Peggy Roche

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Peggy Roche
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Biographie
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Sépulture
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Conjoint

Peggy Andrée Yolande Roche[1] est une mannequin, styliste et rédactrice de mode française, née le dans le 16e arrondissement de Paris et morte à Paris 14e le [1]. Elle est surtout connue comme compagne de Françoise Sagan, après avoir été l'épouse de Claude Brasseur.

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle débute au magazine Elle à la fin des années 1950 comme mannequin, avant d'y devenir styliste puis rédactrice de mode[2].

Le , elle épouse le comédien Claude Brasseur, avant de devenir la compagne de Françoise Sagan au début des années 1970[3].

Les deux femmes restent unies pendant quinze ans[2] et Peggy Roche élève le fils de la romancière, Denis Westhoff, qui écrira dans son ouvrage Sagan et Fils[réf. souhaitée]. « Entre ces deux femmes, ce fut un mélange de passion, de tendresse, d'admiration réciproques, de reconnaissance mutuelle, d'amitié et de connivence comme ma mère n'en connut jamais, dans mon souvenir, ni avant ni après elle. » Avec l'argent de Françoise Sagan, Peggy Roche ouvre une boutique parisienne et lance sa propre ligne de vêtements.

Par les nombreuses publications consacrées à Françoise Sagan dans Elle, Peggy Roche fait de la romancière « la première écrivaine people »[2].

La mort de Peggy Roche d'un cancer en [4], laisse Sagan totalement désemparée. « Avec la disparition de Peggy, ce fut comme si ma mère avait été déchirée en lambeaux, que l'on eût arraché des morceaux d'elle vivante », dira Denis Westhoff[réf. nécessaire]. Commence alors une longue descente aux enfers pour la romancière[4] qui disparaît treize ans plus tard, diminuée par sa dépendance à la drogue et lourdement endettée.

Pourtant Françoise Sagan, n'assumant pas publiquement sa bisexualité, lui impose pendant toute leur relation une discrétion absolue, lui demandant même de quitter le domicile conjugal lors de certaines visites[5]. Les deux femmes se vouvoient devant le fils de Françoise Sagan[3]. Bien que respectée et crainte dans le milieu de la mode, Peggy Roche restera ainsi longtemps ignorée du grand public et des biographes de la romancière. Si les deux femmes sont enterrées côte à côte dans le cimetière de Seuzac (Lot), la tombe de Peggy Roche ne porte aucune inscription[4].

Ce n'est qu'en 2008 que l'on découvre véritablement le destin de Peggy Roche dans le film Sagan, de Diane Kurys, où son rôle est interprété par Jeanne Balibar. En 2017, l'autrice franco-québécoise Marie-Ève Lacasse, lui consacre un roman biographique, Peggy dans les phares (éd. Flammarion)[6],[7].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Acte de décès no 02189 - Année 1991 - Mairie de Paris (14e arr)
  2. a b et c Karine Grandpierre, « ELLE : un outil d’émancipation de la femme entre journalisme et littérature 1945-1960 ? », COnTEXTES. Revue de sociologie de la littérature, no 11,‎ (ISSN 1783-094X, DOI 10.4000/contextes.5399, lire en ligne, consulté le 10 septembre 2019)
  3. a et b « Françoise Sagan et Peggy Roche: un couple en osmose, jusqu'au bout », sur LExpress.fr, (consulté le 10 septembre 2019)
  4. a b et c « Sans vous aimer », sur LExpress.fr, (consulté le 10 septembre 2019)
  5. « Peggy Roche, la discrète maîtresse de Françoise Sagan au cœur d’un livre - Elle », sur elle.fr, (consulté le 10 septembre 2019)
  6. Hugues Demeusy, « L’amour fou de Sagan et Peggy Roche (en poche) | Genres » (consulté le 10 septembre 2019)
  7. « Marie-Eve Lacasse - Livre », sur France Loisirs (consulté le 10 septembre 2019)

Liens externes[modifier | modifier le code]