Ordre royal de Saint-Sava

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Ordre royal de Saint-Sava
Illustration.
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Conditions
Décerné par Royaume de Serbie
Royaume des Serbes, Croates et Slovènes
Royaume de Yougoslavie
Type Ordre honorifique civil et militaire
Détails
Statut Supprimé en 1941
Devise « Obtenu par le mérite »
Grades Grand-croix
Grand officier
Commandeur
Officier
Chevalier
Statistiques
Création
Ordre de préséance
Illustration.

L’ordre royal de Saint-Sava est une décoration serbe instaurée le par Milan Ier de Serbie en l’honneur de saint Sava, pour les sciences et les arts. Il est alors divisé en cinq classes : grand-croix, grand officier, commandeur, officier et chevalier. Cependant, au cours de la Première Guerre mondiale, le roi Pierre Ier l’attribua également à titre militaire.

Description[modifier | modifier le code]

Croix, portant en son centre le portrait de saint Sava, premier archevêque de l’Église serbe. On peut lire autour du portrait une inscription en caractères cyrilliques anciens : « Par son labeur surmonte tout ». Le portrait de saint Sava connut diverses variantes, notamment la couleur du manteau. Au revers, se trouvaient à l'origine les initiales « MI », ceintes d'une couronne de laurier bleu. Dès 1904, le roi Pierre Ier y substitua la date « 1883 ».

Lors de son instauration, la décoration était fabriquée à Vienne par les orfèvres Scheid et Fismeister. De 1915 à 1921, c’est Arthus-Bertrand qui reprend la fabrication. Enfin, de 1921 à 1941, c'est l’orfèvre suisse Huguenin frères qui en assure la réalisation.

Autres ordres de Saint-Sava[modifier | modifier le code]

Depuis 1945, la plus haute distinction décernée par l'Église orthodoxe de Serbie est appelée « ordre de Saint-Sava ». D'autre part, le « Loyal Order of St. Sava » est une association d'entraide sociale fondée par les membres de la diaspora serbe de Milwaukee, dans le Wisconsin.

Source[modifier | modifier le code]

  • Thomas Foran de Saint-Bar, Ordres et décorations au royaume de Yougoslavie, éditions Christian, Paris, 2004 (ISBN 978-2-86496-096-6).

Quelques récipiendaires[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. (1868-1942). Professeur au lycée de Bordeaux, coauteur avec Douchan Tamindjitch du livre Le Franco-Serbe (Delmas, 1916).
  2. (1888-1928). Médecin-major à l'hôpital Baudens d'Oran. L'hôpital de Sidi Bel Abbès en Algérie porte son nom.

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