Rahul Gandhi

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Rahul Gandhi
राहुल गांधी
Illustration.
Rahul Gandhi en 2018.
Fonctions
Député indien
En fonction depuis le
(19 ans, 10 mois et 26 jours)
Élection 20 avril-10 mai 2004
Réélection 16 avril-13 mai 2009
7 avril-12 mai 2014
11 avril-19 mai 2019
Circonscription Amethi (2004-2019)
Wayanad (depuis 2019)
Prédécesseur Sonia Gandhi (Amethi)
M. I. Shanavas (Wayanad)
Successeur Smriti Irani (Amethi)
Président du Congrès national indien

(1 an, 7 mois et 25 jours)
Prédécesseur Sonia Gandhi
Successeur Sonia Gandhi
Vice-président du Congrès national indien

(4 ans, 10 mois et 27 jours)
Président Sonia Gandhi
Prédécesseur Jitendra Prasada
Successeur Poste Vacant
Secrétaire général du Congrès national indien

(5 ans, 3 mois et 25 jours)
Biographie
Date de naissance (53 ans)
Lieu de naissance New Delhi (Inde)
Nationalité Indienne
Parti politique Congrès national indien
Père Rajiv Gandhi
Mère Sonia Gandhi
Diplômé de Université Harvard
Rollins College (en)
Trinity College (Cambridge)
Résidence New Delhi (Inde)

Signature de Rahul Gandhiराहुल गांधी

Rahul Gandhi (en hindi : राहुल गांधी), né le à New Delhi, est un homme politique indien. Fils de l'ancien Premier ministre Rajiv Gandhi et de l'ancienne présidente du Congrès Sonia Gandhi, il est l'héritier de la famille Nehru-Gandhi.

Il est député de 2004, secrétaire général du Congrès entre 2007 et 2013, vice-président entre 2013 et 2017 puis président de à .

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Rahul Gandhi est né le à New Delhi. Il est l’aîné des deux enfants de Rajiv Gandhi, plus tard Premier ministre de l'Inde, et Sonia Gandhi, qui le précéda à la présidence du Congrès national indien.

Sa grand-mère est Indira Gandhi, Première ministre à l'époque de sa naissance et elle-même fille unique de Jawaharlal Nehru, le premier Premier ministre de l'Inde indépendante.

Rahul Gandhi fréquente l'école St. Columba's à Delhi, puis The Doon School à Dehradun. Après l'assassinat d'Indira Gandhi, alors que Rajiv Gandhi devient Premier ministre le , Rahul et sa sœur Priyanka Gandhi sont éduqués à la maison.

Rahul Gandhi rejoint pour ses études l'université Harvard mais, après l'assassinat de son père en 1991, il rejoint le Rollins College pour des raisons de sécurité. Durant cette période, il utilise le pseudonyme de Raul Vinci. Il obtient un Baccalauréat ès lettres en 1994 puis un Master of Philosophy au Trinity College de Cambridge en 1995.

Il rejoint ensuite le secteur privé et travaille dans une firme londonienne de consultants en gestion, puis, à partir de 2002 à Bombay.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Rahul Gandhi se présente et remporte ses premières élections en 2004, dans la circonscription d'Amethi qu'occupait précédemment son père, puis sa mère. En 2006, avec sa sœur Priyanka, ils supervisent la campagne de Sonia Gandhi dans la circonscription de Rae Bareilly.

En 2007, Rahul Gandhi est nommé secrétaire général du Congrès national indien et président du Indian Youth Congress, l'organisation de jeunesse du parti. Depuis cette époque, il est souvent considéré comme un potentiel candidat au poste de Premier ministre.

En 2012, il supervise la campagne du Congrès lors des élections locales en Uttar Pradesh, l'État le plus peuplé d'Inde et où le parti enregistre de faibles scores depuis plusieurs années. Le Congrès remporte 28 sièges, soit 6 de plus que lors des précédentes élections, mais ne parvient pas à concurrencer les partis majeurs de l'État.

Président du parti du Congrès[modifier | modifier le code]

Rahul Gandhi en 2013.

Le , Rahul Gandhi devient président du Comité de coordination du Congrès en vue des élections de 2014. Le , il devient vice-président du Congrès. Le , il en prend la présidence à la place de sa mère Sonia Gandhi, qui occupait ce poste depuis 19 ans.

Pendant la campagne précédant les élections législatives de 2019, il est la cible d'attaques islamophobes et xénophobes. Il est présenté par le Bharatiya Janata Party (BJP) comme musulman, parce qu’une photographie le montrait enfant en prière dans une mosquée.

Le président du BJP, Amit Shah, a également affirmé qu'il se présentait dans une circonscription à majorité musulmane (ce qui était faux), qu’il comparait au Pakistan ; il a également expliqué qu’en voyant les cortèges des partisans de son adversaire il n’arrivait pas à savoir si l’action se passait « en Inde ou au Pakistan »[1].

Le , Rahul Gandhi publie une lettre de quatre pages sur Twitter pour officialiser sa démission de la présidence du Parti du Congrès, à peine plus d’un mois après la déroute subie par son camp aux élections législatives[2]. Son mandat n’aura duré qu’un an et demi[3].

Pressions du gouvernement et poursuites judiciaires[modifier | modifier le code]

Rahul Gandhi et plusieurs autres responsables du Parti du Congrès ont vraisemblablement été espionnés par le gouvernement indien à travers le logiciel israélien Pegasus[4].

En juin 2022, une agence gouvernementale ouvre une enquête à leur encontre, les accusant de blanchiment d’argent dans le financement d’un journal proche du Congrès, ce qu’il conteste[5].

Il est condamné en mars 2023 par un tribunal du Gujarat à deux ans de prison pour diffamation envers le Premier ministre Narendra Modi, qu'il avait traité de voleur en 2019. Le juge qui examinait l’affaire est l’ancien avocat du ministre de l'Intérieur Amit Shah, proche allié de Narendra Modi[6]. Dès le lendemain, le Parlement, où le BJP est majoritaire, le démet de son mandat de député. La sentence le rend inéligible pour six ans ce qui devrait l’empêcher de se représenter aux élections de 2024. Les principaux partis d’opposition ont vivement condamné une tentative de bâillonner une voix dissidente. Le Monde note que cette condamnation intervient dans un « climat politique chaque jour plus délétère », les personnalités en vue de l’opposition ou des médias indépendants étant la cible d’opérations punitives[5]. Pour l'universitaire Gilles Verniers, « il est clair que l’Inde fait usage de la loi à des fins partisanes et arbitraires. C’est du légalisme autocratique utilisé contre un membre éminent de l’opposition pour s’en débarrasser sous couvert de la loi[6]. »

Rahul Gandhi avec Suresh Gupta durant la marche Bharat Jodo Yatra, en 2023.

Le 4 août 2023, la Cour suprême suspend sa condamnation, permettant son retour comme député à la Lok Sabha[7],[8].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. En Inde, comment remporter les élections avec un bilan désastreux, Christophe Jaffrelot, Monde diplomatique, juillet 2019
  2. « Rahul Gandhi, l'héritier face à un revers électoral cuisant », sur Le Point,
  3. Guillaume Delacroix, « En Inde, Rahul Gandhi abandonne la présidence du Parti du Congrès », sur Le Monde,
  4. « Rahul Gandhi, l’opposant de Narendra Modi dans le viseur de Pegasus », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)
  5. a et b « En Inde, l’opposant Rahul Gandhi victime d’une manœuvre du camp Modi pour l’écarter », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)
  6. a et b « En Inde, Modi neutralise ses principaux opposants », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)
  7. « Inde : la Cour suprême suspend la peine de prison de l'opposant Rahul Gandhi », sur France 24, (consulté le )
  8. « Inde : face à Narendra Modi, l’opposition se met en ordre de marche », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )