Poney celte

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Poney celte
Région d’origine
Région Europe de l'ouest
Caractéristiques
Morphologie Poney
Taille Environ 1,30 m
Robe Caractères primitifs
Autre
Utilisation Bât, attelage.

Le poney celte, poney celtique, cheval celte ou equus celticus est un type de poney ou de petit cheval très ancien, maintenant éteint. Très proche du tarpan, il vit à l'état sauvage à l'époque préhistorique, puis est probablement domestiqué par des peuples celtes. Il est à l'origine de nombreuses races de poneys d'Europe de l'Ouest, mais les poneys celtes ne forment probablement pas une race. Le poney Exmoor est décrit comme l'un des plus proches descendants des montures des anciens Celtes et, à ce titre, il est souvent qualifié de poney celte.

Description[modifier | modifier le code]

Des poneys Exmoor, décrits comme très proches du poney celte.

Des ossements datés d'un million d'années présentent le type du poney celte et prouvent que cet animal est très proche du tarpan, probablement un descendant de ce dernier. Le poney celte possède une taille au garrot avoisinant celle de son ancêtre sauvage, c'est-à-dire environ 1,30 m[1]. Le poney de type nordique est également très proche du tarpan et du poney celte[2].

Parmi les races descendantes du poney celte figurent le shetland, l'exmoor[1], l'islandais, et peut-être le fell et le dales, issus du croisement avec des frisons. Le bidet breton, réputé au Moyen Âge et pendant la Renaissance comme un petit cheval très résistant et à tout faire, est lui aussi décrit comme descendant du poney celte.

D'après une étude génétique menée sur les populations de poneys espagnoles de type celtique, la couleur de robe noire est majoritaire[3].


Ce type de petit cheval a vraisemblablement disparu au profit de chevaux plus racés et de plus grande taille, les populations chevalines restantes considérées comme descendantes du poney celte sont des poneys sauvages ou isolés géographiquement.

Le cheval chez les Celtes[modifier | modifier le code]

Sauvages à l'époque préhistorique, ces poneys ont probablement été domestiqués par des peuples celtes[2], mais en l'absence de témoignage écrit, il est impossible de savoir si les Celtes en pratiquaient l'élevage.

Les recherches archéologiques ont permis de retrouver un char et des squelettes de chevaux datés de 250 à 300 av. J.-C., ce qui prouve que les Celtes attelaient leurs montures[4]. Le sacrifice du cheval était également pratiqué, mais parmi les animaux déterrés se mêlent des équidés de petite taille (1,10 m au garrot, soit totalement impossible à monter) et d'autres plus grands, identifiés comme importés d'Italie ou d'Espagne[5]. Jules César dit dans les Commentaires sur la Guerre des Gaules être « très impressionné par la cavalerie gauloise bien que les chevaux soient petits et laids ».

L'animal est surtout réservé à l'aristocratie guerrière[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Les chevaux au Pléistocène
  2. a et b Lexique du cheval
  3. (en) L.J. Roy, I. Álvarez, I. Fernández, M. Valera, J. Jordana, A. Beja-Pereira, J.P. Gutiérrez, L. Payeras, E. Gómez et F. Goyache, « Allelic frequencies of MC1r and ASIP genes in Iberian horses » dans Book of Abstracts of the 56th Annual Meeting of the European Association of Animal Production, vol. 11, [lire en ligne]
  4. INRAP
  5. [PDF]http://www.nike-kultur.ch/fileadmin/user_upload/Bulletin/2007/04/PDF/artikel_kaenel.pdf
  6. Christian-J. Guyonvarc'h et Françoise Le Roux, Les Druides, page 374, Ouest-France Université, coll. « De mémoire d’homme : l’histoire », Rennes, 1986, (ISBN 2-85882-920-9).

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]