Méga-Terre

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Une méga-Terre[1],[2] (calque de l'anglais mega-Earth[3]) ou planète solide massive (massive solid planet) est une planète tellurique de plus de 10 masses terrestres[4].

Description[modifier | modifier le code]

Une méga-Terre est une planète tellurique de plus de 10 masses terrestres[4]. Ce sont les planètes telluriques les plus massives, dépassant la limite prévue par la théorie autour de 10 masses terrestres, ce qui fixe la limite supérieure usuelle des super-Terre.

Découverte[modifier | modifier le code]

La découverte de ce type de planètes, non prévu par la théorie et donc jusqu'alors considéré comme ne pouvant pas exister, a lieu avec la mesure annoncée en de la masse de Kepler-10 c, planète de masse comparable à celle de Neptune mais de densité supérieure à celle de la Terre[5]. Kepler-10 c est le seul objet indubitablement de cette classe connu à ce jour : Kepler-131 b pourrait aussi faire partie de cette classe mais sa masse n'est connue qu'avec une précision modérée[6],[7],[8].

Exemples[modifier | modifier le code]

Planète Masse
(Terre = 1)
Masse
(Neptune = 1)
Rayon
(Terre = 1)
Rayon
(Neptune = 1)
Masse volumique
(g/cm3)
(Terre = 5,525 g/cm3)
(Neptune = 1,638 g/cm3)
Kepler-10 c 17,2 ± 1,9 1,00 ± 0,11 2,35+0,09−0,04 0,608+0,03−0,01 7,1 ± 1,0
Kepler-131 b 16,1 ± 3,5 0,94 ± 0,20 2,4 ± 0,2 0,62 ± 0,05 6,4 ± ?

Dans la fiction[modifier | modifier le code]

La Planète géante de Jack Vance.[réf. nécessaire]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Tristan Vey, « Découverte de la première « méga-Terre » » [html], sur lefigaro.fr (Le Figaro), (consulté le 13 mars 2015)
  2. Chloé Durand-Parenti, « Exoplanète : « Godzilla », cette méga-Terre qui défie la science » [html], sur lepoint.fr (Le Point), (consulté le 13 mars 2015)
    « Godzilla » est le surnom de Kepler-10 c.
  3. (en) Christine Pulliam, « Astronomers find a new type of planet: The 'mega-Earth' » [html], sur eurekalert.org (AAAS), (consulté le 13 mars 2015)
    Communiqué de presse du Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics (CfA) annonçant la découverte de Kepler-10 c.
  4. a et b [1]
  5. (en) Xavier Dumusque et al., « The Kepler-10 planetary system revisited by HARPS-N : A hot rocky world and a solid Neptune-mass planet », The Astrophysical Journal, vol. 789, no 2,‎ (DOI 10.1088/0004-637X/789/2/154, Bibcode 2014ApJ...789..154D, arXiv 1405.7881v1, lire en ligne [PDF], consulté le 23 août 2014)
    Les coauteurs de l'article sont, outre [Xavier Dumusque : Aldo S. Bonomo, Raphaelle D. Haywood, Luca Malavolta, Damien Ségransan, Lars A. Buchhave, Andrew Collier Cameron, David W. Latham, Emilio Molinari, Francesco Pepe, Stéphane Udry, David Charbonneau, Rosario Cosentino, Courtney D. Dressing, Pedro Figueira, Aldo F. M. Fiorenzano, Sara Gettel, Avet Harutyunyan, Keith Horne, Mercedes Lopez-Morales, Christophe Lovis, Michel Mayor, Giusi Micela, Fatemeh Motalebi, Valerio Nascimbeni, David F. Phillips, Giampaolo Piotto, Don Pollacco, Didier Queloz, Ken Rice, Dimitar Sasselov, Alessandro Sozzetti, Andrew Szentgyorgyi et Chris Watson.
    Dans l'intitulé de l'article, « solid Neptune-mass planet » (« planète solide de la masse de Neptune ») renvoie à Kepler 10 c, « hot rocky world » (« monde rocheux chaud ») renvoyant à Kepler 10 b.
  6. [2]
  7. [3]
  8. []