Radbod Ier de Frise

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Radbod Ier de Frise
Illustration.
Portrait de Radbod par P. Winsemius (Historische geschiedenisse van Frieslandt)
Titre
Roi de Frise
Prédécesseur Aldgisl Ier
Successeur Poppo Ier
Biographie
Dynastie Folcwalding
Date de naissance vers 645
Date de décès
Père Richard II de Frise
Conjoint Princesse de Garðaríki
Enfants 1. Theudesinde
2. Saint Fris
3. Poppo Ier de Frise
Religion Paganisme germanique

Radbod Ier de Frise (en néerlandais : Radbod I van de Friezen, et en allemand : Radbod I. von Friesland), également connu sous les noms de Ratbod, Radboud ou encore Redbad (né vers 645 et mort en 719), est un roi de Frise de 679 à 719.

Il est sans doute selon certaines sources le fils de Richard II de Frise.

Biographie[modifier | modifier le code]

Son prédécesseur, Aldgisl, avait accueilli à partir de 678 le missionnaire chrétien Wilfrid d'York qui avait commencé l'évangélisation de ses États[1]. Radbod, pour sa part resté fidèle au paganisme, tente de gagner son indépendance vis-à-vis des Royaumes francs, en résultant de nombreuses guerres civiles déchirant la région.

En 689, il est battu par le maire du Palais d'Austrasie Pépin de Herstal lors de la bataille de Dorestad[2] et doit lui céder la Frise occidentale, de l'embouchure de l'Escaut à la Vlie. Utrecht tombe sous influence franque en 690 et devient le siège d'un évêché dirigé par Willibrord, qui continue l'évangélisation des Frisons.

Radbod s'enfuit vers le nord à la suite de cette défaite, peut-être jusqu'à Heligoland. Il reprend les armes en 692, puis vaincu à nouveau, se soumet. Il dépêche une ambassade à Pépin et devient tributaire des Francs. Pépin doit intervenir encore à Dorestad en 697 contre les Frisons qui sont vaincus[3]. Selon la légende, Radbod aurait alors accepté de se convertir et le missionnaire Wulfram de Sens est envoyé pour le baptiser. Mais le roi des Frisons refuse le sacrement au dernier moment. Sa fille Theudesinde épouse en 711 le fils aîné de Pépin, Grimoald II[3].

La légende de Saint Fris fait de celui-ci un fils de Radbod, qui se serait enfui après sa conversion au catholicisme auprès de Charles Martel, fils naturel de Pépin.

Après la mort de Grimoald et de Pépin en 714, Radbod attaque de nouveau les Francs. Il chasse Willibrord et ses moines et avance jusqu'à Cologne, où il bat les troupes de Charles Martel en 716. Radbod meurt en 719. Son successeur Poppo, continue la lutte mais Charles Martel parvient à soumettre les Frisons par des expéditions en 725, 734 et 736.

Famille[modifier | modifier le code]

Ascendance[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Stéphane Lebecq, Marchands et navigateurs frisons du haut Moyen Âge : Corpus des sources écrites, Presses universitaires Septentrion, , 472 p. (ISBN 978-2-85939-198-0, lire en ligne), « 56 ».
  2. Leopold August Warnkönig et Pierre Florent Gérard, Histoire des Carolingiens, Bruxelles, Éditeur J. Rozez, (lire en ligne), « 172 ».
  3. a et b Stéphane Lebecq, op. cit., p. 328 [lire en ligne].