Parti démocratique du Kosovo

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Parti démocratique du Kosovo
(sq) Partia Demokratike e Kosovës
Présentation
Chef Hashim Thaçi
Fondation
Siège Pristina (Kosovo)
Positionnement Centre droit
Idéologie Pro-européanisme
Nationalisme albanais
Social-libéralisme
Affiliation européenne Aucune
Affiliation internationale Aucune
Couleurs Rouge et noir
Site web pdk.info
Assemblée Assemblée
Représentation
Députés
23 / 120

Le Parti démocratique du Kosovo (en albanais : Partia Demokratike e Kosovës, abrégé en PDK) est un parti politique du Kosovo faisant campagne pour un Kosovo indépendant.

Il est dirigé par Hashim Thaçi, ancien chef de la guérilla ayant lutté contre les Serbes en 1998-1999 et artisan majeur de la proclamation de l'indépendance kosovare.

Historique[modifier | modifier le code]

Le PDK est fondé le et devient le pendant politique de l'Armée de libération du Kosovo. Lors des élections législatives de 2001, le PDK obtient 26 sièges à l'Assemblée du Kosovo avec 25,7 % des voix. Lors des élections suivantes, le , le parti remporte 28,9 % des voix et 30 des 120 sièges à l'Assemblée. Le PDK forme ainsi le deuxième plus grand groupe à l'Assemblée.

Lors des élections législatives du , le PDK obtient 34,1 % des voix contre 22,6 % pour la Ligue démocratique du Kosovo.

Le premier ministre du pays après la guerre, Bajram Rexhepi, est issu de ce parti.

Corruption et affaires criminelles[modifier | modifier le code]

En octobre 2016, Azem Syla, ancien dirigeant de UÇK et député du Parti démocratique du Kosovo, est inculpé pour corruption avec 38 autres membres du parti, accusé d'avoir « par le biais d'activités criminelles, notamment la falsification de documents officiels et le paiement de pots-de-vin à des responsables publics, mis la main sur des biens appartenant à l’État », dont la valeur est estimée à 30 millions d'euros. Il est par ailleurs soupçonné d'avoir commandité des assassinats politiques contre des membres du parti rival LDK et accusé par le Conseil de l'Europe d'avoir participé à un trafic d'organes prélevés sur des prisonniers durant la guerre contre la Serbie[1].

Le ministre des Transports Fatmir Limaj est dénoncé par la mission européenne Eulex pour s’être réservé 20 % de marge sur tous les chantiers qu'ils avaient à traiter[2]. Il est par ailleurs soupçonné de crimes de guerre commis contre des Serbes et des Albanais tels que des enlèvements, des traitements cruels et des meurtres dans le camp de Lapušnik[3].

Élections de l'Assemblée du Kosovo[modifier | modifier le code]

Année Voix % Sièges Rang
2010 224 339 32,11
34 / 120
1er
2014 221 181 30,38
37 / 120
1er
2017 221 181 Coalition
23 / 120
1er

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Un proche du président du Kosovo inculpé de corruption », L'Orient-Le Jour,‎ (lire en ligne).
  2. « Entre fraudes et tensions nationalistes », L'Humanité,‎ (lire en ligne).
  3. « Kosovo Commander Fatmir Limaj Charged with War Crimes :: Balkan Insight », sur www.balkaninsight.com.

Liens externes[modifier | modifier le code]