension à absorber et digérer, tel une éponge. Richard Martineau écorcherait aussi un « fétichisme linguistique » dont serait victime le Québec. La langue ne serait ainsi qu'« un outil, une monnaie d'échange, une clé pour sortir du ghetto »[16].

Controverses[modifier | modifier le code]

Certains articles et des chroniques de Richard Martineau sont l'objet de controverses, dont :

-Lors du lock-out des employés du Journal de Montréal, Martineau décide de continuer sa rédaction de chroniques et soutient qu'il n'est pas un briseur de grève malgré les accusations du président du syndicat des employés du journal, Raynald Leblanc[17].

- En 2013, il ouvre son émission "Franchement Martineau" vêtu d'une Burqa. [18]

-Martineau a été accusé de propos « irresponsables[19] » et « diffamatoires[20] » à l'occasion.

-Inversement, il poursuit pour diffamation le média web Ricochet qui a publié en février 2016 une parodie de notice nécrologique le concernant[21],[22] et ce quelques mois à peine après avoir été un des plus ardents défenseurs de la liberté d'expression en intitulant 45 de ses chroniques "Je suis Charlie" dans le Journal de Montréal (chacune étant numérotée de 1 à 45).

-En 2017, après que Radio-Canada[23] eut révélé l'existence d'un mémoire de maîtrise[24] concernant les chroniques de Richard Martineau, qui soutenait que ce dernier participait à l'islamophobie, Martineau réagit par une chronique[25] au Journal de Montréal et par une entrevue[26] à LCN où il affirme que ce mémoire aurait comme grande faiblesse de ne pas définir le terme "islamophobie". Ce qui était faux, le mémoire en question s'attardant longuement sur les différentes définitions données au terme "islamophobie". Cette affirmation de monsieur Martineau fit rapidement réagir sur les réseaux sociaux[27] et dans les médias écrits[28].

Grève étudiante de 2012[modifier | modifier le code]

Les prises de position de Martineau contre le mouvement de grève étudiante québécoise en 2012 soulèvent la controverse.

Le 20 mars 2012, il publie un message sur Twitter (« Vu sur une terrasse à Outremont: 5 étudiants avec carré rouge, mangeant, buvant de la sangria et parlant au cellulaire. La belle vie ! »[29]) qui entraîne une panoplie de réactions sur Internet allant de la saturation de son compte Twitter à une fausse page Wikipédia[30],[31],[32].

Dans le cadre d'une manifestation étudiante nocturne tenue le 3 mai 2012, des étudiants scandant des slogans anti-Martineau ont voulu manifester devant la résidence personnelle de Richard Martineau, mais se sont trompés de maison[33].

Conseil de presse du Québec[modifier | modifier le code]

  • En mars 2010, le Conseil de presse du Québec blâme M. Martineau ainsi que Le Journal de Montréal pour information incomplète, pouvant conduire à une interprétation abusive, relativement à un texte portant sur une manifestation tenue en l’honneur de Fredy Villanueva[34]. La décision a été confirmée par la Commission d’appel du Conseil de presse[35].
  • En septembre 2012, le Conseil de presse du Québec blâme de nouveau M. Martineau ainsi que Le Journal de Montréal pour information inexacte, propos discriminatoires et préjugés tenus à l'égard de la Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante[36],[37],[38].
  • En mai 2014, le Conseil de presse du Québec blâme M.Martineau pour propos discriminatoires et expression de préjugés[39].
  • En mars 2015, le Conseil de presse du Québec blâme M.Martineau pour les griefs d’information inexacte, manque de respect et absence de rectification[40].
  • En octobre 2016, le Conseil de presse du Québec blâme le chroniqueur Richard Martineau et les quotidiens Le Journal de Montréal et Le Journal de Québec pour le grief de propos entretenant les préjugés envers les femmes et les musulmans[41].
  • En janvier 2017, le Conseil de Presse du Québec adresse un blâme sévère à M. Richard Martineau et le site journaldemontreal.com pour le grief d’informations inexactes[42].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Biographie: Richard Martineau », Le Journal de Montréal (consulté le 25 mai 2012)
  2. http://www.gai-ecoute.qc.ca/default.aspx?scheme=2874
  3. Jean-François Codère, « Richard Martineau et son ex. Chicane publique à propos des enfants », Le Journal de Montréal,‎ (lire en ligne).
  4. http://www.lapresse.ca/le-soleil/arts/television-et-radio/201507/17/01-4886231-richard-martineau-a-choi-le-midi.php
  5. Guy A. Lepage (animateur), « Émission du 1 avril 2012 », Tout le monde en parle, Société Radio-Canada,
  6. Martineau, « Fight the Power »
  7. « Érudit - Martineau, Richard - Index des auteurs - Revue Séquences »
  8. name="fauxjeunes"/>
  9. Martineau, « La gauche peut-elle aimer le caviar? »
  10. http://www.erudit.org/culture/sequences1081634/sequences1159468/50859ac.pdf
  11. Martineau, « L’ABC de l’ASSÉ »
  12. a et b Martineau, « Les faux jeunes »
  13. « De nouveaux décors et un panel à droite à LCN - Richard Therrien - Télévision et radio »
  14. « Richard Martineau qui parle d'économie, quossa donne? »
  15. Jean-Pierre Lamoureux, « Essais québécois », Nuit blanche, périodique littéraire,‎ (lire en ligne).
  16. Robert Saletti, « Le royaume de l'obésité », Le Devoir,‎ (lire en ligne).
  17. Caroline Roy, « Prise de bec à Tout le monde en parle », Rue Frontenac.com,‎ (lire en ligne).
  18. « Richard Martineau en burqa à LCN », sur Le Huffington Post (consulté le 26 juin 2017)
  19. « Richard Martineau sème le vent… », Rue Frontenac.com,‎ (lire en ligne)
  20. Patrick Bellerose, « L'affaire Corriveau: quelle bonne nouvelle! », Branchez-vous.com,‎ (lire en ligne).
  21. « Notice nécrologique : Richard Martineau (1961-2016) », sur ricochet.media, (consulté le 5 décembre 2016)
  22. ICI.Radio-Canada.ca, « Richard Martineau poursuit un média indépendant pour 350 000 $ »
  23. Zone Société - ICI.Radio-Canada.ca, « Les chroniques de Richard Martineau alimentent l’islamophobie, selon une étude », sur Radio-Canada.ca (consulté le 26 juin 2017)
  24. Service des bibliotheques de l'UQAM - technologie de l'information, « Parcourir par auteur Beauregard, Mélanie - Archipel », sur www.archipel.uqam.ca (consulté le 26 juin 2017)
  25. Richard Martineau, « Qu’est-ce que l’islamophobie? », sur Le Journal de Montréal (consulté le 26 juin 2017)
  26. «Qu'on étudie mes textes à l'université, c'est une aberration», sur TVA Nouvelles (consulté le 26 juin 2017)
  27. Clique du plateau, « Richard non plus n’a pas regardé l’étude???? », sur La Clique du Plateau, (consulté le 27 juin 2017)
  28. Frédéric Bérard, « L’affaire Martineau ou la valeur de la science », sur Métro, .
  29. RiMartineau, « Tweet du 22 mars 2012 à 20h37 », sur https://twitter.com,
  30. Charles Prémont, « Richard Martineau parodié sur Twitter », Branchez-vous,‎ (lire en ligne)
  31. « Aidez Richard Martineau »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?),
  32. Fradette, « Embourgeoisé », sur mauvaisoeil.com,
  33. « Manifestation nocturne: les étudiants ont attaqué la mauvaise maison - Gabrielle Duchaine - Conflit étudiant »
  34. http://canlii.ca/t/2bvm1
  35. http://canlii.ca/t/2d5k9
  36. « D2012-04-090 - Conseil de presse du Québec »
  37. Richard Martineau, « La stupidité du conseil de presse », sur http://blogues.journaldemontreal.com, Le Journal de Montréal,
  38. Paraclet, « Comprendre Martineau (1) », sur http://www.mauvaiseherbe.ca, Mauvaise herbe,
  39. « D2013-10-044 | Conseil de presse du Québec », sur conseildepresse.qc.ca (consulté le 26 juin 2017)
  40. « D2014-09-016 | Conseil de presse du Québec », sur conseildepresse.qc.ca (consulté le 26 juin 2017)
  41. « D2016-02-093 | Conseil de presse du Québec », sur conseildepresse.qc.ca (consulté le 26 juin 2017)
  42. « D2016-04-129 | Conseil de presse du Québec », sur conseildepresse.qc.ca (consulté le 26 juin 2017)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]