Parti démocratique du Kosovo

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Parti démocratique du Kosovo
(sq) Partia Demokratike e Kosovës
image illustrative de l’article Parti démocratique du Kosovo
Logotype officiel.
Présentation
Chef Kadri Veseli
Fondation
Siège Pristina (Kosovo)
Positionnement Centre droit[1],[2]
Idéologie Pro-européanisme
Nationalisme albanais
Conservatisme[3]
Libéralisme économique
Affiliation européenne Aucune
Affiliation internationale Aucune
Couleurs Bleu ciel
Site web pdk.info
Assemblée Assemblée
Représentation
Députés
23 / 120

Le Parti démocratique du Kosovo (en albanais : Partia Demokratike e Kosovës, abrégé en PDK) est un parti politique du Kosovo faisant campagne pour un Kosovo indépendant.

Il est dirigé par Kadri Veseli, ancien chef de l'Armée de libération du Kosovo.

Historique[modifier | modifier le code]

Le PDK est fondé le et devient le pendant politique de l'Armée de libération du Kosovo. Lors des élections législatives de 2001, le PDK obtient 26 sièges à l'Assemblée du Kosovo avec 25,7 % des voix. Lors des élections suivantes, le , le parti remporte 28,9 % des voix et 30 des 120 sièges à l'Assemblée. Le PDK forme ainsi le deuxième plus grand groupe à l'Assemblée.

Lors des élections législatives du , le PDK obtient 34,1 % des voix contre 22,6 % pour la Ligue démocratique du Kosovo.

Le premier ministre du pays après la guerre, Bajram Rexhepi, est issu de ce parti.

Corruption et affaires criminelles[modifier | modifier le code]

En octobre 2016, Azem Syla, ancien dirigeant de UÇK et député du Parti démocratique du Kosovo, est inculpé pour corruption avec 38 autres membres du parti, accusé d'avoir « par le biais d'activités criminelles, notamment la falsification de documents officiels et le paiement de pots-de-vin à des responsables publics, mis la main sur des biens appartenant à l’État », dont la valeur est estimée à 30 millions d'euros. Il est par ailleurs soupçonné d'avoir commandité des assassinats politiques contre des membres du parti rival LDK et accusé par le Conseil de l'Europe d'avoir participé à un trafic d'organes prélevés sur des prisonniers durant la guerre contre la Serbie[4].

Le ministre des Transports Fatmir Limaj est dénoncé par la mission européenne Eulex pour s’être réservé 20 % de marge sur tous les chantiers qu'ils avaient à traiter[5]. Il est par ailleurs soupçonné de crimes de guerre commis contre des Serbes et des Albanais tels que des enlèvements, des traitements cruels et des meurtres dans le camp de Lapušnik[6].

Élections de l'Assemblée du Kosovo[modifier | modifier le code]

Année Voix % Sièges Rang
2010 224 339 32,11
34 / 120
1er
2014 221 181 30,38
37 / 120
1er
2017 221 181 Coalition
23 / 120
1er

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (sq) « PDK profilizohet si parti e Qendrës së Djathtë (DPK positions itself as a center-right party) », Gazeta Express,
  2. (sq) « PDK, parti e qendrës së djathtë (DPK, a centre-right party) », Koha TV,
  3. http://www.parties-and-elections.eu/kosovo.html
  4. « Un proche du président du Kosovo inculpé de corruption », L'Orient-Le Jour,‎ (lire en ligne).
  5. « Entre fraudes et tensions nationalistes », L'Humanité,‎ (lire en ligne).
  6. « Kosovo Commander Fatmir Limaj Charged with War Crimes :: Balkan Insight », sur www.balkaninsight.com.

Liens externes[modifier | modifier le code]