Résolution 336 du Conseil de sécurité des Nations unies

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Conseil de sécurité des Nations unies
Résolution 336

Description de l'image Flag of the Bahamas.svg.
Caractéristiques
Date 18 juillet 1973
Séance no  1732
Vote Pour : 15
Abs. : 0
Contre : 0
Sujet Admission de la Communauté des Bahamas
Résultat Adoptée

Membres permanents

Conseil de sécurité 1973
Drapeau de la République populaire de Chine Chine · Drapeau des États-Unis États-Unis · Drapeau de la France France · Drapeau du Royaume-Uni Royaume-Uni · Drapeau de l'URSS URSS

Membres non-permanents

Drapeau de l'Australie Australie · Drapeau de l'Autriche Autriche · Drapeau de la Guinée Guinée · Drapeau de l'Indonésie Indonésie · Drapeau de l'Inde Inde · Drapeau du Kenya Kenya · Drapeau du Panama Panama · Drapeau du Pérou Pérou · Drapeau du Soudan Soudan · Drapeau de la République fédérative socialiste de Yougoslavie Yougoslavie

La Résolution 336 est une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU votée le concernant la Communauté des Bahamas et qui recommande à l'Assemblée générale des Nations unies d'admettre ce pays comme nouveau membre.

Contexte historique[modifier | modifier le code]

Pourvue d'un gouvernement, d'assemblées législative et délibérative, de tribunaux, de services publics, les Bahamas devinrent accueillantes aux nouveaux colons. En 1782, les Espagnols - à qui Louis XV avait offert, vingt ans plus tôt, la Louisiane pour les dédommager de la perte de la Floride - attaquèrent New Providence. L'île capitale ne comptait alors que mille quatre cents défenseurs. Une flotte, commandée par le gouverneur de Cuba, don Juan Manuel de Cagigal y Montserrat, et appuyée par des vaisseaux américains, s'empara de Nassau. Il fallut l'intervention d'une petite armée, recrutée en Caroline par un loyaliste, le colonel Andrew Devaux, pour chasser les occupants et assurer à l'archipel une paix durable.

En avril 1861, quand éclata aux États-Unis la guerre entre les États du nord et du sud de l'Union, les Bahamas devinrent, pour les Sudistes, un arsenal transitoire. La victoire du Nord, en 1865, et les pénitences imposées au Sud provoquèrent un nouvel afflux de réfugiés, planteurs ruinés par l'abolition de l'esclavage. Venus avec leurs esclaves, ils furent déçus d'apprendre que, depuis le Ier août 1833, tous les noirs débarquant aux Bahamas devenaient libres, jouissant comme l'exigeait l'Emancipation Act, des mêmes droits que les blancs. Malgré la loi, subsista longtemps une ségrégation raciale qui fit qu'en 1885, à Harbour Island, cinq noirs furent condamnés à vingt shillings d'amende pour avoir emprunté la porte réservée aux Blancs afin d'entrer dans l'église méthodiste qu'ils avaient contribué à construire.

Les épreuves avaient si bien renforcé les liens entre les Bahamas et la lointaine mère patrie que des sujets de Sa Très Gracieuse Majesté vinrent tenter fortune dans les îles.

Même depuis l'indépendance de la colonie, accordée sans hésitation, le 10 juillet 1973, par la Grande-Bretagne, les Bahaméens se flattent de rester fidèles à la Couronne. Comme tous les pays du Commonwealth, le portrait de leur chef d'État, la reine Élisabeth II, figure dans tous les locaux administratifs. (Issu de l'article Bahamas).

Texte[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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