Porte de l'Enfer (Turkménistan)

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Porte de l'Enfer
Image illustrative de l'article Porte de l'Enfer (Turkménistan)
Le dépôt de nuit en 2010
Présentation
Coordonnées 40° 15′ 09″ nord, 58° 26′ 22″ est
Pays Turkménistan
Région Ahal

Géolocalisation sur la carte : Turkménistan

(Voir situation sur carte : Turkménistan)
Point carte.svg

La Porte de l'Enfer est un champ de gaz naturel situé à Derweze (également orthographié Darvaza, ce qui signifie « porte »), dans la province d'Ahal au Turkménistan. La porte de l'enfer est appelée ainsi à cause de son foyer de gaz naturel brûlant en permanence depuis qu'il a été allumé par des scientifiques soviétiques de la pétrochimie en 1971. Le feu est alimenté par les dépôts de gaz naturel riches de la région. L'odeur âcre de la combustion de soufre envahit la zone sur une certaine distance.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le domaine est situé près du village de Derweze, au milieu du désert du Karakoum, environ 260 kilomètres au nord d'Achgabat. La réserve de gaz qui s'y trouve est une des plus grandes du monde. Le nom « Porte de l'enfer » a été trouvé par les gens du pays. Il a été inspiré par l'incendie, la boue bouillante ainsi que les flammes orange du grand cratère de Derweze, large de 70 mètres de diamètre[1],[2],[3]. Les points chauds s'étendent sur une zone d'environ 60 mètres de largeur et 20 mètres de profondeur[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le site a été découvert par des scientifiques soviétiques en 1971[5]. Il devait à la base être un important champ pétrolifère[6]. Les scientifiques ont mis en place une plate-forme de forage ainsi que le camp à proximité. Ils commencèrent les opérations de forage pour évaluer la quantité de réserve de gaz disponible sur le site. Satisfaits de la découverte de cette nouvelle source de gaz, les Soviétiques commencèrent le stockage. Malheureusement le sol se déroba en un large cratère et fit disparaitre l'appareil de forage et le camp. Il n'y eut aucune victime. À cause de cet incident, de grandes quantités de méthane furent libérées, créant un problème environnemental mais aussi un danger pour les habitants des villages voisins.[réf. nécessaire]

Craignant la libération de gaz toxiques de la caverne, les scientifiques décidèrent de le brûler[3]. Les circonstances étaient telles que l'extraction du gaz était impossible. À l'époque, on s'attendait à ce que la totalité du gaz brûle en quelques semaines, mais la combustion se poursuit encore de nos jours, après plus de quarante ans[3].

Effets sur le développement futur du gaz[modifier | modifier le code]

Touristes admirant le cratère de nuit.

En avril 2010, le président du Turkménistan, Gurbanguly Berdimuhamedow, a visité le site et ordonné que le trou soit fermé, ou que des mesures soient prises pour limiter son influence sur le développement d'autres gisements de gaz naturel dans la région[5]. Le Turkménistan prévoit de tripler à horizon de 20 ans sa production de gaz naturel qui est actuellement de 75 milliards de mètres cubes/an, dans le but de stimuler ses exportations vers le Pakistan, la Chine, l'Inde, l'Iran, la Russie et l'Europe occidentale [4].

En 2016, le trou est encore brûlant. Il est maintenant devenu une destination touristique internationale[7].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Émeline Ferard, « La Porte de l'Enfer brûle depuis plus de 40 ans au Turkménistan », (consulté le 11 octobre 2014)
  2. « Turkménistan: Les portes de l'enfer, erreur scientifique devenue atout touristique », sur 20minutes.fr, (consulté le 11 octobre 2014)
  3. a, b et c (en) « What a ‘hell hole’! », Pakistan Daily Times,‎ (lire en ligne)
  4. a et b (en) Marat Gurt, « Turkmen president wants to close "Hell's Gate" », Reuters,‎ (lire en ligne)
  5. a et b (en) « The Door to Hell : Take a look inside a giant hole in the desert which has been on fire for more than 40 YEARS », Daily Mail, (consulté le 10 octobre 2012)
  6. American Geological Institute, Earth, American Geological Institute, (lire en ligne), p. 22
  7. (en) Suggested by Steven Rogers, « A Parallel World », Mbandf.com, (consulté le 19 février 2014)

Annexes[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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