Nicolas-Joseph Beaurepaire

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Nicolas Beaurepaire
Nicolas Beaurepaire, lieutenant-colonel au 1er bataillon de Maine-et-Loire en 1792 (1740-1792), Raymond Quinsac Monvoisin, Musée de l'Histoire de France (Versailles)
Nicolas Beaurepaire, lieutenant-colonel au 1er bataillon de Maine-et-Loire en 1792 (1740-1792), Raymond Quinsac Monvoisin, Musée de l'Histoire de France (Versailles)

Naissance 7 janvier 1740
Coulommiers
Décès 2 septembre 1792 (à 52 ans)
Verdun
Mort au combat
Origine Français
Allégeance Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Grade Lieutenant Colonel
Années de service 1757-1792
Faits d'armes Siège de Verdun
Hommages Nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile (8e colonne)

Nicolas Beaurepaire (et non Nicolas-Joseph Beaurepaire comme il est parfois appelé, contrairement à son acte de baptême), est un officier français né à Coulommiers, le et mort à Verdun, le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Nicolas Beaurepaire naît dans une famille de commerçants comme l'attestent divers extraits de registres paroissiaux. Son père est marchand épicier. Mais, il sera fait conseiller du Roi et échevin de Coulommiers par lettres patentes de 1757. Sa mère, Marguerite Françoise Lallemand est fille d'un huissier royal de Lagny sur Marne.

Le 4 novembre 1757, Nicolas Beaurepaire s'engage dans le Royal Carabiniers qui est alors une unité d'élite de la cavalerie. Durant la guerre de Sept Ans il participe, comme simple carabinier, aux campagnes de 1758 à 1762 en Allemagne. Lorsque la paix revenue, l'unité de Beaurepaire est envoyée dans le val de Loire, son principal cantonnement se situe à Saumur. Nommé fourrier écrivain en 1763, Beaurepaire va progresser lentement dans la hiérarchie militaire jusqu'au grade de lieutenant obtenu en 1784 et le rang de capitaine en 1786. Entre temps, le 19 août 1776, il épouse dans le bourg de Joué, un petit village de l'Anjou, Marie Anne Banchereau Dutail, fille d'un riche notable rural. Un fils, Stanislas Joseph, naîtra de cette union en 1777.

Le 14 mai 1791, après une brève interruption dans sa carrière militaire à la suite de son mariage, Beaurepaire quitte définitivement le corps des carabiniers alors stationné à Lunéville. Peu après, il reprend du service et le, le 15 septembre, est élu lieutenant colonel du 1er bataillon des volontaires de Mayenne et Loire ( ou Maine et Loire). Après un séjour de sept mois en Loire Inférieure, le bataillon est envoyé à Verdun où il entre le 2 juin 1791. Avant que n'arrive le lieutenant colonel Galbaud, nommé commandant de la place, Beaurepaire exerce cette fonction qu'il reprendra d'ailleurs le 12 août alors que Galbaud obtient son rappel par La Fayette.

C'est donc en tant que commandant d'une garnison qui va s'élever à 6 000 hommes, que Beaurepaire doit affronter l'armée prussienne qui, après avoir pris Longwy, entame le siège de Verdun le 31 août. Après le rejet d'une première sommation, la ville est bombardée quelques heures, de quoi susciter la panique de la population qui réclame une reddition immédiate, demande appuyée par le conseil défensif, contre l’avis de Beaurepaire, soutenu dans son intransigeance par seulement trois officiers supérieurs dont le futur général Marceau.

C'est dans ces conditions que, dans la nuit du 1er au 2 septembre, Nicolas Beaurepaire est retrouvé mort dans son bureau de l'hôtel de ville de Verdun. Suicide ou meurtre? Les deux hypothèses sont plausibles, les graves lacunes de l’instruction ne permettent pas de trancher le débat. Pour sa part la Révolution avait tranché. Beaurepaire était un héros qui avait refusé la capitulation et préféré la mort au déshonneur. L'Assemblée Législative décrétera le 12 septembre 1792, à l'unanimité que le corps de Beaurepaire sera transféré de Sainte Menehould, où ses hommes l'avaient enterré après leur départ de Verdun, au Panthéon, ce qui ne se fera jamais et le corps du commandant Beaurepaire repose toujours, dans l'anonymat le plus complet, dans le cimetière de Sainte Menehould.

Distinctions[modifier | modifier le code]

  • La statue de Nicolas Beaurepaire, due à Maximilien Louis Bourgeois (1839 - 1901), est présente sur le pont de Verdun, l'un des ponts de la ville d'Angers. Il y en avait une à Coulommiers du même artiste, mais elle a disparu lors la seconde guerre mondiale.
  • Son portrait se trouve au musée historique du château de Versailles ainsi qu'au musée de la Princerie à Verdun.
  • Une rose porte le nom de Commandant Beaurepaire.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Notices d'autoritéVoir et modifier les données sur Wikidata : Fichier d’autorité international virtuel • Union List of Artist Names • Bibliothèque du Congrès • Gemeinsame Normdatei • WorldCat
  • Gérard Lesage : Dans les pas de Nicolas Beaurepaire (éditions du Petit Pavé, 2015)
  • Xavier de Pétigny : Beaurepaire et le premier bataillon des volontaires de Mainte et Loire à Verdun, 1911.
  • Edmond Pionnier : Essai sur l'histoire de la Révolution à Verdun, 1905
  • Célestin Port, Dictionnaire historique géographique et biographique de Maine-et-Loire, v. 1, Paris, J.-B. Dumoulin ; Angers, Lachèse et Dolbeau, 1878, p. 266-267. - L'édition originale ainsi que la seconde édition augmentée, publiée de 1965 à 1996 (Beaurepaire, p. 304-305) sont disponibles en ligne sur le site des archives départementales de Maine-et-Loire [1] [2]
  • Gilles Houdry, "Le héros de Verdun", Généalogie Briarde, 2000, n° 43, p. 7-11, ISSN 0987-707X [3]
  • Annick Larnicol : Nicolas Beaurepaire, le défenseur de Verdun (dossier publié dans le cadre du cercle de généalogie et d'héraldique de Seine et Marne. 2009)