Pierre-Jérôme Lordon

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Pierre-Jérôme Lordon
Naissance
Décès
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ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Maître
Sépulture donnée à saint Sébastien, 1827, Avignon, musée Calvet.

Pierre-Jérôme Lordon (né au Moule à la Guadeloupe le , mort à Paris le ), est un polytechnicien, peintre et dessinateur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils du négociant Jean Lordon, Pierre-Jérôme Lordon nait à la Guadeloupe en 1780. Il rejoint la métropole à 13 ans et est reçu à l'École centrale des travaux publics (future École polytechnique)[1]. Il entame par la suite une courte carrière d'ingénieur géographe, puis d'artilleur en 1803 et devient sous-lieutenant.

Il démissionne ensuite de son poste pour se consacrer à la peinture. Il avait eu l'occasion de suivre les cours de dessins du peintre Neveu, et entre dans l'atelier de Pierre-Paul Prud'hon, dont il devient l'ami, et du sculpteur Lemire.

Il expose au Salon entre 1806 et 1838. Il est remarqué dès le Salon de 1808, où il reçoit une médaille d'or pour sa Communion d'Atala d'après le roman de Chateaubriand[2]. Au salon de 1819, il expose Saint Marc saisi par les soldats pour être conduit au supplice, ainsi décrit dans le livret : « Saint Marc est découvert par les soldats de Néron, dans un édifice souterrain de la villa d’Alexandrie, en Égypte, et arraché de l’autel où, entouré des premiers chrétiens, il célébrait les mystères de la religion. » ; le duc Élie Decazes, natif de la Gironde, ministre du roi Louis XVIII, fait envoyer l’œuvre au musée de Libourne[3]. En 1830, Lordon se présente sans succès au concours organisé pour orner l'Assemblée nationale d'un grand tableau d'histoire, en présentant une esquisse sur le thème de Boissy d'Anglas saluant la tête du député Ferraud.

Il retourne en 1828 à l'École Polytechnique comme maître de dessin, fonction qu'il occupe jusqu'à sa mort en 1838[1].

Son fils Jean-Abel Lordon, qui a été son élève, devient également peintre.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Hylas et les nymphes, 1812, Angers, musée des beaux-arts

En collection publique[modifier | modifier le code]

  • Hylas attiré par les nymphes, 1812, huile sur toile, 220 × 177 cm, Angers, musée des beaux-arts
  • Saint Marc saisi par les soldats pour être conduit au supplice, 1819, huile sur toile, 466 × 371 cm, Libourne, musée des beaux-arts et d'archéologie[3],[4].
  • Henri IV à la bataille de Coutras, 1820, 420 × 290 cm, Libourne, mairie
  • Sémiramis mourante, vers 1822, huile sur toile, 325 x 268 cm, Dijon, musée des beaux-arts de Dijon
  • Henri IV à Libourne après la bataille de Coutras, vers 1824, huile sur toile, 41 × 54 cm, Musée national du château de Pau[5].
  • Sépulture donnée à saint Sébastien, 1827, huile sur toile, Avignon, musée Calvet
  • Sainte Madeleine, 1828, huile sur toile, Château de Cadillac, Cadillac, Gironde.

Lieux de culte privés[modifier | modifier le code]

Non localisée[modifier | modifier le code]

  • Boissy d'Anglas saluant la tête du député Ferraud, 1830, localisation actuelle inconnue.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Christian Marbach, « Lordon, X 1794, beau comme l’antique », Bulletin de la Sabix, n° 52, 2013, p. 31-32 Lire en ligne.
  2. (en) Harry Redman Jr., « Chateaubriand and his Memoirs' "Louisianaise" », Nineteenth-Century French Studies, vol. 19, n° 1, 1990), p. 22-35 Aperçu en ligne.
  3. a et b Thierry Saumier, « Lordon : l’arrestation de Saint Marc », Bulletin de la Sabix, n° 52, 2013, p. 33-34 Lire en ligne
  4. Notice no M0072003203, base Joconde, ministère français de la Culture
  5. Notice no 00000060302, base Joconde, ministère français de la Culture
  6. Bruno Foucart, « Saint François d'Assise et l'art français du XIXe siècle », Revue d'histoire de l'Église de France, tome 70, n° 184, 1984, p. 157-166 Lire en ligne.

Liens externes[modifier | modifier le code]