Pinus uncinata

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Le Pin à crochets ou Pin de Briançon en France, (Pinus uncinata Ramond ex DC.) est une espèce de pins, famille des Pinaceae, vivant dans certaines régions montagneuses d'Europe.

Reconnu comme une espèce à part entière par certains auteurs, il est cependant vu comme une sous-espèce du pin de montagnes (Pinus mugo subsp. uncinata)[1] par d'autres.

Nom vernaculaire[modifier | modifier le code]

  • En tchèque : Borovice pyrenejská (Pin des Pyrénées).
  • En slovène : Borovica pyrenejská (Pin des Pyrénées).

Description[modifier | modifier le code]

  • Arbre de 20-30 mètres de haut, différentiable par son port et ses cônes asymétriques, brun-jaunâtres luisants à écailles recourbées en crochets. Il peut vivre jusqu'à 2 000 ans[réf. souhaitée].
  • Description par Hippolyte Coste (1858 -1924) : « Arbre ou arbrisseau, à écorce gris noirâtre ; feuilles géminées, longues de 4-5 cm., dressées et serrées, raides, d'un vert sombre ; chatons mâles blancs-jaunâtres, longs de 10-15 mm. ; cônes ovoïdes-coniques aigus, longs de 4-7 cm., jaunes ou brunâtres, luisants, subsessiles, d'abord dressés puis étalés et inclinés ; écailles épaissies au sommet en écusson prolongé en pyramide obtuse et recourbée en capuchon ou simplement mamelonné et mucroné ; graines petites de 4 mm., à aile 2 fois plus longue qu'elles. »[2]

Synonymes[modifier | modifier le code]

  • Pinus montana Duroi
  • Pinus mugo subsp. uncinata (DC.) Domin
  • Pinus montana subsp. uncinata (DC.) Celak.
  • Pinus mugo var. rostrata (Antoine) Hoopes

Distribution[modifier | modifier le code]

Pin des régions montagneuses centrales européennes, étage subalpin, croît de 1 500 à 2 700 mètres : en France, on le trouve essentiellement dans les Pyrénées-Orientales, où se concentre la moitié de sa surface de distribution[3], ainsi que dans les autres parties des Pyrénées et dans les Alpes, plus rarement dans le Massif central et le Jura, très rarement dans les Vosges, mais pas en Corse. On le trouve dans le reste des massifs d'Europe centrale et orientale : Alpes, Sudètes, Balkans, Carpates, jusqu'au Caucase.

Données autécologiques[modifier | modifier le code]

Il croît en milieux très variés, en peuplement purs, là ou les autres essences d'altitude sont absentes. Il accepte des substrats divers : calcaires, gypse, schiste, etc.

Usages médicinaux[modifier | modifier le code]

Utilisé en gemmothérapie (l'appellation couramment utilisée, à tort, est Pinus montana). On lui concède principalement des propriétés reminéralisantes et anti-inflammatoires. L'extrait de bourgeons de Pinus uncinata est aussi réputée neurotonique et stimulant immunitaire[4].

Utilisations[modifier | modifier le code]

Le bois est couramment utilisé pour régénérer les terres arides (massif de l’Aigoual au XIXe siècle où l'on a semé des graines sur la neige), pour le reboisement en altitude (RTM), bois de mine, charpente, caisserie, menuiserie. La résine est utilisée pour confectionner de la poix et des torches. Il est apprécié pour faire des bonsaïs[5].

En 2014, le pin à crochets reçoit la certification en France comme matériau de construction, permettant ainsi désormais son utilisation avec garantie décennale pour les charpentes et divers éléments de structure. Son exploitation intéresse essentiellement le département des Pyrénées-Orientales (Cerdagne et Capcir) où il était utilisé principalement jusque là pour la fabrication de palettes et de bois aggloméré[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. K. I. Christensen, « Taxonomic revision of the Pinus mugo complex and P. × rhaetica (P. mugo × sylvestris) (Pinaceae) », Nordic J. Bot. 7, 1987, pages 383-408.
  2. Source du texte : Référence Tela Botanica (France métro) : Pinus uncinata Ramond ex DC., 1805 (fr)
  3. a et b L'Écho du Roussillon, Pin à crochets, une nouvelle filière économique ?, 28 mai 2014
  4. C. Escriva, Précis de phytothérapie, extraits de gemmothérapie et teintures mères, Éd. Promonature
  5. J.-C. Rameau, D. Mansion, G. Dumé, Flore forestière française Tome 2 Montagnes, Institut pour le développement forestier, 2006

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]