Nadia Anjuman

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Nadia Anjuman
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Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 23 ans)
HératVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
نادیا انجمنVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Autres informations
Domaine

Nadia Anjuman poétesse et journaliste afghane, née le et morte le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Entre 1996 et 2001, sous l'Émirat islamique d'Afghanistan, elle fait partie d'un cercle clandestin de femmes étudiant la littérature sous la direction du professeur Nasser Rahiyab.

Par la suite elle s'inscrit à l'université et publie en 2004 un recueil de poèmes, Gul-e-dodi (Fleur rouge sombre) vendu à près de 3 000 exemplaires, un best-seller dans ce pays.

Mariée, elle écrit dans un poème : « Je suis acculée derrière ces barreaux, pleine de douleur et de mélancolie » et « je suis une femme afghane et je dois gémir. »

Elle meurt le à l'hôpital de Herat, après avoir été battue par son mari dans leur appartement. Le mari attendra quatre heures avant d'emmener sa femme à l'hôpital. La famille accepte de retirer sa plainte à condition que le mari purge une peine de 5 ans de prison. L'affaire est alors classée avec la mention « suicide ». Le mari — qui a reconnu avoir battu sa femme mais non l'avoir tuée — fera un mois de prison. Il élève librement leur petite fille.

Sur les six femmes membres du cercle clandestin où étudiait Nadia Anjuman, quatre seraient encore en vie ().

Au théâtre[modifier | modifier le code]

  • Je suis encore en vie, avec Anissa Daoud et Jacques Allaire, mise en scène de Jacques Allaire

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]