Naine ultra-froide

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Une boule jaune de dimension importante représentant le Soleil à gauche d'une boule rouge plus petite représentant une naine brune.
Comparaison des dimensions de TRAPPIST-1, une naine ultra-froide, et du Soleil.

Une naine ultra-froide est un objet stellaire (étoile) ou substellaire (naine brune) dont la température effective est inférieure à 2 700 kelvins[1]. TRAPPIST-1 est une naine ultra-froide[1].

La notion de naine ultra-froide a été introduite en par[2] J. Davy Kirkpatrick, Todd J. Henry (en) et Michael J. Irwin[3] pour décrire les naines M tardives (M7-M9.5), à la frontière des naines L[4]. Elle recouvre aujourd'hui tant les naines M tardives et les naines L[2] que les naines T[4],[2] et les naines Y[4]. Ainsi définies, les naines ultra-froides forment un groupe hétérogène[1] qui comprend des étoiles de très faible masse et des naines brunes[1]. Ensemble, elles représenteraient environ 15 % des objets astronomiques (principaux) dans notre galaxie ; elles sont détectées dans cette proportion dans le voisinage solaire[1].
Le modèle d'accrétion de cœur prévoit qu'étant donné la faible masse des naines ultra-froides et la taille réduite de leurs disques protoplanétaires par rapport à ceux des étoiles plus massives, qu'elles hébergent majoritairement une population relativement nombreuse de planètes telluriques allant de la taille de Mercure à celle de la Terre[1]. Contrairement aux étoiles plus massives qui elles tendraient à héberger plus de planètes géantes ; comme celles du Système solaire externe dans le cas de notre Soleil.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f (en) Michaël Gillon et al., « Temperate Earth-sized planets transiting a nearby ultracool dwarf star » [« Des planètes tempérées de la taille de la Terre en transit devant une étoile naine ultrafroide proche »], Nature, vol. 533, no 7602,‎ , p. 221–224 (DOI 10.1038/nature17448, résumé, lire en ligne [PDF]).
    Les coauteurs de l'article sont, outre Michaël Gillon, Emmanuël Jehin, Susan M. Lederer, Laetitia Delrez, Julien de Wit, Artem Burdanov, Valérie Van Grootel, Adam J. Burgasser, Amaury H. M. J. Triaud, Cyrielle Opitom, Brice-Olivier Demory, Devendra K. Sahu, Daniella Bardalez Gagliuffi, Pierre Magain et Didier Queloz.
    L'article a été reçu par la revue le , accepté par son comité de lecture le suivant et mis el ligne le .
  2. a, b et c (en) Kevin L. Luhman, « Spectroscopy of ultra-cool dwarfs » [« Spectroscopie des naines ultra-froides »], Reports on Astronomy, vol. XXVA « Triennial Report (2000-2002) of IAU Commission 45 (Stellar Classification) »,‎ (Bibcode 2004astro.ph..1408L, arXiv astro-ph/0401408, lire en ligne [PDF]) }.
  3. (en) J. Davy Kirkpatrick, Todd J. Henry et Mickael J. Irwin, « Ultra-cool M dwarfs discovered by QSO surveys. I: The APM objects », The Astronomical Journal, vol. 113, no 4,‎ , p. 1421-1428 (DOI 10.1086/118357, Bibcode 1997AJ....113.1421K, lire en ligne [PDF]).
  4. a, b et c (en) John E. Gizis, « Kepler reconnaissance of ultracool dwarfs » [PDF], sur keplerscience.arc.nasa.gov (consulté le 23 mai 2016).